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Meetic, Adopte Un Mec, eDarling… Tous ces sites aux noms devenus familiers n’ont qu’un seul objectif : vous aider à trouver le grand amour. Un business… pas toujours très rose sur lequel revient le magazine Capital ce soir dès 20h45 sur M6.

Rentrer chez soi le soir, allumer son ordinateur, se connecter à Internet… Pour des millions de Français, ce rituel est d’autant plus important qu’il peut leur apporter l’amour ! C’est pourquoi plus du tiers des 18 millions de célibataires dans l’Hexagone est inscrit sur un site de rencontres. Qui aurait pu le croire quand, il y a déjà dix ans, Meetic, le plus célèbre, se lançait sur ce marché ? Des chiffres impressionnantsAvec un chiffre d’affaires estimé à plus de 186 millions d’euros, la société fondée par Marc Simoncini est le symbole de cette réussite. Et fait des petits. Rien que dans l’Hexagone, on recense plus de 2000 sites de rencontres en ligne : AdopteUnMec, EasyFlirt, eDarling… pour n’en citer que quelques-uns. Tous ont un seul objectif : vous aider à trouver le grand amour. Mais dans un business de plus en plus concurrentiel, cette noble intention s’est vite transformée en véritable chasse au client. Car une âme esseulée, ça peut rapporter : entre 30 et 100 euros par inscription selon les offres. C’est pour cette raison que les dirigeants de ces usines à amour en ligne ne lésinent pas sur les campagnes de publicité pour recruter de nouveaux célibataires : affichage dans la rue ou dans le métro, pub sur Internet, spots à la télévision… Pour un site comme Attractive World (155 000 abonnés), cet investissement marketing s’élève à 10 millions d’euros, soit 86€ par inscrit ! Pour le mastodonte Meetic, la facture s’envole : 92 millions ! Et pour rentabiliser ces investissements, certaines entreprises n’hésitent pas à utiliser des méthodes peu orthodoxes.La face cachée des sitesDirection la Moldavie, où les équipes de Capital rencontrent, en caméra cachée, le patron d’une société de services aux sites de rencontres. Dans les locaux, qui abritent également des opératrices pour les plateformes téléphoniques de marques françaises, se cachent un petit bureau où une dizaine de jeunes filles sont scotchées à leur ordinateur. Elles écrivent, toute la journée, des messages (en français) destinés aux utilisateurs de sites de rencontres. On les appelle les «fantômes», ces faux profils créés pour appâter et fidéliser le client. Olessa en gère plus de 250. Elle parle aux hommes, les encourage à répondre et à souscrire un abonnement. Et tant que ce n’est pas fait, elle ne lâche pas…Attention messieurs, il se peut que l’amour de votre vie soit réellement virtuel ! Mesdames, prenez garde également. Il est fort possible que derrière les premiers échanges avec TempêteDeTendresse ou PetitAnge44 se cachent un autre homme… embauché par un célibataire pour draguer à sa place. Par manque de confiance ou de temps, on peut faire appel à un dragueur professionnel, missionné pour décrocher une rencontre dans la «vraie vie». La société Net Dating Assistant propose ce service. Son coût ? De 120 à 560 euros, selon le nombre de rendez-vous souhaités… Manquerait plus qu’un compte fantôme dialogue avec un pro de la drague. Pas sûr que l’amour soit au rendez-vous…Jérémy Parayre du magazine Télé 7 jours