C'était une décisions très attendue dans le monde des médias. L'Autorité de la concurrence a accepté le rachat de Direct 8 et Direct Star par Canal+ mais en faisant valoir une série de conditions.

L'Autorité de la concurrence a eu le dernier mot dans la bataille qui l'opposait au groupe Canal+ sur deux sujets majeurs : le rachat de Direct 8 et Direct Star et la fusion entre CanalSat et TPS.Le débat sur le rachat des deux chaînes de la TNT a fait grand bruit. Le groupe Canal+ estimait que son incursion dans le monde de la télévision gratuite ne mettait pas en péril la concurrence dans ce secteur. L'Autorité de la concurrence n'était, elle, pas de cet avis.  Du coup, le groupe s'engage à négocier pour ses chaînes payantes et gratuites l'acquisition de droits de diffusion des films et séries. Par ailleurs, le groupe ne pourra pas accorder de conditions préférentielles d'accès de Direct 8 et de Direct Star aux films français de catalogue de sa filiale Studio Canal. L'idée générale de l'Autorité de la concurrence est d'inciter le groupe Canal+ a présenter sur Direct 8 des programmes neufs, non disponibles sur les autres chaînes gratuites. L'Autorité incite également Direct 8 à diffuser des films que l'on ne voit pas à la télévision plutôt que les grands films qui font le bonheur de TF1, France 2 ou M6. Concernant le sport, très présent sur canal+, l'Autorité oblige le groupe à confier à un mandataire indépendant le soin d'organiser un appel d'offre pour la diffusion en clair des événements sportifs importants. Ainsi les groupes ou toute autre chaîne pourra avoir accès à ces événements, y compris Direct 8 si elle gagne l'appel d'offre. Une série de recommandations que le groupe Canal+ a accepté pour une durée de 5 ans.En revanche,  L'Autorité de la concurrence a demandé lundi à Canal+ de céder sa participation dans la chaîne Orange Cinéma Séries et a prononcé plusieurs injonctions pour que la fusion des bouquets satellitaires TPS et Canalsatellite soit conforme aux règles en matière de concurrence.Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter la décision sur le site de L'Autorité de la concurrence.