Isabelle Adjani La Gifle
Gaumont

France 3 poursuit son cycle Lino Ventura avec La Gifle, cet après-midi.

Depuis le début de la semaine, France 3 propose aux téléspectateurs de passer l'après-midi avec Lino Ventura. Aujourd'hui, l'acteur fait face à Annie Girgardot et Isabelle Adjani dans La Gifle, de Claude Pinoteau. Depuis plus de 40 ans, l'actrice à l'aura mystérieuse promène son port altier et sa beauté sur les plateaux de tournage. Parfois moquée, souvent saluée, elle est toujours aussi mythique malgré sa rareté à l'écran. Contrairement à certaines comédiennes boulimiques de travail, qui enchaînent les films à vitesse grand V, elle choisit ses projets et se fait discrète. Entre 2000 et 2015, elle n'est ainsi apparue que dans 10 films et 2 fictions télévisées.

Si la rareté peut mener à l'oubli dans certains cas, pour Isabelle Adjani, elle entretient le mythe d'une grande actrice aussi mystérieuse que talentueuse. Une comédienne découverte en 1970 dans Le Petit Bougnat de Bernard T. Michel, alors qu'elle n'a que 15 ans. La jeune fille, qui a grandi dans un foyer mi-algérien, mi-allemand et a passé son enfance en banlieue parisienne, poursuit sa carrière naissante en tournant dans Faustine et le bel été de Nina Companeez qui sort en 1972. Une année qui marque l'ascension d'Isabelle Adjani dans le monde de la comédie. A l'affiche de la pièce La Maison de Bernarda Alba mise en scène par Robert Hossein en collaboration avec la Comédie Française, elle fait un véritable triomphe sur les planches avant de marquer les esprits dans L'Ecole des Femmes, toujours avec la Comédie Française.

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Une gifle qui revigore
Sortie de l'ombre au théâtre, Isabelle Adjani décroche son statut de "jeune star prometteuse du cinéma" grâce à un film : La Gifle. Salué par la critique, il remporte un Prix Delluc en 1974 et permet à la toute jeune actrice de rafler un an plus tard une récompense spéciale lors des Prix David di Donatello 1975. Fragile, charismatique et passionnée sur grand écran, la comédienne, capable d'incarner avec un réalisme bluffant la folie douce ou totale - une folie qui lui colle d'ailleurs à la peau et fait partie de son image publique -, séduit les réalisateurs prestigieux. Elle tourne pour François Truffaut dans L'Histoire d'Adèle H. Un rôle qui lui permet d'être nommée au César de la meilleure actrice en 1976. Une catégorie dans laquelle elle concourt à nouveau un an plus tard pour Barocco d'André Téchiné. Elle charme Roman Polanski qui la fait  jouer dans Le Locataire, ou encore Werner Herzog (Nosferatu, fantôme de la nuit). 

En 1981, elle est au sommet de son art. Héroïne de Quartet de James Ivory et Possession d'Andrzej Zulawski, elle reçoit un Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1981 pour ces deux films. Elle remporte dans la foulée le César 1982 de la meilleure actrice pour Possession. Le début d'une longue liste de récompenses et la naissance d'un mythe inébranlable. 

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L'histoire de La Gifle de Claude Pinoteau :
Jean, cinquante ans, est professeur de géographie. Il s'est séparé de sa femme Hélène il y a dix ans et sa maitresse, Madeleine, vient de le quitter parce qu'elle a perçu qu'il ne l'aimait plus. Quant à sa fille, Isabelle, elle néglige ses études de médecine, plus attirée par Marc qui est amoureux d'elle. Et lorsque, pour braver son père, elle lui annonce qu'elle compte vivre avec Marc, celui-ci "craque" et la gifle. Isabelle s'enfuit se réfugier chez sa mère, à Londres, accompagnée par Rémy, un copain..

La bande annonce du film : 

 
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