Harry Potter à l'école des sorciers
Warner Bros. France

Le premier volet de la saga ressort cette semaine en 4K.

Durant une décennie, Harry Potter a ensorcelé la planète. En 2016, Première vous proposait de replonger dans son univers magique avant de découvrir son spin-off/préquel Les Animaux fantastiques. Nous republions le premier récap car le premier épisode, L’école des sorciers, ressort cette semaine en France, en 4K.

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L'histoire : Harry grandit brimé par son cousin et ses oncle et tante qui l’ont recueilli bébé. Un peu avant ses 11 ans, il reçoit une mystérieuse lettre lui demandant de se présenter à Poudlard, l’école britannique de magie, pour y effectuer sa scolarité. S’ensuit une longue aventure - 7 livres, 8 films - pleine de rebondissements où l’apprenti sorcier découvre un monde enchanté dont il ne soupçonnait pas l’existence. Et se découvre lui-même.

Cet épisode enfantin pose les bases de toute la franchise. Un premier pas dans un univers féérique, décor de ce parcours initiatique pavé de périls à vaincre et de peur à surmonter, qui deviendra de plus en plus sombre au fil des suites à mesure que le héros grandit.

 

La saga Harry Potter film par film : 1. L’école des sorciers
Warner Bros

 

Les coulisses : Après avoir fait un carton en librairie à partir de 1997 (100 millions d’exemplaires avaient été vendus en 2000, on en dénombre cinq fois plus aujourd’hui !), Harry Potter débarque au cinéma en décembre 2001, adapté par Steven Kloves pour la Warner Bros. A l’époque, quatre livres sont parus, plus les courts ouvrages dédiés aux Animaux fantastiques et au Quidditch. David Heyman, 40 ans, est chargé par le studio de chapeauter cette adaptation avec l’accord de l’auteur des romans, J.K. Rowling, qui a un droit de regard sur le casting, le script… Elle demandera notamment à ce que les rôles principaux soient tenus par des comédiens britanniques, ce qui pose au départ un gros problème à la production, qui aimerait engager Steven Spielberg pour la mettre en scène. Le  réalisateur avait accepté à condition que le sorcier à lunettes soit interprété par l’Américain Haley Joel Osment (Sixième sens). Ne pouvant trouver un accord, il abandonne Harry Potter et part tourner A.I. Intelligence artificielle avec le jeune comédien. 

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C’est un réalisateur qu’il connait bien, Chris Columbus (scénariste des Goonies, metteur en scène de Maman j’ai raté l’avion…) qui est finalement engagé, accompagné de John Williams, le compositeur de Star Wars et Indiana Jones, auteur d’une partition absolument féerique. Il se fera pourtant ravir l’Oscar par Howard Shore pour sa composition -également marquante- du Seigneur des Anneaux.

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La réplique : "Monsieur Potter... Notre nouvelle célébrité". Rogue ne croyait pas si bien dire.

Le sort : "Wingardium Leviosa. Leviôôôsa, pas leviosâââ."
Du Quidditch au Choixpeau magique en passant par les Moldus, les Mangemorts et toutes les formules magiques, J.K. Rowling a inventé un monde et le vocabulaire qui va avec. De plus en plus riche, car celui-ci évolue au fil de la saga.

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La scène : Le Quidditch ? Le premier vol en balai ? Les cours de magie ? Les emplettes sur le chemin de traverse ? La découverte du quai 9 ¾ et du Poudlard Express ? Difficile de choisir une séquence tant ce premier épisode est ponctué de scènes marquantes et décisives dans la mise en place du personnage. A mesure que Harry découvre le monde magique, son émerveillement grandit et celui du public avec lui : son arrivée à Poudlard, superbe château médiéval tout droit sorti d’un livre de conte, produit un effet similaire à celui qu’une visite à Disneyland produirait à un gamin jamais sorti de chez lui.

 

La saga Harry Potter film par film : 1. L’école des sorciers
Warner Bros

 

Le casting : Ce premier épisode était un pari sur l’avenir. Les trois enfants castés dans les rôles principaux allaient devoir grandir avec les films et leur public. Si certaines séquences sont difficiles à regarder (celle des échecs notamment), Daniel RadcliffeEmma Watson et Rupert Grint s'amélioreront par la suite. Ils sont de plus secondés par des pointures du cinéma britannique à chaque rôle : d’Alan Rickman (Rogue) à Maggie Smith (McGonagall) en passant par Robbie Coltrane (Hagrid), Richard Harris (Dumbledore), Fiona Shaw (Pétunia) Warwick Davis (le professeur Flitwick) et même John Cleese dans le rôle d’un fantôme, le casting est un sans faute. Et cela ne fait que commencer…

L’école des sorciers au box-office : Fin 2001, Harry Potter est plus qu'un succès, c'est un phénomène planétaire. 974 millions de dollars récoltés dans le monde dès le premier volet d'une saga, c'est énorme. Surtout face à un concurrent tel que Le Seigneur des Anneaux, sorti quelques semaines plus tard, dont les recettes également impressionnantes (869,3 millions de billets verts amassés sur la planète) s’enregistreront en parallèle de celles de L’Ecole des Sorciers. Harry remportera le duel face à Frodon en prenant la première place du box-office mondial cette année-là.

Un tel score place évidemment la barre extrêmement haut pour la suite. Ainsi que pour la concurrence : le carton plein de Harry Potter, d’abord en librairie, puis au cinéma, va inspirer d’autres studios. Les franchises pour ados fleurissent après celle-ci, avec plus ou moins de succès. Twilight, Hunger Games ou Le Labyrinthe sont tous tirés de saga littéraires "Young Adults", mais aucune n’atteindra le niveau de celle imaginée par J. K. Rowling, totalement indétrônable dans ce registre. Il faut chercher du côté des Marvel (14 blockbusters à ce jour) pour trouver des adaptations qui cartonnent encore plus que Harry Potter.

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L’Ecole des Sorciers dans Première : Première a suivi de très près l’évolution de Harry Potter au cinéma. Ironie du sort, le premier dossier consacré à la saga était au sein d’un numéro dont la couverture était dédiée à son principal concurrent, La Communauté de l’anneau. Mais on y prédisait le carton de L’Ecole des Sorciers, aidé par son démarrage colossal en Angleterre : "Avec des recettes sur deux jours (9,1 millions de dollars, quatre fois plus élevées que La Menace Fantôme de Lucas), on est partis pour des sommets. Mais c’est justement parce qu’Harry Potter semble commercialement invincible que le studio ou le producteur doivent particulièrement se méfier. (…) Si ça ne marche pas, vous serez, pour toujours, celui qui n’a pas marqué le but dans un match de 'Quidditch'". 

 

 

Première magazine Le Seigneur des Anneaux 2001
Première

 

Chris Columbus y détaillait aussi sa rencontre avec J. K. Rowling, très proche de celle racontée par Eddie Redmayne, le héros des Animaux Fantastiques, dans un numéro beaucoup plus récent : "J’avais à peu près 65 questions à lui poser. Nous avons passé quatre heures ensemble et elle m’a donné toutes les informations nécessaires. J’ai été surpris d’apprendre qu’elle savait, en écrivant le premier, ce qui se passerait dans le tome 7."


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Notre critique : A priori, quand un réalisateur et un écrivain s’entendent bien, l’adaptation du livre ne peut être que fidèle. Chris Columbus, le réalisateur, et J. K. Rowling, l’auteur des aventures d’Harry, ont travaillé dans ce but. À la manière de Star Wars, Harry Potter... se veut le premier épisode d’une saga. Il plante le décor, définit l’ambiance, et présente les personnages. L’entrée en matière ressemble un peu à la disparition de la voiture de Doc dans Retour vers le futur. L’histoire se met alors lentement en place et les caractères se dévoilent. Hedwig, la chouette voyageuse d’Harry, nous entraîne dans l’imaginaire de la sorcellerie. Dès l’entrée en scène des autres protagonistes, le film devient plus vivant. La petite Hermione, maligne, et Ron, l’insolent, partent à la découverte des profs sorciers. L’apprentissage des potions et de la baguette magiques, ainsi que du fameux sport, le "quidditch", est assez bien rendu grâce aux effets spéciaux. Les entourloupes des sorciers et la bêtise des «moldus» plongeront les fans d’Harry Potter dans la même extase, comme l’ont fait les livres... Et les grands se laisseront sans doute, eux aussi, ensorceler.
(à suivre)
Elodie Bardinet (@Eb_prem)

 

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