Titre original La giovinezza
Date de sortie 9 septembre 2015
Réalisé par Paolo Sorrentino
Avec Michael Caine , Harvey Keitel , Rachel Weisz
Scénariste(s) Paolo Sorrentino
Distributeur Pathé !
Année de production 2015
Pays de production IT
Producteurs Fabio CONVERSI Jérôme Seydoux

Synopsis

C’est le printemps, Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, sont en vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre, est désormais à la retraite. Mick, réalisateur, travaille toujours. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble. Ils portent un regard curieux et tendre sur les vies décousues de leurs enfants, sur la jeunesse flamboyante des scénaristes qui travaillent pour Mick, et sur les autres occupants de l’hôtel... Contrairement à eux, personne ne semble se soucier du temps qui passe. Tandis que Mick s’empresse de terminer le scénario qu’il considère comme son dernier film, Fred, lui, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps. Mais quelqu’un veut à tout prix entendre ses dernières compositions et le voir diriger un orchestre à nouveau.

Dernières News

Youth : le triomphe de citizen Caine

Youth sera diffusé ce soir sur Canal + à 20h55.

On a pleuré en 2015

Le top émotion de Première

Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    Youth est un film plus accueillant, plus mainstream, que le précédent. Moins exigeant, moins impérieux et sans doute encore plus exportable. Résultat des courses : c’est un opus mineur, celui où son auteur se laisse aller à quelques facilités qu’on ne pardonnerait pas à d’autres (des clins d’œil méta et pas drôles au festival de Cannes, au déclin des grands cinéastes, aux séries télé…), rate une poignée de scènes dans les grandes largeurs (un vieux cinéaste joué par Harvey Keitel, copain de jeunesse de Michael Caine, se retrouve face à ses « créatures » dans un alpage suisse, sommet de kitsch dont le film a du mal à se remettre), et passe en partie à côté de l’émotion terrassante qu’il cherchait visiblement à susciter dans son dernier mouvement.

    Mais que voulez-vous ? On aime la frime, nous. Le sens du baroque dissonant, la sensualité qui électrise, les télescopages esthétiques incongrus, et ce sens du spotting musical dont Sorrentino est le champion du monde (intro folle sur une reprise de "You’ve got the love" de Florence and the Machine). Malgré les scories, Youth se regarde donc avec un plaisir monstre. C’est du cinéma, oui, et ça se voit. Du cinéma qui cherche à chaque instant à éclabousser la rétine. Qui pète la forme et veut que ça se sache.

  2. Première
    par Gaël Golhen

    Offrant une variation plus légère de sa "Grande Bellezza", Sorrentino a construit une nouvelle cathédrale sur la nostalgie douloureuse. Comme toujours, il y a la frime, le baroque dissonant, les effets (parfois) manqués et la grandiloquence (le concerto pour vaches). Mais derrière l’accumulation, derrière la flamboyance, se cache une fois de plus un film à la beauté existentielle déroutante, profond introspectif et lancinant. On y entend progressivement la sagesse triste d’un type qui sait tout du désir fané. Odyssée viscontienne en anglais et en Suisse, "Youth" marche vers une drôle de sobriété et la danse macabre finit par avoir la pureté du cristal. C’est évidemment dû à l’immense Michael Caine qui atteint ici des sommets. Sens inouï du tempo, précision... le moindre de ses soupirs renferme tous les regrets du monde. Sur les montagnes, la neige se met à fondre. Chacun pleure à sa façon le temps qui passe