Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain
UGC

Croisée aussi dans La Cuisine au beurre, La Cage aux folles ou Un Air de Famille, elle s'est éteinte à l'âge de 97 ans.

La comédienne Claire Maurier s’est éteinte dimanche à l’âge de 97 ans, a annoncé lundi son mari à l’AFP.

Visage familier du cinéma français, elle aura traversé plusieurs générations de spectateurs, de la Nouvelle Vague aux succès populaires des années 2000.

Née en 1929, elle entre au Conservatoire de Bordeaux à seulement 16 ans, où elle décroche un premier prix de comédie et un second prix de tragédie. Elle débute rapidement au cinéma, sous la direction d’Édouard Molinaro, qui la dirigera à cinq reprises. Dès 1957, dans Le Dos au mur, il la fait tourner aux côtés de Jeanne Moreau. Mais c'est  en 1959 qu’elle se fait une place dans le Cinéma français en mère exigeante et distante d’Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud, dans Les 400 Coups de François Truffaut. Ce rôle emblématique la propulse sur le devant de la scène et lui ouvre les portes du Festival de Cannes, où elle foule le tapis rouge à 28 ans.

Les 400 coups
Les Films du Carrosse

Sa carrière se poursuit avec des seconds rôles marquants, notamment dans La Cuisine au beurre de Gilles Grangier, où elle joue la femme de Bourvil et l'ex de Fernandel, ou encore en Ninon de Lenclos dans Merveilleuse Angélique (1965).

Elle apparaît ensuite dans La Cage aux folles (1978), où elle campe Simone Deblon, l’ex-épouse du personnage joué par Ugo Tognazzi. Juste après, en 1981, elle décroche sa seule nomination aux César pour Un Mauvais fils, de Claude Sautet.

Moins appelée par le cinéma dans les années qui suivront, elle revient dans Un air de famille de Cédric Klapisch (1996), où elle campe la mère grincheuse de Jean-Pierre BacriAgnès Jaoui et Wladimir Yordanoff.

Un Air de Famille
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Une nouvelle génération la redécouvre en 2001 grâce au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, où elle interprète Madame Suzanne, la patronne du café des Deux Moulins à Montmartre.

Elle avait fait ses adieux au cinéma en 2010 avec La Tête en friche de Jean Becker, où elle joue une nouvelle fois une mère acariâtre, cette fois celle de Gérard Depardieu.


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Et Dieu… créa la femme, Le Mépris, en passant par La Vérité et Viva Maria... Elle aura traversé le cinéma comme une évidence brûlante. Icône absolue des années 1950 et 1960, fantasme mondial et symbole d’une liberté féminine nouvelle, BB s’est éteinte à 91 ans, laissant derrière elle bien plus qu’une filmographie : un mythe.