Nom de naissance Octave Mirbeau
Genre Homme
Profession(s) Scénario original
Avis

Biographie

Romancier, dramaturge et journaliste français, Octave Mirbeau est un écrivain qui a marqué la fin du XIXe siècle. Il est né le 16 février 1848 à Trévières. Il suit ses études au collège des jésuites, avec beaucoup de difficultés et il est d’ailleurs très vite renvoyé de l’établissement. Toutefois, il finit par obtenir son baccalauréat et c’est ainsi qu’il entame des études de droit, bien qu’il ne se sente pas réellement attiré par ce cursus. Il obtient très vite un petit emploi chez un notaire de Rémalard. En 1870, il est enrôlé dans l’armée de la Loire. Il gardera de très mauvais souvenirs des conflits de cette époque. En 1872, il se lance dans le journalisme. Il arrive à Paris où il travaille pour le quotidien L’ordre de Paris. C’est une connaissance de son père qui lui offre cette opportunité, Henri Dugué de la Fauconnerie. Octave Mirbeau est alors chargé de la rédaction de tout ce qui se rapporte à Monsieur Dugué. Mirbeau rédige des articles pour L'Ariégeois, dès 1877, pour Le Gaulois, à partir de 1880, et pour Les Grimaces en 1883. En 1882, il fait aussi ses débuts dans la poésie, en publiant ses œuvres sous le surnom de Gardéniac, dans Le Gaulois. En 1885, il publie ses premiers contes, Lettres de ma chaumière. La même année, il décide de rédiger une autocritique dans La France, journal pour lequel il est devenu rédacteur en chef, sous la direction d’un grand banquier du nom d’Edmond Joubert. Octave Mirbeau excelle dans l’art de la critique virulente. Son objectif est de dénoncer tous les pilleurs des caisses de l’État. Il se lie d’amitié avec le journaliste Paul Hervieu. Parallèlement, il rédige plusieurs articles sous les pseudonymes d’Alain Bauquenne et Forsan. En 1886, Octave Mirbeau écrit son premier roman, Le Calvaire, après avoir pris un tournant décisif dans sa vie. Il veut désormais canaliser ses forces rédactionnelles vers des principes éthiques et artistiques. Mirbeau devient un fervent admirateur de Claude Monet et Auguste Rodin. En 1888, il publie son deuxième roman, L’Abbé Jules. Dès lors, sa carrière prend une autre envergure en tant que chroniqueur, critique d’art, conteur et romancier. Son troisième roman, publié en 1890, s’intitule Sébastien Roch. C’est une œuvre polémique, comme la plupart de ses textes, dans laquelle il évoque le sujet tabou de la pédophilie chez les prêtres. Suivent les œuvres Dans le ciel en 1892 et Le Jardin des supplices en 1899. En 1897, Octave Mirbeau lance sa carrière de dramaturge en écrivant la pièce Les Mauvais Bergers. C’est une tragédie qui fait évoluer le spectateur dans le monde des prolétaires. Il revient ensuite en 1903 avec une comédie, Les affaires sont les affaires. C’est une remarquable pièce qui va notamment réjouir l’Allemagne et la Russie, dans laquelle on retrouve le célèbre personnage d’Isidore Lechat. Il présente en 1908, une nouvelle pièce, Le Foyer, qui fera beaucoup de remous. Son œuvre est pleine de moralité et l'auteur affirme tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. En 1913, il publie le dernier roman édité de son vivant, Dingo. Octave Mirbeau décède le 16 février 1917 à Paris. Les romans Un Gentilhomme et Les Mémoires de mon ami seront édités à titre posthume en 1920.