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Une organisation américaine accuse la plateforme d'être "complètement sourde face aux réalités de l’exploitation sexuelle".

Après le carton des jeunes espagnols d'Elite, ce sont les ados italiens qui débarquent aujourd'hui sur Netflix, avec Baby, un tout nouveau teen drama, qui parle notamment de prostitution chez les jeunes. Un thème brûlant, qui fait déjà scandale aux Etats-Unis. Le Centre national de lutte contre l'exploitation sexuelle (The National Center on Sexual Exploitation) accuse en effet aujourd'hui la plateforme de promouvoir le trafic sexuel en diffusant cette série.

Baby raconte "la vie invisible des lycéens romains. Inspirée d’une histoire vraie, la série suit un groupe d’adolescents du quartier chic de Parioli, défiant la société dans sa quête d’identité et d’indépendance sur fond d’amour interdit, de pressions familiales et de secrets partagés", selon le synopsis officiel.

Mais l'organisation américaine affirme (via EW) que show "décrit en réalité comment un groupe d'adolescents se lance dans la prostitution de manière glamour, dans cette histoire de passage à l'âge adulte" et note d'ailleurs que dans le scandale historique sur lequel Baby est basée, "la mère d'une des adolescentes a été arrêtée pour trafic sexuel."

"Bien qu'il soit impliqué dans le mouvement #MeToo, Netflix semble être devenu complètement sourd aux réalités de l’exploitation sexuelle", s'énerve Dawn Hawkins, directrice exécutive du National Center on Sexual Exploitation. "Malgré le tollé suscité par les victimes de la traite à caractère sexuel, les experts en la matière et les employés des services sociaux, Netflix encourage le commerce à caractère sexuel en persistant avec la diffusion de Baby. Clairement, Netflix donne la priorité aux bénéfices par rapport aux victimes de maltraitance."

Erik Barmack, vice-président des programmes internationaux chez Netflix, se dit, de son côté, "fier d’investir dans du contenu original en Italie et Baby est représentatif de la nouvelle programmation audacieuse des producteurs talentueux que nous chérissons."

Mais l'association ne voit absolument rien de positif dans Baby et estime que "l’exploitation sexuelle des mineurs n’a absolument rien de croustillant. Ce programme met en valeur les abus sexuels et banalise l'expérience d'innombrables femmes et hommes mineurs qui ont été victimes de commerce à des fins sexuelles."