De Following (1998) au Prestige (2006), le réalisateur n’a pas fait un faux pas. Tous ses films sont à voir, autant pour son style fluide et ample que pour son exploration récurrente du thème de la mémoire. Qu’est-ce qui nous motive, nous hante, nous pousse à devenir justicier, tueur ou magicien ? La réponse est vaste et il en donne un bout à chaque fois. Ceux qui l’ont acclamé avant pour mieux le brûler aujourd’hui n’ont donc aucune confiance ? Bien sûr, un faux pas est toujours possible et l’égarement commence bien un moment ou un autre (Cf. La jeune Fille de l’eau de monsieur M. Night S.). Cela dit, il faut parfois laisser un cinéaste oser de grandes choses. En fait, sa filmo n’est rien d’autre que la preuve d’un génie qui devrait assourdir les réserves.