DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
MAID / VISUAL Press Agency

PHOTOS - Avatar : cinquante ans de science-fiction

Sillage

Cette série de BD de science-fiction a été créée en 1998 par Philippe Buchet aux crayons, et Jean David Morvan au scénario. L?héroïne de cette saga galactique s?appelle Navis. Elle exerce la profession d?agent spécial dans un groupement de vaisseaux itinérant (le Sillage du titre). Dotée d?un fort caractère, bagarreuse et piquante, elle pourrait très bien être une héroïne de <strong>James Cameron</strong>. En cherchant bien, l?on doit bien pouvoir trouver un extra-terrestre de trois mètres à la peau bleue et aux oreilles pointues dans un coin de case. Grand succès d?édition, la série compte 12 tomes.

Le Cosmoschtroumpf de Peyo (1970)

Désamorçons tout de suite les petits malins qui s?offusqueraient de la ressemblance entre les Na?Vis d?Avatar et les petits lutins bleus de <strong>Peyo</strong>. Oui, les deux peuples sont bleus. Oui, ils vivent dans un village secret dans la forêt. Et alors ? Les Schtroumpfs passent leur temps à manger de la Salsepareille, à échapper à Gargamel? et à livrer une critique gentillette de l?être humain en parodiant nos saintes institutions (<em>Le Schtroumpfissime</em>, par exemple). On raconte que certains spécialistes des effets spéciaux se sont gaussés de l?aspect des Na?Vi en les affublant du surnom piquant de « cosmoschtroumpfs ». A part ça, la comparaison est creuse de sens. reste que l'album est très chouette.<strong>Avatar, le Cinquième élément, Aladdin : quand le cinéma voit la vie en bleu</strong>

Silrin (1988)

Alors là, nous sommes dans l?obscur, dans les références tellement tordues qu?elles semblent échappées de l?asile. Nous voici donc dans le domaine des jeux de rôle papier (comme <em>Donjons & Dragons</em>). Et voici que <em>Silrin</em>, un jeu de création française sort en janvier 1988. Le cadre de ce jeu, une science-fiction assez originale. Jugez-en plutôt, à partir de ce résumé qu?en fait Pierre Rosenthal, fameux auteur de jeux, parue dans les colonnes du magazine Casus Belli de l?époque : « La planète Silrin est habitée par des <strong>colons humains faisant une guerre civile par robots de combat interposés</strong>, tandis que des espèces <strong>d'elfes ailés, à la civilisation médiévale</strong>, chassent des hominiens des cavernes et que des créatures aux étranges pouvoirs mentaux sommeillent sous terre. »Ça ne vous rappelle rien ?L?auteur du jeu est Laurent Trémel, sociologue de formation, et désormais chargé de conservation au Musée de l?éducation à Rouen. Le jeu de rôle mène à tout.

Starship Troopers (1959) de Robert A. Heinlein

Fameux roman de Robert A. Heinlein paru en 1959, longtemps conspué pour cause de discours pro-militariste et cocardier. Il raconte la guerre spatiale que livrent humains et arachnides (une espèce d?araignées géantes). A la différence du film de <strong>Paul Verhoeven</strong> de 1997, les humains, dans le roman, se battent en armures de combat bardées d?armes nucléaires. Le roman est une source d?inspiration majeure pour qui veut faire de la science-fiction virile et cocardière, et <strong>James Cameron</strong> s?en est servi pour camper ses marines d?Aliens. Alors, pour Avatar, c?est logique.<strong>Avatar : les obsessions de James Cameron</strong>

Les Elfes

A l?origine, les Elfes, ce sont des esprits légendaires, fréquentant les bois, très présents dans les mythes germaniques et nordiques. MLeur descritpion est assez floue : tantôt ce sont des dieux, tantôt des lutins malicieux. Passés des études universitaires à la culture populaire jeune grâce au <em>Seigneur des Anneaux </em>de <strong>J.R.R. Tolkien</strong>, les caractéristiques des Elfes tels que les conçoit de nos jours sont : les oreilles pointues (encore que les spécialistes autoproclamés de <strong>Tolkien</strong> s?écharpent sans cesse à ce sujet), de vivre dans la forêt, de tirer à l?arc et d?avoir un caractère réticent à tout interventionnisme. En somme, les Na?Vi sont une version galactique des bons vieux Elfes de la littérature fantastique.

Les aventures de Valérian, agent spatio-temporel

Superbe fresque de space opera franchouillarde, écrite par Pierre Christin et dessinée par Jean-Luc Mézières,la BD <em>Valérian</em> a vu le jour dans les pages du journal Pilote en 1967. Le héros est un « agent spatio-temporel », qui va mener des missions d?un bout à l?autre de la galaxie. Dans le court récit "Le Fflumgluff de l'amitié", publié en 1970 , on y croise de grands humanoïdes à peau bleue et aux oreilles pointues? Ah ! Watson, le gibier est lâché ! Lors de la sortie de Star Wars, des esprits éclairés se sont émus (mâtin !) des ressemblances entre la BD et l?univers de <strong>George Lucas</strong> (le look du Faucon Millénaire d?Han Solo ressemblant « étrangement » au vaisseau de Valérian). A tel point qu?en 1991, Luc Besson a embauché le dessinateur, Jean-Luc Mézières, pour participer au design du Cinquième Elément, en tenant des propos disgracieux sur Star Wars (du style, <strong>Lucas</strong> vous a tout pompé, moi au moins je vous paye). La BD se voit même l?honneur d?être adaptée en dessin animé, depuis 2007 (série co-produite par Europa Corp, la boîte de <strong>Luc Besson</strong>, tiens donc). D?une manière générale, la série Valérian, par sa richesse, son humour, la profondeur de ses délires, ne pouvait qu?être une source séminale pour toutes les ?uvres de science-fiction galactique de ce côté-ci de la Voie lactée. Les 22 albums de la série sont publiés chez Dargaud.

Aquablue

Encore une BD de SF française ! Des humains veulent coloniser la planète Aquablue, où les autochtones sont de gentils écolos qui communiquent avec les baleines locales. Devinez quoi : ils ont la peau bleue. La planète est entièrement aquatique ?une vieille obsession de <strong>James Cameron</strong>, cf. Abyss, Titanic. Ce ne serait pas étonnant que les auteurs (le scénariste Thierry Cailleteau, avec les dessinateurs Olivier Vatine, Ciro Tota et Siro) soient des fans de <strong>Cameron</strong>. 11 tomes chez Delcourt.

Avatar, le passé, le présent et l'avenir

James Cameron ne s’est jamais caché de ses inspirations, qu’elles soient scénaristiques ou visuelles. Ainsi, après le carton de Terminator en 1984, l’écrivain de science-fiction Harlan Ellison s’est ému des ressemblances du script avec l’épisode Soldier qu’il a écrit pour la série télé Au-delà du réel en 1964. L’histoire d’un guerrier du futur qui se retrouve à notre époque. Soigné par un psychiatre, le soldat est bientôt la cible d’un tueur implacable venu de son temps. Cameron, pas bégueule, accepte de reconnaître l’influence de cet épisode et ajoute le nom d’Ellison au générique du film.Reste que la théorie se vérifie toujours : dès que quelque chose (que ce soit un album, un film, une BD, un vêtement) a le moindre succès, il se trouve toujours une personne pour hurler au plagiat. Le monde de l’imaginaire, s’il est vaste, est une auberge espagnole où tout le monde se pompe, se pique des bouts d’idée, etc. Voici donc notre tour d’horizon de certaines références plausibles d’Avatar. Une sélection parmi tant d’autres, qui ne vise certes pas l'exhaustivité… Réitérons l’avertissement : ce n’est pas parce qu’un obscur écrivaillon de SF a décrit une planète sous le nom de Pandora que James Cameron a copié (comment aurait-il pu avoir entendu parler de Silrin ?). L’idée générale est de montrer des coïncidences thématiques et/ou visuelles qui montrent que, par-dessus tout, Avatar, comme tout film d’Iron Jim, est de son temps.Par Sylvestre Picard.Box-office : Avatar s'offre la médaille d'argent de 2009Avatar : les obsessions de James CameronVIDEO - Avatar, la bande-annonce