Date de sortie 14 février 2018
Réalisé par Edouard Zambeaux, Stan Zambeaux
Scénariste(s) Edouard Zambeaux, Stan Zambeaux
Distributeur EuroZoom
Année de production 2017
Pays de production France
Genre Film documentaire
Couleur Couleur

Synopsis

Djibi et Ange, deux adolescents à la rue, arrivent à l’Archipel, un centre d'hébergement d'urgence au cœur de Paris. Ils y affrontent des vents mauvais, des vents contraires, mais ils cherchent sans relâche le souffle d'air qui les emmènera ailleurs. Et c'est avec l'écriture et le chant qu’ils s’envolent… et nous emportent. Une plongée au coeur de l’Archipel, un centre qui propose une façon innovante d’accueillir les familles à la rue.

Critiques

  1. Première
    par François Rieux

    L'Archipel est loin d'être un havre paradisiaque. Avec ses longs couloirs nus rappelant ceux des hôpitaux, ses centaines de familles entassées dans des chambres exiguës et ses 73 enfants qui trompent la fatalité au détour d'ateliers pédagogiques, il s’agit de l'un des centres d'hébergement d'urgence les plus bondés de Paris. C'est là que Djibi et Ange, deux adolescents sans domicile fixe au moral à toute épreuve, survivent en compagnie de leurs familles monoparentales respectives. Dans Un jour ça ira, Stan et Edouard Zambeaux livrent de manière frontale le portrait de deux enfants qui ont grandi trop vite, en marge de la société française et sans racines auxquelles se raccrocher. Autoproclamé « serial-déménageur », le jeune Djibi trouve son salut dans l'écriture avec en point d'orgue la rédaction d'un reportage sur sa vie dans le quotidien Libération. Des mots sur les maux, témoignage éclatant lancé au reste du monde d'une existence rythmée par les coups du sort mais traversée aussi d'une envie de ne rien lâcher. Sans fard, loin de la démonstration pesante et dénué de tout misérabilisme, le documentaire trouve sa singularité en puisant son essence dans la parole libératrice de ces ados en détresse irradiant l'écran de quelques moments de grâce cathartiques qui pansent les plaies et blindent l'âme. A l'heure où l'individualisme régit de plus en plus les rapports humains et où la fraternité s’amenuise, Un jour ça ira ressemble à une lueur d'espoir.