Un poison violent : critiques
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Les autres avis de la presse
(10) 2-
Pariscope (Arno Gaillard) 3« Un poison violent » montre avec sensibilité et finesse le délicat passage du monde de l’adolescence à celui des adultes. Mais la réalisatrice n’en reste pas là et filme aussi les doutes qui envahissent ses personnages face au religieux ou encore le questionnement sur cette vie qui prime et l’emporte toujours sur la mort. On n’oubliera pas de sitôt une courte et belle séquence dans laquelle la jeune adolescente montre, furtivement et de façon pudique, dans l’obscurité d’une chambre, son sexe à un vieil homme alité qui attend la mort, interprété par un étonnant Michel Galabru. Oui, ce poison violent et subtil aborde avec courage ces thèmes difficiles que sont la famille, la sexualité et la religion. Une œuvre ambitieuse que, sans doute, Robert Bresson aurait aimé.
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Télérama (Aurélien Ferenczi) 3Ça paraît théorique, mais ça ne l'est pas, parce que la cinéaste possède un sacré talent : sens remarquable du cadre, don pour faire dire aux images plus qu'elles n'en disent apparemment. Plan magnifique, par exemple, d'une averse qui tombe dru, cloue les hommes au sol : beaucoup, ici, sera affaire de transcendance et de pesanteur, mais sans insistance. Ce qui est à l'œuvre est ténu : quelques semaines – décisives – dans la vie d'une ado (jouée par la débutante Clara Augarde) qui perd son grand-père (Galabru, impeccable), voit ses parents se déchirer (Lio joue la mère, elle est parfaite), se confie à un prêtre (depuis quand n'avait-on pas vu un personnage de curé crédible ?). Il faut se laisser charmer, le talent est là.
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Positif (Fabien Gaffez) 2Si la mise en scène demeure académique, les acteurs sont d'une justesse bienvenue, quand le casting laissait préjuger d'une association de malfaiteurs (...)
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Les Cahiers du cinéma (Florence Maillard) 3Le film recèle ainsi de très belles séquences dès qu'il se penche d'un peu plus près sur son héroïne, et cesse de faire jouer des oppositions systématiques : une scène de séduction timide et heureuse entre deux jeunes adolescents, une scène de confirmation, subjective et forte, où le film s'écrit enfin cinématographiquement, et, tout à coup, décolle.
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Télé 7 jours (Julien Barcilon) 2Récompensé par le prix Jean-Vigo, ce premier film sensible aborde avec pudeur et intelligence le passage de l'enfance à l'adolescent tout en taclant au passage le poids de la religion catholique dans la France d'aujourd'hui.
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Fluctuat.net (Damien Leblanc) 2Katell Quillévéré réussit pourtant quelques gracieuses séquences (comme lorsque Pierre chante le joli « Laisse tes yeux » à Anna) et enrobe son film d'une sincère mélancolie. Si Un Poison violent échoue donc à faire ressentir le vertige de son héroïne, la jeune cinéaste délivre de réelles promesses d'avenir, notamment en ce qui concerne sa direction d'acteurs. A suivre.
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StudioCiné Live (Sophie Benamon) 2Le côté peu moderne de la famille "anti-LOL" joue un peu en défaveur du film et le traitement de la religion est déjà vu. Même si la cinéaste ne pousse pas assez loin son sujet, on remarque déjà une belle maîtrise de la caméra.
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StudioCiné Live (Véronique Trouillet)Dans ce film misérablement vide, ce dernier juxtapose des brèves de comptoirs graveleuses à des scènes bucoliques ennuyeuses et rend inutiles des acteurs, certains de talent, dans des plans séquences qui traînent en longueur et ne disent rien.
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L'Express (Christophe Carrière) 3Un petit hommage à la Thérèse d'Alain Cavalier ici, un clin d'oeil à Georges Bataille là et, partout, la personnalité d'une réalisatrice qui met toutes ses tripes dans une chronique où chacun(e) devrait se retrouver. Pour un premier film, c'est un sacré bon film.
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Nouvel Obs (Jean-Philippe Guerand) 2"Un poison violent" s’attache à la foi à la naissance de l’amour, à travers l’attirance d’Anna pour un copain, et à sa mort, incarnée par la séparation de ses parents. En situant délibérément ce tableau de mœurs dans le contexte figé d’une bourgeoisie de province sur laquelle le temps ne semble avoir aucune prise, la réalisatrice dessine un beau portrait de jeune fille insoumise et trouve en Clara Augarde une interprète à la virginité aussi subtile que lumineuse.
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Fluctuat () 2Pour son premier film, Katell Quillévéré explore la double éducation - religieuse et sentimentale - d'une adolescente de 14 ans. Un beau sujet, mais à la mise en scène trop timide pour convaincre.Premier long-métrage de la jeune Katell Quillévéré, Un Poison violent a été distingué pour « l'indépendance de son esprit » en recevant le Prix Jean Vigo 2010. Il est vrai que le sujet détonne dans l'univers du jeune cinéma français : observant l'intrusion du désir chez l'adolescente Anna (dans la lignée de premiers films remarqués comme Douches froides ou Naissance des pieuvres), cette oeuvre se démarque en développant une dimension religieuse qui renvoie à une tradition plus ancienne, celle du Thérèse d'Alain Cavalier ou de La Religieuse de Jacques Rivette. Soudain confrontée aux épreuves que traverse sa famille (des parents qui viennent de se séparer et un grand-père qui sent la mort approcher), Anna éprouve paradoxalement une liberté nouvelle et s'interroge sur le sens de sa foi, quelques jours avant sa confirmation.Le projet de la réalisatrice consiste ainsi à filmer une quête se sacré qui ne dit pas son nom, en se focalisant sur la notion de doute. Mais ces belles ambitions se heurtent à une mise en scène trop timorée. Les tourments des personnages semblent ainsi cadenassés dans le cadre et ne suscitent jamais le frisson espéré. Naviguant entre une trivialité enjouée (les dialogues de Michel Galabru) et un sérieux de pape (la soucieuse mère d'Anna, incarnée par Lio), le film peine à trouver du souffle et s'appuie sur des automatismes faciles - comme la fréquente utilisation de chansons anglo-saxonnes pour exprimer le spleen adolescent.Katell Quillévéré réussit pourtant quelques gracieuses séquences (comme lorsque Pierre chante le joli « Laisse tes yeux » à Anna) et enrobe son film d'une sincère mélancolie. Si Un Poison violent échoue donc à faire ressentir le vertige de son héroïne, la jeune cinéaste délivre de réelles promesses d'avenir, notamment en ce qui concerne sa direction d'acteurs. A suivre.Un Poison violentUn film de Katell QuillévéréAvec Clara Augarde, Michel Galabru, Lio, Thierry Neuvic[mediabox id_media="130659" align="null" width="550" height="366"][/mediabox]Illus © Sophie Dulac DistributionDamien Leblanc Exprimez-vous sur le forum cinémaSuivez l'actu ciné sur le blog cinéma
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