Affiche Underworld: nouvelle ère

Underworld : Nouvelle ère : critiques

La critique de Premiere

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    Depuis bientôt dix ans que l'actrice joue les vampires baddass, créature nocturne à mi-chemin entre Blade et Matrix, on ne peut pas dire que la carrière du couple décolle, surtout après avoir vu Wiseman anéantir Die Hard. Mais peu importe. Tout ça est sans doute à l'image d'Underworld, film post tout, suivant la voie hybride ouverte par les Wachowski pour déjà trois films qu'on a pas vraiment suivi de près. Qu'attendre alors d'un quatrième opus, toujours supervisé par Wiseman mais confié au tandem suédois Mans Marlind et Bjorn Stein ? Des deux zigotos, un rapide coup d'oeil sur imdb laisse à dire pas grand chose. De la licence non plus, sans doute trop fermée sur elle-même et sans enjeu pour intriguer. Pourtant tout n'est pas à jeter dans cette Nouvelle ère, et c'est encore les restes d'une alchimie entre la caméra et son actrice qui mérite de tenir, un peu.

    Gainée de cuir telle une Catwoman luisante, tranchant les gorges, atomisant les cervelles, bondissant des immeubles, Kate Beckinsale continue d'offrir son corps à ce monde ou vampires et lycanthropes se font la guerre. Dans une intro tonitruante, l'actrice fonce telle une Terminator animale, panthère noire éliminant tout sur son passage avec une belle précision du geste. Sans bouleverser la nouvelle série B numérique, cet Underworld laisse surgir, au milieu d'une intrigue insipide pour fan hardcore, quelques éclats de mise en scène non négligeables. La fluidité du mouvement, sa légèreté, son aisance à capter Kate Beckinsale comme un corps agile, félin, rapide, lisse, montre une maîtrise de l'espace pas si commune à Hollywood par les temps qui courent. Pas de quoi pavoiser (c'est parfois aussi très laid ou mal filmé), mais assez pour perpétuer sans honte un cinéma du corps mutant hérité, au plus loin, de Douglas Fairbanks. Film athlétique et de la célérité où les décors sont bâtis selon les dimensions ou les capacités des corps, cet Underworld apporte un peu plus d'eau au moulin de leur longue transformation. Eternel horizon du film de monstre, du super héros, du dessin-animé ou du demi-dieu.

Les autres avis de la presse

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  • Journal du dimanche () 3
    Actions, fusillades et explosions. Pour les fans.
  • Mad Movies () 3
    Mélangez des effets spéciaux plutôt ratés, des incohérences et facilités scénaristiques, et vous obtenez... le meilleur film de la série avec le numéro 2 !
  • A voir à lire () 1
    Quatrième volet de la guerre entre vampires et loups-garous. Un film d’action épuisant et très limité, malgré quelques bons points et une Kate Beckinsale souvent irrésistible.
  • Fluctuat.net () 2
    Quatrième opus d'une saga pour experts trouvant pourtant toujours sa place dans les charts, Underworld : Nouvelle ère veille au grain d'un cinéma rêvant de dessin animé. C'est toujours un peu pénible à regarder, mais Kate Beckinsale fait le boulot.
  • Le Monde () 1
    Quatrième opus d'une saga lucrative, Underworld : nouvelle ère n'a de nouveau que le titre. Dans les pas de Len Wiseman et de Patrick Tatopoulos, les suédois Mans Marlind et Björn Stein, en dépit d'une bonne volonté un peu trop manifeste, parviennent à faire un film à l'exacte semblance de ses prédécesseurs. Mêmes qualités, mêmes failles : comme son héroïne vampire, Underworld ne vieillit ni ne change. (...) Toujours violente, toujours timide, cette Nouvelle ère à l'efficacité minimale déçoit, comme de coutume, par son manque d'ambition.
  • A nous Paris () 2
    Du nouveau dans la saga (...) mais hélas, pas dans le scénario qui tourne vite à la classique bataille rangée entre vampires et loup-garou dans des sous-sols éclairés. Son efficacité fait tout de même repasser "Underworld" de la série Z à la série B.
  • Fluctuat ()
    Quatrième opus d'une saga pour experts trouvant pourtant toujours sa place dans les charts, Underworld : Nouvelle ère veille au grain d'un cinéma rêvant de dessin animé. C'est toujours un peu pénible à regarder, mais Kate Beckinsale fait le boulot.  Roberto Rossellini avait Ingrid Bergman et Voyage en Italie. John Cassavetes Gena Rowlands et Une femme sous influence. Paul W.S. Anderson Milla Jovovich et Resident Evil. Len Wiseman a Kate Beckinsale et Underworld. On fait ce qu'on peut. Depuis bientôt dix ans que l'actrice joue les vampires baddass, créature nocturne à mi-chemin entre Blade et Matrix, on ne peut pas dire que la carrière du couple décolle, surtout après avoir vu Wiseman anéantir Die Hard. Mais peu importe. Tout ça est sans doute à l'image d'Underworld, film post tout, suivant la voie hybride ouverte par les Wachowski pour déjà trois films qu'on a pas vraiment suivi de près. Qu'attendre alors d'un quatrième opus, toujours supervisé par Wiseman mais confié au tandem suédois Mans Marlind et Bjorn Stein ? Des deux zigotos, un rapide coup d'oeil sur imdb laisse à dire pas grand chose. De la licence non plus, sans doute trop fermée sur elle-même et sans enjeu pour intriguer. Pourtant tout n'est pas à jeter dans cette Nouvelle ère, et c'est encore les restes d'une alchimie entre la caméra et son actrice qui mérite de tenir, un peu.Gainée de cuir telle une Catwoman luisante, tranchant les gorges, atomisant les cervelles, bondissant des immeubles, Kate Beckinsale continue d'offrir son corps à ce monde ou vampires et lycanthropes se font la guerre. Dans une intro tonitruante, l'actrice fonce telle une Terminator animale, panthère noire éliminant tout sur son passage avec une belle précision du geste. Sans bouleverser la nouvelle série B numérique, cet Underworld laisse surgir, au milieu d'une intrigue insipide pour fan hardcore, quelques éclats de mise en scène non négligeables. La fluidité du mouvement, sa légèreté, son aisance à capter Kate Beckinsale comme un corps agile, félin, rapide, lisse, montre une maîtrise de l'espace pas si commune à Hollywood par les temps qui courent. Pas de quoi pavoiser (c'est parfois aussi très laid ou mal filmé), mais assez pour perpétuer sans honte un cinéma du corps mutant hérité, au plus loin, de Douglas Fairbanks. Film athlétique et de la célérité où les décors sont bâtis selon les dimensions ou les capacités des corps, cet Underworld apporte un peu plus d'eau au moulin de leur longue transformation. Eternel horizon du film de monstre, du super héros, du dessin-animé ou du demi-dieu.     Jérôme Dittmar   Underworld : Nouvelle èreDe Mans Marlind et Bjorn SteinAvec : Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael EalySortie le 8 février 2011
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