Affiche Une Education

Une Education : critiques

La critique de Premiere

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    L’oie blanche qui tombe dans les griffes du grand méchant loup, l’histoire n’est pas nouvelle. Mais elle est menée avec une grâce tellement surannée qu’elle en devient attachante, même si certains trouveront les clins d’oeil trop appuyés. Elle révèle une nouvelle venue que l’on
    aperçoit aussi ce mois-ci dans Brothers : Carey Mulligan, trop sage pour ne pas être tourmentée par le démon, trop godiche quand elle joue à la dame. Mais le vrai vainqueur de ce duo sucré reste sans conteste le sobre Peter Sarsgaard, aussi parfait en gentleman braqueur de coeurs qu’en filou hédoniste et annonciateur de la proche révolution londonienne.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope () 3
    Chronologiquement, « Une éducation » se situerait juste avant le pétillant « Good morning England » : avant les swinging sixties, il y eut, tout bêtement, les années 60. Grises, un pied dans l’après-guerre, aux mœurs austères, aux traditions puritaines. Adapté des mémoires de la britannique Lynn Barber, par elle-même et par l’auteur Nick Hornby, le film est à la fois la chronique cruelle du passage à l’âge adulte d’une jeune fille et la photographie d’une époque. S’opposent les aspirations d’une génération née après la guerre à une société où un beau mariage est encore préférable aux études, même à Oxford. Un charme très « qualité anglaise » pour cette éducation sentimentale portée par d’excellents comédiens, mention spéciale à la jeune Carey Mulligan qui interprète avec fraîcheur cette héroïne fougueuse et romantique.
  • Les Cahiers du cinéma ()
    Satané esprit scolaire pour qui la propreté de sa copie a plus de valeur que la vivacité de son esprit ! On ne sait quelle éducation se cache derrière cette soumission aux apparences, mais elle est clairement l'antithèse de tout ce qui a élevé notre oeil au cinéma.
  • Nouvel Obs () 2
    Derrière la caméra, la Danoise Lone Scherfig ("Italian for Beginners"), sur un scénario du romancier anglais Nick Hornby, trouve le ton juste, entre comédie et gravité, pour évoquer ce difficile passage à l’âge adulte, même si le happy end sonne un peu faux.
  • Les Inrocks () 2
    Sentimentale et culturelle, l’éducation de Jenny, une jeune fille douée issue d’un milieu modeste, s’inscrit dans l’Angleterre du début des années 60, encore puritaine mais déjà asticotée par un petit vent de fraîcheur et annonciateur du swinging London. (...) Lon Scherfig se contente d’habiller sur mesure et de jouer mécaniquement la partition scénaristique, parfois amusante, composée par l’écrivain Nick Hornby.Au revoir tristesse, bonjour “Martine mène la grande vie”.
  • Le Parisien () 3
    L’acteur américain Peter Sarsgaard possède tout le charme nécessaire à cette « éducation », d’abord irrésistible de drôlerie, puis d’une cruauté terrible. On passe un excellent moment.
  • Le Monde () 2
    (...) Une éducation est un film d'une vitalité robuste, un récit d'une grande finesse psychologique et historique qui offre, en outre, à une jeune comédienne l'occasion de donner toute sa mesure. S'il est une nomination aux Oscars 2010 que l'on ne peut contester, c'est bien celle de Carey Mulligan à celui de la meilleure actrice.
  • Télérama () 3
    Lone Scherfig, cinéaste danoise (Italian for beginners) filmant un script impeccable du romancier british Nick Hornby, lui-même tiré d'une histoire vraie, ne fait pas de morale, évite le libidineux. Au contraire, tout est subtil : Peter Sarsgaard joue avec finesse un trentenaire émerveillé de ce qui lui arrive ; tandis que la jeune Carey Mulligan (une inconnue qui ne le restera pas longtemps), bien servie par des dialogues pleins d'esprit, se transforme, à vue d'oeil, d'ado soumise en clone d'Audrey Hepburn. La réalisatrice traque sur le joli visage de l'actrice cette métamorphose saisissante.
  • Le Figaro () 4
    Lone Scherfig réussit à mêler subtilement comédie et drame, moments de mélancolie, de grandes espérances et de désillusions. Elle restitue également parfaitement l'époque, celle d'un Londres cru 1961, pluvieux, un brin morose, monotone et conservateur, à l'aube du Swinging London.
  • Libération () 3
    Le miracle vient du casting, en particulier de l'actrice Carey Mulligan, 22ans lors du tournage, qui apporte une indescriptible fraîcheur effrontée au rôle.
  • StudioCiné Live () 3
    Entre premiers émois passionnés et erreurs de jeunesse, Une éducation s'envole peu à peu bien au-delà de la simple comédie dramatique initiatique, fort d'un scénario soigné et d'une galerie de personnages ciselés. Quant à la craquante Carey Mulligan, vous l'aurez compris, elle file directement rejoindre la galaxie des étoiles montantes.
  • Journal du dimanche () 2
    Derrière la chronique sentimentale et légère se cache une critique assez désenchantée du sort de la femme dans l’Angleterre conservatrice, que l’on veut indépendante et éduquée mais qu’on est finalement prêt à marier au plus offrant. Mention spéciale à la jolie Carey Mulligan (nommée à l’oscar de la meilleure actrice), qui incarne, avec une belle énergie et un charme certain, une jeune ingénue que la vie a fait grandir trop vite.
  • Chronic'art () 3
    On aimait assez Nick Hornby (ici au scénario), auteur attachant même si parfois inconsistant, sans le croire pourtant capable d'une telle réussite. Le final notamment illustre à merveille le talent de l'écrivain : on conçoit que ce retour au bercail déçoive, mais le souci du réalisme et du quotidien, une parfaite lucidité sur les impératifs matériels et financiers, viennent en permanence infléchir les élans romanesques. Ce balancement vaut bien mieux qu'un simple retour à la réalité : Jenny ira bien à Oxford, mais la voix off ne laisse aucun doute sur le fait qu'elle n'y mènera pas une vie ennuyeuse et rangée. La facilité aurait été de faire de ces quelques mois une parenthèse vite refermée. L'Attrape-coeur par exemple, que l'actualité invite à mettre en parallèle, paraît de ce point de vue beaucoup plus limité, avec sa fugue de trois jours nettement encadrée. Une Education préfère se construire, à l'image de son héroïne, sur ces paradoxes et tâtonnements qui ne s'annulent pas mais se renforcent et s'empilent, dessinant une émancipation, et un film d'une grande beauté.
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