TF1 soutient pleinement sa journaliste reporter d’images Florice Houngbo, qui accuse un CRS d’avoir tenu des propos racistes. Alors que l’affaire prend un tour politique avec l’intervention du PS, Catherine Nayl, directrice de l’information de la chaîne a indiqué à l’AFP son intention d’ « adresser une lettre au préfet de police ».

TF1 soutient pleinement sa journaliste reporter d’images Florice Houngbo, qui accuse un CRS d’avoir tenu des propos racistes. Alors que l’affaire prend un tour politique avec l’intervention du PS, Catherine Nayl, directrice de l’information de la chaîne a indiqué à l’AFP son intention d’ "adresser une lettre au préfet de police". L’affaire débute mardi 3 mai, quand la journaliste de TF1 Florice Houngbo se voit refuser l’accès à une conférence de presse tenue en marge de l’évacuation d’un immeuble occupé par des migrants tunisiens dans le 19e arrondissement de Paris, rapporte la Société des Journalistes (SDJ) de la chaîne. Alors qu’elle montre sa carte professionnelle à un CRS, et indique qu’elle travaille pour TF1, celui-ci lui aurait répondu : "Ah bon ! Depuis quand ils font travailler des Noirs à TF1 ?" La directrice de l’information de TF1, Catherine Nayl, a indiqué qu’elle comptait "adresser une lettre au préfet de police" de Paris, et souligne l’attitude irréprochable de sa journaliste : "Elle a fait son métier, elle n’a pas cherché à envenimer les choses." Le club Averroès, qui se bat pour la diversité dans les médias, a de son côté publié un communiqué, dans lequel il demande "solennellement" au ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, "des explications". "Ce genre d’incident, même isolé, nous renforce dans l’ambition de promouvoir les représentations et l’image de la diversité grâce aux médias français" continue le club Averroès. Si pour le moment, d’après Catherine Nayl, la journaliste doit "encore réfléchir" avant de décider de porter plainte ou non, une enquête a d’ores et déjà été confiée à l’IGS, "la police des polices". Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a lui indiqué à l’AFP : "Le ministère de l’Intérieur souhaite que toute la lumière soit faite (…) Si ces faits étaient avérés, des mesures seraient évidemment prises." Jeudi 5 mai, l’affaire a pris un tour politique, avec l’intervention du Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Benoît Hamon. Dans un communiqué, celui-ci déclare : "Je condamne fermement le comportement inadmissible dont a été victime la journaliste de TF1(…) Le Parti socialiste dénonce la multiplication des actes à caractère raciste (…) Claude Guéant doit immédiatement condamner ces propos, diligenter une enquête et dans l’attente, suspendre le CRS mis en cause."