Affiche Une aranaque presque parfaite

Une arnaque presque parfaite : critiques

La critique de Premiere

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  • 3
    Une arnaque presque parfaite renoue avec ce qui manque désormais au cinéma d’action hollywoodien : la volonté enfantine de croire dans les histoires les plus fantasques et de prendre des situations artificielles pour argent comptant au nom d’un vrai plaisir de spectateur, embarqué par ces frères Bloom aux quatre coins du monde. L’allant du film renouerait presque avec celui des prologues des quatre Indiana Jones réunis, tant cette course-poursuite contre l’ennui est ponctuée de rebondissements permanents. « Presque » parce qu’il manque encore à Johnson la virtuosité technique d’un Spielberg
    et la capacité à clore son film.

Les autres avis de la presse

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  • Télé 7 jours () 2
    Ne vous fiez pas au titre français - un brin nunuche - de cette pétillante comédie policière mitonnée par le prodige Rian Jonhson (Brick). (...) il mélange allègrement les genres, multiplient les chausses-trappes et fausses pistes pour le plus grand plaisir du spectateur, ravi de se faire "arnaquer".
  • Le Monde () 1
    Le film se promène en Europe de l'Est, de Roumanie en Montenegro, croisant le chemins de personnages extraordinaires. C'est assez pour maintenir l'attention éveillée, insuffisant pour que l'on se pâme aux amours de Bloom (Adrien Brody) et Penelope (Rachel Weisz) ou que l'on tremble pour l'amour fraternel que cette liaison menace.
  • Télérama () 2
    Le scénario est brillant, truffé de références culturelles (Dostoïevski, Herman Melville...). Évidemment, une fois qu'on a compris le système - tout est faux, tout le temps -, on a un peu de mal à suivre les personnages, jolis et joliment interprétés, mais aussi charnels que des hologrammes. Seule la mise en scène, cette fois, a semblé intéresser Rian Johnson : péché d'orgueil sans doute. Faut dire qu'elle est belle et brillante.
  • Fluctuat () 3
    Si Une Arnaque presque parfaite dérange un peu par trop de manières ou de prétention, il sait aussi emporter le morceau et filmer avec style cette petite intrigue, entre mensonges et sentiments.De cette Arnaque presque parfaite, on sent un peu trop les limites. Le ton vaguement post Wes Andersonien, ce goût pour les petites mécaniques ciselées ou décalées, cette réflexivité partout qui n'a d'égal que le désir d'étaler ses références (littéraires surtout). Pour son second film, après l'intriguant et appliqué, mais déjà un peu trop intelligent et maniéré Brick, Rian Johnson ne manque pourtant pas d'élégance et d'envie. Et si on sent une aspiration à jouer la carte de l'épate, pour ne pas dire de l'arnaque, perpétuellement théorisée comme point névralgique du récit, il sait aussi séduire. Avec une certaine habileté, Johnson compose son univers entre deux eaux, qui se situe quelque part entre la modernité et son propre maniérisme, pour ensuite mieux en sortir en tentant de trouver sa voie. Quelque chose parcouru d'un désir de ressusciter le panache et la classe d'un cinéma post 60's, qui refuserait la désacralisation des 70's. On navigue ainsi toujours entre deux époques, des traces du monde moderne surgissant au détour d'un décor déballé des années trente. Comme pour mieux tordre le cou à la réalité, Johnson joue les superpositions, créant un espace hétérogène et faux autour de personnages vivant dans le réel qu'ils se créent.Avec style et pour le plaisir du jeu, Johnson s'invente donc deux frères spécialisés dans l'arnaque, l'un éternel sentimental en quête de vérité (Adrien Brody), l'autre tête pensante du duo, écrivant au tandem les fictions qui balisent leur vie (Mark Ruffalo). Un duo à l'existence construite sur des illusions, dans laquelle ils embarquent leurs proies, dont celle ici qui pigmente le film (Rachel Weisz), se veut la dernière, celle par laquelle celui qui joue le jeu de l'autre va s'émanciper. Johnson n'a peut-être pas encore les épaules assez larges pour imposer sans prétention les trouvailles visuelles émaillant son intrigue. Sa poésie teintée de mélancolie est encore trop démonstrative, avec un côté bon élève récitant son chapelet d'influences savamment diluées pour faire illusion. N'empêche, à force de circonvolutions aux enjeux inégaux, il sait distiller l'essentiel : un goût du romantisme, quelques héritages bien sentis de la BD, un plaisir généreux du récit, en soi et la possibilité de se construire par le faux. Avec suffisamment d'allure et aidé par son casting, Johnson clôt son film là où voulait aller, sur le terrain d'une émotion non feinte qui le sauve en lui donnant juste ce qu'il faut de grâce. Pas mal. Une Arnaque presque parfaite de Rian JohnsonAvec : Adrien Brody, Mark Ruffalo, Rachel WeiszSortie en salles le 05 août 2009 Jérome Dittmar
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