Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé
Paramount Pictures

Dimanche soir, Arte nous propose de passer la soirée en compagnie d’Audrey Hepburn avec la diffusion de Diamants sur canapé suivie d’un documentaire sur l’actrice.

1)    Elle doit sa carrière à Colette

Alors que la célèbre écrivaine cherche une interprète parfaite pour sa Gigi qui va être donnée sur la scène de Broadway, à New-York, elle pousse par hasard la porte d’un hôtel de Monte-Carlo où se déroule le tournage de Nous irons à Monte-Carlo de Jean Boyer. Là dans un petit rôle, elle remarque aussitôt une jeune silhouette fine. « J’étais très impressionnée », se souvient Audrey Hepburn quand on lui demande d’évoquer sa première rencontre avec la romancière française qui immobilisée par l’arthrite ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant. Colette imposera Audrey Hepburn dans le rôle de Gigi. Une photo les immortalise, la jeune fille penchée sur l’épaule de la vieille dame.

 

2)    Elle devient noble pour son père

De son père, Audrey Hepburn n’a pas reçu grand-chose. Le paternel étant parti du domicile conjugal très tôt, en 1935, laissant sa femme seule. Mais l’homme qui la surnommait « Monkey Puzzle » pour son agilité est persuadé d’être le descendant d’un comte anglais, James Hepburn, troisième mari de Marie Stuart. Ainsi Audrey Ruston, en choisissant comme pseudonyme le patronyme que son père croyait devoir hériter à combler ce paternel défaillant. Comme un appel pour le faire revenir ?

 

3)    Elle vivait tout près d’Anne Frank

Audrey et sa mère sont à Amsterdam quand la guerre éclate. Quand les troupes allemandes envahissent les Pays-Bas, elles ne peuvent plus partir. De peur qu’on découvre sa nationalité britannique, Audrey est cachée sous le nom de jeune fille de sa mère, van Heemstra. Cela ne l’empêche pas de faire régulièrement des actes de résistance pour soutenir les alliés. Elle traverse la ville avec des chaussures trop grandes où elle planque des messages. Elle donne des récitals de danse pour récolter de l’argent pour la Résistance. Raflée en 1944, elle réussit à s’échapper. Quand elle découvre au sortir de la guerre l’histoire d’Anne Frank, jeune fille dont l’âge est proche du sien, écrite à quelques mètres de là où elle était réfugiée, elle est bouleversée. D’autant qu’une des dernières entrées du Journal d’Anne Frank fait référence à l’assassinat de résistants. Parmi eux, il y avait l’oncle d’Audrey Hepburn. Des années plus tard, elle refusera d’interpréter la jeune fille morte à Bergen-Belsen au cinéma, puis au théâtre. Parce que l’histoire la touchait trop...

 

4)    Truman Capote ne voulait pas d’elle

Pour Diamants sur canapé, diffusé ce soir, Truman Capote rêve de voir confier le rôle de la call-girl perdue à sa grande amie, Marilyn Monroe. Il sait qu’elle sera comme personne incarner la fêlure chez la jeune femme qui donne son corps aux hommes... Le studio n’est pas pour et quelqu’un a l’idée de pousser la candidature d’Audrey Hepburn. Distinguée, charmante, plutôt portée sur les comédies romantiques... A première vue, elle n’est pas du tout le rôle. Personne ne croira jamais qu’elle demande de l’argent en échange de faveurs. Par chance, Marilyn refuse Holly Golightly. Elle a trop joué les femmes qui courent après un mari riche, les pauvres filles brisées. Dans son fourreau noir signé Givenchy, Audrey Hepburn va donner à ce personnage une naïveté et une grâce qui entreront dans la légende.

 

Diamants sur canapé de Blake Edwards, Arte, 13 septembre, 20h50

Audrey Hepburn, le choix de l’élégance d’Emmanuel Franc, Arte, 13 septembre, 22h50