Annie, 57 ans, consacre tout son temps à sa passion pour les chevaux, au détriment de sa vie sentimentale. Malgré ses échecs amoureux répétés, cette éleveuse du Perche y croit toujours, d'où sa participation à "L'amour est dans le pré". Elle se dévoile pour Télé 7 Jours.

Pourquoi vous êtes-vous inscrire à L’amour est dans le pré?J’ai tout essayé : agence matrimoniale, sites de rencontre… Je n’ai jamais trouvé quelqu’un qui partageait ma passion. Je mange cheval, je respire cheval, je vis cheval, sept jours sur sept… Les hommes avec qui j’ai vécu ont tous fini, un jour ou l’autre, par me demander de choisir. Eh bien, ils ont fait leurs valises ! Comme je suivais L’amour est dans le pré avec beaucoup de plaisir, tous les ans, j’ai écrit par hasard.Vos prétendants, Guy et Bernard, ne sont pas fans du milieu équestre…Je n’ai pas trouvé de meilleur choix ! Je suis partie du principe que si ça ne marchait pas avec eux, il y en aurait peut-être d’autres qui me contacteraient. Nous continuons à recevoir du courrier pendant la diffusion de l’émission. Et beaucoup d’agriculteurs ont trouvé chaussure à leur pied après le tournage. Avec plus de six millions de téléspectateurs, L’amour est dans le pré est la plus grande agence matrimoniale de France.Vous donnez l’impression de chercher quelqu’un pour vous aider au haras plutôt qu’un homme pour partager votre vie…C’est vrai, mais pas forcément pour m’aider physiquement. S’il m’accompagne le week-end sur les terrains de compétition (du dressage à la course d’obstacles), s’il me soutient, ce serait formidable ! J’espère bien trouver un amoureux qui m’aidera à entrer en équipe de France. Les chevaux sont ma raison de vivre.Mais s’il partage une passion, lui aussi, qui le rend peu disponible?Eh bien, dans ce cas, ça ne pourra pas durer…Seriez-vous prête à délaisser, un peu, vos chevaux pour votre compagnon?Je suis prête à élever moins de chevaux et à diminuer mon temps de travail. D’autant que, amoureuse ou pas amoureuse, j’arrive à un âge où ce métier physique devient dur. Entre les soins, les repas, le dressage, je cours quinze heures par jour. Sans compter les compétitions le week-end.Qu’avez-vous pensé de vos apprentis palefreniers?(Elle éclate de rire !) Partant du principe que je veux un homme qui m’épaule, je les ai mis tout de suite dans une situation complexe, pénible, stressante, pour savoir s’ils allaient survivre au haras. Guy mettait un peu plus la main à la pâte que Bernard, plus axé sur le safari photos…Le fait d’avoir deux chevaliers servants qui joutent pour remporter votre cœur, ça vous a plu?Ah oui, j’ai adoré ! J’ai trouvé cette situation très comique. Deux coqs dans une basse-cour, je vous laisse imaginer la suite…Dites-moi : qu’est-ce qui est plus facile, dresser un cheval ou apprivoiser un homme?Alors là ! Ce que je vous confierais en privé vous ferait beaucoup rire mais pourrait être mal interprété. Je veux un homme qui partage ma passion, c’est tout.Interview: Caty Dewanckèle du magazine Télé 7 Jours