Affiche Winnipeg mon amour

Winnipeg mon amour : critiques

La critique de Premiere

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  • 3
    Pour faire le lien entre le réel et les fantasmes, les images d’archives et la mise en scène maniériste, Maddin utilise avec une certaine virtuosité une quantité de vieux trucs qu’il a l’air d’avoir récupérés dans les poubelles de David Lynch. C’est la limite de ce film par ailleurs très dépaysant.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope () 3
    Dans la veine de « Of time and the city » de Terence Davies, Guy Maddin dédie, dans un style inimitable, ce surprenant et envoûtant poème, dérivant vers le conte fantastique, à une ville paranormale (selon Conan Doyle), à ce giron dont il tente de s’affranchir, « wonderful Winnipeg, mon chez-moi pour la vie…
  • Brazil () 4
    En résumé, Guy Maddin est la preuve vivante que le plus important dans la vie et dans le cinéma, c'est encore de faire ce que l'on veut et de s'en amuser.
  • L’Ecran Fantastique () 3
    Une visite guidée à ressentir comme une expérience entomologique, à vivre les yeux grands ouverts, émerveillé ou rebuté c'est selon, par ce cinéma intemporel qui défie les modes et tente d'épingler le temps sur la toile comme s'il s'agissait d'un insecte.
  • Positif () 3
    Aux sentiers balisés de l'autobiographie et du journal intime, Guy Maddin préfère les chemins de traverse, qui , comme à Winnipeg, ne figurent sur aucun pla. A la fois fétichiste, baroque, étouffante, sensuelle et moribonde, cette entreprise de réminiscence cinéphage jette un éclairage troublant mais révélateur sur la singulière filmographie de cet auteur hors norme.
  • Les Cahiers du cinéma () 4
    Jamais le foisonnement maddinien n'a semblé aussi cohérent qu'à travers cette fiction documentaire qui exhibe comme une nécessité - plus qu'une marque de fabrique - l'étendard de l'hybridation. (...) Winnipeg abrite le cinéma et sans doute le monde.
  • Les Inrocks () 4
    A actrice exceptionnelle, film exceptionnel dans la carrière de Maddin. Au départ, une simple commande du Documentary Channel. A l’arrivée, un patchwork inextricable entre réalité et fiction. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles Winnipeg mon amour, à la fois autobiographie onirique et documentaire fantasmatique, est l’un des meilleurs films du cinéaste, un des plus divers et envoûtants.
  • A voir à lire () 4
    Réflexion sur la mémoire, l’enfance, le désir, la « madeleine » maddinienne déploie ses saveurs lentement, au rythme du train qui, dans le film, parcourt Winnipeg comme s’il s’agissait pour l’intellect et les sens d’une attraction devenue réalité. (...) Winnipeg mon amour marque donc une étape dans la carrière du cinéaste, un approfondissement des thèmes et des formes qui enthousiasmera ceux qui ont choisi de s’embarquer sur le même train... ou laissera indifférents ceux restés à quai.
  • Nouvel Obs () 2
    C’est le petit cirque permanent de Maddin, auteur « Des trous dans la tête », de « The Saddest Music in the World », de « Careful » et mille autres extravagances, qui empruntent à Méliès, à Murnau ou à Tzara le ton poétique, l’humour décalé, la force ludique.
  • L'Express () 3
    Guy Maddin revisite sa vie en noir et blanc, et mélange fantasmes, songes, cauchemars et authentiques images d'archives.[...] Savoureux numéro d'équilibriste d'un auteur prêchant le vrai pour sublimer le faux. Beau et barré à la fois.avoureux numéro d'équilibriste d'un auteur prêchant le vrai pour sublimer le faux. Beau et barré à la fois.
  • Le Monde () 4
    Guy Maddin, [...] récite lui-même ici le commentaire en voix off de cette ode à l'enfance autant qu'à son cadre. [...] Ces drames sont prétextes à des saynètes drôles et magiques autant qu'au culte de la mélancolie, ainsi qu'à des feux d'artifice visionnaires de toute splendeur.
  • StudioCiné Live () 3
    (..) le cinéaste canadien - certes sans se renouveler - creuse le sillon d'un cinéma éthéré, tout en volutes enivrantes, avec cette fois une dimension mélancolique plus assumée.
  • Télérama () 3
    Guy Maddin y égrène en voix off ses souvenirs d'enfance sur fond d'images d'archives municipales et de scènes reconstituées. Dans le rôle de sa mère, la délicieuse Ann Savage, la femme fatale de Détour, d'Edgar G. Ulmer, affiche une étonnante espièglerie. Ses apparitions donnent à ce film-madeleine encore plus de saveur.
  • Fluctuat ()
    Film de commande pour évoquer sa ville, Winnipeg mon amour est avant tout pour Guy Maddin l'occasion d'une plongée dans les arcanes du souvenir. Et comme toujours, de son histoire personnelle. Avec lui, le documentaire prend comme nulle part ailleurs les allures d'un rêve, merveilleux et angoissant, perturbant et sublime.Winnipeg mon amour est un projet à la genèse un peu différente des précédents films de Guy Maddin. Un film de commande, un documentaire qui plus est, sur la ville qu'il n'a jamais quittée, depuis 50 ans. Mais la contrainte se plie bien vite à l'univers foisonnant et lyrique du cinéaste, par la magie d'une substitution entre la figure de la ville et celle de la mère, particulièrement impressionnante dans le cas de Maddin, semblerait-il. Le cinéaste mélange ainsi ses souvenirs familiaux à ceux de la ville, et plutôt que de compiler les images d'archives, il recrée, il réinvente. Les premières images du film nous montrent l'actrice jouant sa mère, Ann Savage, en pleine préparation, répétant les phrases que Maddin, hors cadre, lui dicte. Les règles du jeu sont posées, la partie peut commencer.Comme toujours chez le canadien, c'est le langage du rêve qui prédomine, avec ses images violentes, ses mélanges incertains entre le souvenir et le fantasme. Tourné en noir et blanc, le film est littéralement hanté par la voix de Maddin, narrateur comme possédé par son histoire, angoissé lorsqu'il évoque sa mère, révolté quand il aborde les changements radicaux et malheureux infligés à la ville. D'anécdote en fait divers réel, le cinéaste nous plonge au coeur de son double sujet, qui se révèle tout aussi noir que ses fictions. Une ville hantée par des croyances indiennes et le spiritisme, peuplée de somnambules (10 fois plus que dans le reste du monde), où une loi oblige les gens à accueillir les anciens propriétaires de leur maison si jamais ils y retournent par mégarde, dans leur rêve... Des chevaux enfermés par la neige alors qu'ils tentaient de traverser un fleuve, et qui deviennent une attraction très prisée des Winnipegois, pas rebutés par la souffrance qui se lit sur les visages des bêtes... Sous le regard de Maddin, Winnipeg devient une ville mythologique, avec ses épisodes phares et ses héros du quotidien. Mais l'héroïne centrale du film demeure sa mère. Le cinéaste recrée ainsi sa famille avec des acteurs, dont Ann Savage, qui campe sa mère comme si elle intégrait aujourd'hui cette famille d'une autre époque, 1963 (et la présence du père, mort à cette époque, symbolisée par un monticule de terre dans le salon !). Une mère omnisciente, qui domine chacun de toute sa puissance quasi surnaturelle. Une mère étouffante, capable de lire dans les histoires de ses enfants la vérité enfouie. Lorsque la soeur de Guy revient à la maison affolée car elle vient d'écraser un daim sur la route, la mère lit immédiatement dans l'association du sang, de la fourrure et du capot abîmé l'acte réprouvé avant le mariage que vient de commettre, en effet, la jeune fille. Télépathie, rêve éveillé, cette figure surpuissante règne comme un dragon qui semble dominer toute la ville, assoupie.A travers ce double portrait, souvent très drôle, Maddin dessine la généalogie de son propre cinéma, et livre une fable finalement très universel sur le lien qui nous unit au foyer, familial ou urbain. Un lien physique, certes, mais bien plus profond. Winnipeg mon amour est une plongée hallucinée dans la danse des fantômes de notre enfance.Winnipeg mon amourDe Guy MaddinAvec Ann Savage, Darcy Fehr, Amy StewartSortie en salles le 21 octobre 2009[mediabox  id_media="110278" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © E.D. Distribution Laurence Reymond - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire les fils documentaire, noir et blanc sur le blog cinéma- Guy Maddin sur Flu : lire la critique de Des trous dans la tête ! (2008)
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