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Ben is back

Ben is back raconte le retour à la maison d’un jeune junkie qui s’est échappé de rehab pour pouvoir passer Noël en famille. Le personnage joué par Lucas Hedges (Manchester by the Sea) donne son nom au film, mais la vraie star, ici, c’est sa maman : Julia Roberts est de tous les plans ou presque dans ce projet qu’on soupçonne d’avoir été initié pour valoir à l’actrice une invitation à la prochaine cérémonie des Oscars.

Frédéric Foubert
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The front runner

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman, impeccable) est l’homme politique américain qui monte. Le démocrate est en route pour succéder à Reagan à la Maison-Blanche. Jusqu’à ce que la révélation d’une relation adultérine ne fasse exploser sa candidature en plein vol. Cet épisode marque un tournant dans la vie des médias américains : l’instant où la presse d’investigation s’aventure sur le terrain de la vie privée réservé aux journaux à scandale, sans mesurer alors combien ce piège de la peopolisation va se refermer sur elle.

Thierry Chèze
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Une jeunesse dorée

Eva Ionesco poursuit sa trilogie inspirée par son enfance et son adolescence mouvementées, entamée avec My Little Princess. Et ce en nous plongeant au coeur des années Palace où son héroïne de 16 ans et son petit ami de six ans son aîné vivent au jour le jour les rencontres improbables de leurs nuits, peuplées de fêtes et d’addictions en tout genre, avant qu’un couple de riches ne décide de les prendre sous son aile.

Thomas Baurez
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Holy Lands

Un vieux cardiologue juif new-yorkais (James Caan) décide de partir élever des cochons en Israël. Au grand dam de sa famille : son ex-femme (Rosanna Arquette), atteinte d’un cancer et courtisée par un médecin sexy (Patrick Bruel); son fils (Jonathan Rhys Meyers), dramaturge gay et torturé ; sa fille (Efrat Dor), qui erre élégamment dans Nazareth… Amanda Sthers signe un drame lelouchien confus, qui ouvre de nombreuses pistes narratives mais n’en explore aucune jusqu’au bout. Reste James Caan, impérial en pépé bourru déterminé à défier Dieu.

Cédric Page
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Creed II

À la sortie de Creed – L’Héritage de Rocky Balboa, Michael B. Jordan disait qu’il s’agissait d’un one shot, promis juré. L’oeuvre d’un fan/ fils, Ryan Coogler, qui rendait autant hommage à Apollo Creed qu’à son père, fan de Rocky II. Mais voilà, le carton du film a ranimé la franchise Rocky et, on le sait depuis Hérodote, la vengeance est le moteur de l’histoire : en l’occurrence, Creed II rejoue Rocky IV avec le fils d’Ivan Drago (celui qui a tué Apollo Creed en 1985) comme nouvel adversaire d’Adonis.

Sylvestre Picard
In My Room affiche
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In my room

Quand tout se redessine, que le monde soudain dépeuplé offre une seconde chance, comment réagir ? En voyant tout d’abord évoluer au milieu des vivants Armin, le héros fatigué de cette histoire, son horizon (et celui du film) apparaît bien bouché : l’apathie sentimentale et professionnelle règne. Puis Armin se réveille un matin et plus rien n’est comme avant. La plupart des êtres ont disparu.

Thomas Baurez
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L'Ange

Aux débuts des seventies, la « révolution argentine » (doux euphémisme pour qualifier la dictature militaire) connaît ses derniers feux. C’est à ce moment-là que le pays voit surgir un ange noir, un sale gosse à la gueule parfaite qui va voler et tuer à foison sans une once de culpabilité. En adaptant ce parcours criminel en fiction, le cinéaste Luis Ortega ne cache pas sa fascination pour ce sombre héros que sa mise en scène s’emploie à ériger en obscur objet de désir. La caméra épouse toutes ses formes, érotise chacune de ses actions.

Thierry Chèze
L'heure de la sortie - BA
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L'heure de la sortie

Dans Irréprochable, Sébastien Marnier maniait déjà la tension et l’angoisse. Avec son deuxième film, L’Heure de la sortie, il prouve qu’il peut aussi basculer dans le fantastique. Dès la scène d’ouverture, il prend le spectateur de court : un prof surveille sa classe tranquillement, puis se jette par la fenêtre. Pourquoi ? Quel est ce collège ? Qui sont vraiment ces élèves ? Le cinéaste nous entraîne alors dans les pas de leur nouveau professeur (Laurent Lafitte), sur les traces de ces ados aux comportements extrêmes. On les voit se défier, s’entraîner à résister à la douleur.

Sophie Benamon
Border affiche
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Border

Tina, jeune femme dotée d’un physique disgracieux, s’exprimant parfois en grognements et en reniflements animaux, travaille pour la douane suédoise. Et son flair est littéralement redoutable : elle est capable de détecter un suspect rien qu’à l’odorat. Un jour, elle tombe sur un trafiquant d’images interdites ; le lendemain, elle croise sur la frontière Vore, son double masculin, un être primal, tout aussi disgracieux qu’elle. Au cours de son enquête, elle va suivre Vore et basculer dans un autre monde.

Sylvestre Picard
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Edmond

Paris, 1897 : rincé par le flop de sa dernière pièce, sans inspiration, le jeune auteur de théâtre Edmond Rostand est mis au pied du mur et doit créer en quelques jours une pièce pour le grand comédien Coquelin. À la suite d’un étrange concours de circonstances, il va raconter l’histoire de l’écrivain du XVIIe siècle, Cyrano de Bergerac.

Sylvestre Picard
Les Invisibles affiche
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Les Invisibles

C’est en France qu’on trouve l’héritier du cinéma social anglais. Il s’appelle Louis-Julien Petit. Entre Ken Loach et Stephen Frears, le cinéaste impose depuis son premier film, Discount, un cinéma citoyen. Dans Les Invisibles, ses héroïnes sont les femmes SDF, celles qui errent de refuge en refuge à la recherche d’un peu de chaleur. Louis-Julien Petit redonne un visage à celles qu’on ne voit plus. C’est à l’Envol, un centre d’accueil de jour, qu’elles viennent se poser sans jugement.

Sophie Benamon
Forgiven affiche
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Forgiven

Quiconque s’essaye au mimétisme, s’expose au ridicule. Ce dernier ne tue pas et peut même parfois s’avérer payant. Voici donc qu’arrive Forest Whitaker (et son nez postiche) en Desmond Tutu dans ce Forgiven signé du jadis palmé Roland Joffé (Mission). L’action se déroule au mitan des années 90 dans une Afrique du Sud post-Apartheid. Mandela nomme l’archevêque Tutu à la tête de son programme : vérité et réconciliation. La sagesse du saint homme tente de canaliser la violence de certains détenus blancs et particulièrement de Piet Blomfield (Eric Bana, monolithique).

Thomas Baurez
Comme elle vient affiche
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Comme elle vient

La plus grande simplicité suffit parfois à faire passer le message. Swen de Pauw applique cette doctrine dans son nouveau documentaire Comme elle vient, entretien face caméra avec le docteur Georges Federmann. Sans filet, le charismatique psychiatre s'exprime longuement sur les problèmes qui affectent la médecine actuelle. Cet éternel engagé s'épanche notamment sur le refus d'accueil des marginaux (sans-papiers, pauvres, toxicomanes...) chez les praticiens. L'analyse mordante d'une médecine à deux vitesses dont la sélectivité est avant tout un héritage historique.

Jean-Baptiste Tournié
Les Révoltés affiche
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Les Révoltés

Quoi de plus actuel qu'un film sur la révolte citoyenne ? Grace à des images d'archives uniques, filmées au plus près des échauffourées de mai 68, Jacques Kebadian et Michel Andrieu nous proposent une plongée dans la genèse de l'insurrection étudiante qui a secoué le peuple français. Dépouillée, cette fresque sociale offre une tribune aux étudiants et simples ouvriers. Un document précieux qui permet de comprendre la propagation du mouvement initié à Nanterre et le décloisonnement des luttes, à travers la voix de ceux qui en ont été les cerveaux et les artisans.

Jean-Baptiste Tournié
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An elephant sitting still

Cet « Elephant » arrive précédé d’une aura particulière qui ne saurait masquer l’essentiel : le film est une merveille tant expressive, dramatique que poétique. Hu Bo, son jeune auteur de 29 ans, s’est suicidé peu après le montage de son premier - et donc - ultime film. Un film-fleuve de près de 4 heures adoubé par de prestigieux parrains : Béla Tarr et Gus van Sant dont l’imprimatur ne surprend pas au vu de ce récit en forme d’errance où chaque plan séquence tente de rendre compte de la tragédie d’un monde au ralenti.

Thomas Baurez
Never-Ending Man : Hayao Miyazaki affiche
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Never-Ending Man : Hayao Miyazaki

Comment Hayao Miyakazi est-il sorti de sa retraite de cinéaste ? C'est la question à laquelle ce bref documentaire tourné dans la douleur (la caméra étant quasiment cachée pour ne pas froisser Miyazaki-sensei) tente de répondre, mais il vaut mieux avoir vu avant le magnifique Kingdom of Dreams of Madness.

Sylvestre Picard
Bienvenue à Marwen
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Bienvenue à Marwen

Pour Bienvenue à Marwen, le réalisateur de Retour vers le futur s’inspire d’une histoire vraie : victime d’une agression, Mark Hongancamp s’est reconstruit grâce à un monde de poupées qu’il a créé de toutes pièces. En 2010, le documentaire Marwencol racontait sa guérison par l’art et cela a inspiré Robert Zemeckis pour une fiction au résultat visuellement bluffant. Quinze ans après Le Pôle express, premier film à avoir été tourné entièrement en motion capture, le cinéaste profite pleinement des avancées de cette technique.

Elodie Bardinet
Undercover : Une histoire vraie affiche
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Undercover - Une histoire vraie

C’est une de ces histoires vraies prisées par le cinéma américain. Le destin de Rick Wershe, un ado trafiquant de drogue, entré dans l’histoire à 14 ans en devenant le plus jeune informateur du FBI. Un destin hors du commun qui contraste avec le manque d’aspérité de ce film, proprement réalisé, pas désagréable à regarder, mais auquel il manque le souffle qu’avait su insuffler Yann Demange à son formidable ‘71. Certes, il paraît qu’un film, c’est d’abord une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire.

Thierry Chèze
Asako 1 & 2 affiche
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Asako I & II

L’année dernière, le film Senses (et sa durée XXL, plus de 5 h) avait été un choc et le nom du Japonais Ryusuke Hamaguchi s’est vite retrouvé sur toutes les lèvres. La présence de cet Asako I & II, en compétition à Cannes, est venue valider la reconnaissance de ce disciple de Kiyoshi Kurosawa. Comme chez son aîné, le fantastique vient contaminer un réel et perturber la vie d’êtres à fleur de peau. Ici, une jeune fille voit son amant disparaître du jour au lendemain avant de revenir sous une autre identité, à moins qu’il ne s’agisse d’un sosie.

Thomas Baurez
Affiche Premières vacances
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Premières vacances

Voilà une comédie qui démarre tambour battant. La rencontre via Tinder du couple au cœur de cette intrigue (deux trentenaires parisiens qu’a priori tout oppose) est un modèle d’efficacité qui n’a rien à envier aux sommets anglo-saxons du genre. Mais c’est après ce prologue que les choses se gâtent, les deux tourtereaux décidant, contre l’avis de tous leurs proches, de partir en vacances ensemble pile à mi-chemin de leurs destinations rêvées : en Bulgarie.

Thierry Chèze
Qui a tué Lady Winsley ? affiche
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Qui a tué Lady Winsley ?

De deux choses l’une. Soit vous n’avez jamais vu de film de Hiner Saleem et il y a de grandes chances que vous savouriez pleinement cette enquête policière teintée d’humour, où un inspecteur débarque sur une petite île turque pour dénicher l’assassin d’une romancière américaine. Soit vous êtes familier de son cinéma et vous aurez alors une impression de déjà-vu. Car Saleem déploie dans cet univers à la Agatha Christie exactement le melting-pot qui faisait le sel de son western My Sweet Pepper Land. Des personnages hauts en couleur sans le pittoresque.

Thierry Chèze
affiche Un beau voyou
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Un beau voyou

On avait quitté Swann Arlaud à la campagne avec ce Petit Paysan qui lui a valu un César. On le retrouve ici avec un autre premier long mais dans un territoire plus urbain, celui des toits parisiens où son personnage de voleur de tableaux aime à déambuler. Un petit voyou atypique qu’un flic peu pressé de prendre sa retraite va prendre en filature. Pas tant pour essayer de l’arrêter que pour profiter un peu de sa liberté. Car ce premier film ne se perd pas en psychologie de comptoir.

Thierry Chèze
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Bumblebee

Depuis que Michael Bay s’est attaqué à la franchise Transformers, en 2007, chaque épisode se voulait plus spectaculaire que le précédent. Plus long et plus bruyant, aussi, le grand spectacle devenant le mot d’ordre de cette franchise qui peut être déclinée à souhait dans différents lieux et époques. Après cinq films qui ont connu chacun un gros succès au box-office, mais dont les derniers ont moins marqué les critiques, le réalisateur est passé producteur des futures déclinaisons de sa franchise inspirée de la gamme de jouets de Hasbro.

Elodie Bardinet
La vie comme elle vient affiche
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La vie comme elle vient

Au Brésil, une mère de quatre enfants doit faire face au départ de son fils aîné de 17 ans. Mais aussi, en vrac, aux déboires professionnels de son mari, à la détresse de sa soeur victime de violences conjugales, aux pannes de courant et fuites d’eau de la maison, dans laquelle tout semble s’effondrer en même temps. Ce mini-maëlstrom domestique s’agrège sous la forme d’une enfilade de scènes familiales joyeusement chaotiques, au bord de la rupture et de la crise de nerfs, dessinant le portrait d’une desperate housewife en véritable héroïne de l’ombre, question charge mentale.

Frédéric Foubert
Monsieur affiche
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Monsieur

Traitant un sujet lourd (l’embourbement de la société indienne dans le système inégalitaire des castes), la première fiction de Rohena Gera cultive pourtant une approche aérienne et délicate. Le rapprochement entre le fils d’une riche famille de Bombay et la domestique – par ailleurs veuve – qui loge dans son luxueux appartement s’opère ainsi loin de tout manichéisme simplificateur. Car la cinéaste filme cette progressive transgression des interdits sociaux comme une partie de cache-cache entre deux cœurs blessés apprenant timidement à communiquer.

Damien Leblanc
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Miraï, ma petite sœur

Une ritournelle pop, une ville vue du ciel, une série de photos de famille... En quelques secondes, Miraï, ma petite soeur place le curseur de l’émotion dans le rouge, à l’instar de Là-haut : la comparaison entre le nouveau film de Mamoru Hosoda et le Pixar le plus émouvant n’est pas fortuite. Les deux films commencent comme des chroniques réalistes avant de s’embarquer dans les loopings d’une grande aventure animée. Jugez plutôt : Kun, un petit garçon, voit sa vie perturbée par l’arrivée d’une petite sœur.

Sylvestre Picard
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Troppa Grazia

Mère célibataire, tout juste séparée de son compagnon, Lucia est au bout du rouleau.Géomètre, elle accepte de mesurer un terrain pour un promoteur immobilier qui fait confiance à sa « bienveillance ». C’est sans compter avec la Vierge Marie qui apparaît à Lucia et lui ordonne de bâtir une église à l’endroit prévu. Drôle de pitch, drôle de film qui se fonde sur un argument fantaisiste dont on appréciera ou non la pertinence et dont découle une ambiance moins surnaturelle que comique et existentielle.

Christophe Narbonne
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Un violent désir de bonheur

Pour son deuxième long métrage, Clément Schneider (Etudes pour un paysage amoureux) met en scène un jeune moine confronté en 1792 aux idées des troupes révolutionnaires venues réquisitionner le couvent où il vit... et tout particulièrement à leur quête épicurienne de plaisir à tout prix qui va métamorphoser son existence. S’embarquer comme ici dans un film d’époque autoproduit sans moyen est un défi délicat à relever. Car tout se joue alors sur le verbe. Or c’est précisément là que le bât blesse.

Thierry Chèze
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L'homme fidèle

Hier déjà, dans Les Deux Amis, Louis Garrel était Abel et portait le fardeau d’une amitié mise à mal par un trop-plein de lui-même. Clément (Vincent Macaigne) le lui reprochait sans ambages : « Tu ne me plais plus ! » Abel encaissait mais restait, conscient qu’au-delà de sa personne dont il ne peut se délester, il y a l’autre à préserver. C’est sûrement ça être fidèle. Abel est de retour. Toujours Garrel. Toujours fidèle.

Thomas Baurez
Seconde chance affiche
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Seconde chance

Self controlMax la menaceMatch retour… On savait certes que Peter Segal n’était pas exactement le prototype exact de l’as de la réalisation. Mais il se surpasse avec cette Seconde chance, feu d’artifice ininterrompu de bons sentiments dégoulinants.

Thierry Chèze