Date de sortie 8 février 2012
Réalisé par Rémi Bezançon, Jean-Christophe Lie
Scénariste(s) Alexander Abela, Rémi Bezançon
Distributeur Pathé Distribution
Année de production 2012
Pays de production France
Genre Film d'animation
Couleur Couleur

Synopsis

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Égypte au Roi de France Charles X.Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie.Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…Librement inspiré de la véritable histoire de la girafe offerte par le Pacha d’Égypte au Roi de France en 1827.

Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Commençons cette critique par des réponses aux deux questions que vous vous posez. Primo : Rémi Bezançon n’est pas un surhomme. Si Zarafa sort quatre mois après Un heureux événement, c’est parce que la longue fabrication d’un film d’animation lui a permis de tourner sa comédie sur la grossesse en parallèle. Deuxio : en dépit des apparences, Zarafa s’inscrit avec cohérence dans sa filmographie. Car, que raconte Bezançon depuis Ma vie en l’air ? 1. Des histoires d’adultes qui ne veulent pas grandir. 2. Des sagas familiales entachées de conflits. 3. Des récits initiatiques qui empruntent des chemins sinueux. Maki est ainsi un orphelin devenu trop tôt mature, qui se trouve un père de substitution en la personne de l’insaisissable Hassan. La continuité thématique est assurée (ainsi que l’émotion), Bezançon et Jean-Christophe Lie ajoutant, sans excès, la touche exotico-pédagogique propre aux contes. La majesté des paysages en Scope, l’animation stylisée qui confère une vraie identité visuelle... À voir Zarafa, on se dit que la 2D a encore de beaux jours devant elle. On pense souvent à Ocelot (qui a « confisqué » l’imagerie africaine avec Kirikou) mais aussi à Sylvain Chomet par moments, les silhouettes longilignes et dégingandées de Louis X et des gens de sa cour distillant par exemple un humour plus adulte, qui symbolise l’équilibre trouvé entre le conte et la satire.