Date de sortie 12 septembre 2018
Durée 109 mn
Réalisé par Emmanuel Mouret
Avec Cécile de France , Alice Isaaz , Edouard Baer
Scénariste(s) Emmanuel Mouret
Distributeur Pyramide Films
Année de production 2018
Pays de production France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Madame de La Pommeraye, jeune veuve retirée du monde, cède à la cour du marquis des Arcis, libertin notoire. Après quelques années d’un bonheur sans faille, elle découvre que le marquis s’est lassé de leur union. Follement amoureuse et terriblement blessée, elle décide de se venger de lui avec la complicité de Mademoiselle de Joncquières et de sa mère...

Offres VOD

Pas d'offres actuellement.

Dernières News

Emmanuel Mouret : "Edouard Baer m’a dit : le marquis, c’est moi !"

Le réalisateur de Mademoiselle de Joncquières nous parle de de son film, de son casting et bien évidemment de l’actualité brûlante de son sujet à l’heure du mouvement Me too

Premières séances du 12 septembre : Première année obtient la première place

Le premier film de la saga Harry Potter fait son retour au box-office.

Casting

Cécile de France
madame de La Pommeraye
Alice Isaaz
mademoiselle de Joncquières
Edouard Baer
le marquis Des Arcis
Natalia Dontcheva
madame de Joncquières

Critiques

  1. Première
    par Anouk Féral

    Le film est simple, radical, ultra frontal. Emmanuel Mouret extrait du roman philosophique de Diderot, Jacques le fataliste, un des récits d’aventures galantes que fait le valet à son maître, sur lequel il fonde la trame narrative de son film, l’histoire d’une vengeance implacable. Madame de la Pommeraye, une jeune veuve, cède aux avances du marquis des Arcis, fieffé séducteur. Elle s’est refusée, il a insisté, elle a cédé, il s’est lassé. L’abandonnée va alors fomenter une vengeance d’une sophistication extrême pour mettre à terre le goujat, aidée de la ravissante Mademoiselle de Joncquières (Alice Isaaz) et de sa mère, deux femmes désargentées et de petite vertu. Cette première échappée historique sied parfaitement à l’introspection amoureuse qui fonde l’univers de Mouret (Caprice, L’art d’aimer). Son verbe distancié et réfléchi, sa poétisation du rapport amoureux rencontrent l’arbitraire et la violence des cœurs qui s’aiment puis se malmènent de Diderot, ainsi que sa morale Grand Siècle qui tranche comme une guillotine. Le résultat ressemble à une utopie sentimentale soudainement propulsée dans un réel amer et qui plonge personnages et spectateurs dans un vortex de doutes. La mise en scène est souple et épurée, la claque ébouriffante. Coup de chapeau à Édouard Baer et Cécile de France dont l’interprétation très organique dérange habilement ce langage surplombant et délicieux qui émane à la fois du 18ème et de l’ADN du cinéaste.