"Aladdin, c’était un risque"

Génie Aladdin

John Musker et Ron Clements nous racontent la création compliquée du film.

Aladdin fête ses 25 ans cette semaine. L’occasion de replonger dans sa création. Après l’analyse de ses chansons (et de ses merveilleuses traductions), laissons la parole à ses deux réalisateurs, John Musker et Ron Clements, rencontrés l’an dernier alors qu’ils s’apprêtaient à sortir Vaiana au cinéma. Ils étaient revenus pour Première sur leur filmographie incroyable : Aladdin, donc, mais aussi La Petite sirène, Basil détective privé, La Princesse et la grenouille

Aladdin a 25 ans : fêtons ça en musique

Aladdin (1992)
Musker et Clements sont sur un nuage mais ne se reposent pas sur leurs lauriers. Direction la comédie pur jus avec l’adaptation délirante d’un autre contre, Aladin ou la Lampe merveilleuse. Une folie avant-gardiste, avec un génie qui brise le quatrième mur en permanence. Résultat : un film qui va faire durablement bouger les fondations pourtant solides de Disney. Le succès est immense mais la pré-production est compliquée par Katzenberg, pas du tout convaincu par de nombreux détails du scénario.  

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Clements : C’était un risque. Bon, c’est facile de dire ça maintenant que c’est devenu un succès mais c’était vrai. Le ton était en rupture avec ce qui se faisait à ce moment-là, une vraie comédie. Aujourd’hui c’est monnaie courante dans l’animation, pas du tout à l’époque. Et pendant qu’on travaillait sur AladdinLa Belle et la bête sortait. Ça nous a un peu fait peur, on se demandait si ce qu’on faisait n’était pas totalement déconnecté.

Musker : Mais on était beaucoup plus confiants parce qu’on avait le succès de La Petite Sirène derrière nous. Jeffrey a beaucoup critiqué ce qu’on faisait durant le processus de création du film, mais on lui répondait : "On a fait La Petite Sirène, laisse-nous tranquilles !" Je me souviens qu’à l’époque, on nous avait donné le choix entre trois films, dont une adaptation du Lac des cygnes et King of the Jungle (NDLR : qui est devenu Le Roi lion). Il y avait une base d’histoire, dont on s’est emparé. Et Jeffrey l’a fait de nouveau réécrire ! Aladdin avait une mère, il était plus jeune… Il a fallu le transformer en gamin un peu plus âgé et intrépide. Après la sortie, j’ai compris quelque chose : la qualité reste le meilleur business plan. On ne peut pas prévoir le succès.

L'interview complète est à lire ici

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