Affiche Twilight - Chapitre 3 : Hésitation

Twilight - Chapitre 3 : Hésitation : critiques

La critique de Premiere

(1) 2
  • 2
    Jolie bluette ado ou traité mormon sur l’amour, Hésitation ne poussera personne à réévaluer la saga : Bella est décidée à devenir vampire, Edward veut se marier avant, Jacob se cramponne, et tous doivent vaincre ensemble l’armée de suceurs de sang levée par Victoria. Alors, quoi de neuf ? Réponse : David Slade. Le réalisateur de Hard Candy respecte le cahier des charges (guimauve en milieu boisé et ratatouille de mythes), tout en insufflant cette saveur « indé » que Catherine Hardwicke avait initiée. À travers une certaine dose de second degré (la tendance exhibo de Jacob, épinglée), il apporte de la distance et permet à l’action de prendre une réelle ampleur. Seul regret : la série n’est toujours pas la grande comédie qu’elle pourrait être si elle adoptait le point de vue de Charlie, le père de Bella – les immortels, les loups garous, les ennuis de sa fille, tout semble fatiguer le moustachu qui se console dans la bière. C’est de loin le père de l’année...

Les autres avis de la presse

(11) 2
  • Télé 7 jours () 1
    (...) le réalisateur David Slade dilue son mordant dans les contraintes esthétiques et idéologiques imposées par l'écriture mormonne Stephenie Meyer. Pour autant, sans hésitation, gageons que les accros du couple Pattinson-Stewart y trouveront leur compte.
  • 20 Minutes () 2
    Cette adaptation fidèle du roman romantique, fantastique et bien-pensant de Stephenie Meyers, apportera toute satisfaction aux irréductibles qui vénèrent Edward, Bella et Jacob et leurs interprètes Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner. L'ampleur du phénomène Twilight rend le critique impuissant devant le raz-de-marée d'inconditionnels frénétiques, imperméables à la douce torpeur s'emparant du commun des mortels devant les troubles d'une héroïne cœur d'artichaut ballottée entre un vampire pâlichon et un loup-garou musclé.
    David Slade, réalisateur de 30 jours de nuit, tente de transfuser un peu d'adrénaline à de rares scènes de combats. La morale (pas de sexe avant le mariage) est sauve et la violence parcimonieuse. Tout est donc réuni pour que ce troisième volet, sorti de la même photocopieuse que les précédents opus, cartonne chez nous.
  • Le Parisien () 2
    S’il est permis d’afficher une légère déception — avec David Slade (« Trente Jours de nuit ») aux commandes, on espérait frémir davantage —, le délice du feuilleton, voire du roman-photo, l’emporte largement. Grand moment du film, la très attendue « scène de la tente » mêle humour et tension sexuelle : Bella, frigorifiée, se réchauffe dans les bras du brûlant Jacob sous les yeux d’Edward le glaçon… De quoi mettre le feu aux joues des filles.
  • Les Inrocks () 2
    (...) ce qui étonne, c’est l’espèce d’objectivité transie qui isole Bella et Edward, c’est même la capacité du film à s’abstraire de son succès phénoménal en propulsant son couple hors d’atteinte et en remplaçant la connivence avec le public par une sorte de pacte d’oubli de soi. Les amoureux sont seuls au monde ; faites semblant de dormir, vous pourrez les espionner.
  • Le Monde () 2
    Ce troisième chapitre ressemblerait presque à un film de vampires s'il ne témoignait pas d'une sainte horreur du sang. Quand les créatures de la nuit succombent sous les coups, elles se cassent comme des Saxe, et la grande bataille au long de laquelle les loups-garous et les vampires s'allient contre les suceurs de sang ressemble à l'intervention d'un pachyderme dans une boutique de Limoges.
    Si l'on ne passe pas la projection à se pâmer (et pour y arriver, il faut répondre à des critères d'âge et de sexe très stricts), on ne peut que s'émerveiller de ce mélange de bizarrerie et de conformisme qui met une imagination délirante au service des valeurs les plus traditionnelles.
  • A voir à lire () 2
    Vraiment très à l’aise avec la mythologie Twilight, David Slade ne s’arrête pas à la manifestation de violence. Il développe les conflits psychologiques et surtout permet une belle introspection des personnages secondaires lors de digressions justifiées qui expliquent l’origine du Mal chez les Cullen (viol collectif implicite, massacre douloureux durant la guerre de Sécession..). Malheureusement il est aussi à l’aise avec les formules de la saga et n’oublie pas d’assaisonner son film des mêmes dialogues sentencieux que ses deux prédécesseurs, ce qui plombe parfois ses efforts. Les élucubrations romantiques et la plastique des acteurs qu’il expose dès qu’il peut ont, après tout, assuré à la franchise gloire et milliards de dollars. Il n’allait évidemment pas tuer la poule aux yeux d’or. Au moins, l’a-t-il panaché et rendu plus charismatique à nos vieux yeux cyniques. Et maintenant on pourrait presque dire, vivement le 4...
  • Télérama () 1
    A force d'entendre le refrain, on connaît la chanson : 1,1 milliard de dollars de recettes mondiales pour les deux premiers volets de la saga et sans doute encore plus pour les épisodes 3 et 4, tous adaptés de l'« über-best-seller » de Stephenie Meyer. Une affaire qui roule, qui écrase même tout sur son passage. Y compris la personnalité des cinéastes embauchés, à tour de rôle, pour empiler scènes de ralenti ­quasi parodiques et mièvres tête-à-tête romantiques...
    Après Catherine Hardwicke et Chris Weitz, on espérait (vaguement) de David Slade, pro du film de vampires (le jouissif et sanglant 30 Jours de nuit). Eh bien non : Twilight 3 ressemble toujours à Twilight, avec ses héros figés, glacés, dont la peau brille comme du sucre, pour attirer les petites filles...
  • Journal du dimanche () 1
    A chaque fois, David Slade se démarquait par sa radicalité et son nihilisme assumés. On espérait donc une mise en scène bien plus audacieuse pour Tentation. D’autant que la séquence d’introduction, une chasse à l’homme angoissante, augurait une aventure plus sombre et rythmée que les précédentes. Mais la tension se relâche subitement quand Edward demande à Bella de l’épouser dans une prairie bucolique! Les dialogues, démonstratifs, sont dignes d’un épisode des Feux de l’amour. Si Robert Pattinson et Taylor Lautner semblent un peu falots, la comédienne Kristen Stewart gagne en maturité et en crédibilité. Les plans gratuits de jeunes gens torse nu vont sûrement affoler les midinettes. Cela dit, la production n’a jamais caché sa volonté de faire des films pour son cœur de cible.
  • Chronic'art () 3
    La friction entre le chaud et le froid, les pulsions sexuelles et le romantisme glacé, la ligne claire d'un récit simpliste et la complexité des sentiments, tout cela atteint presque à une sorte de perfection étrange qui rappelle certains films muets alpestres (la deuxième partie de La Roue d'Abel Gance par exemple) où les passions trouvent un théâtre idéal pour s'incarner et jouxtent le mythe. Bien sûr tout cela reste assez timoré, pris dans le corset un peu étouffant du blockbuster formaté pour ne jamais choquer ou remuer le public adolescent visé. Mais cette séquence est à elle seule un concentré de ce qu'il y a de plus émouvant dans la saga, le terrible désarroi adolescent face aux atermoiements du coeur et de la chair.
  • Fluctuat () 2
    D'un côté Twilight 3 est le film le plus abouti à ce jour de la saga, David Slade surpassant aisément ses camarades. De l'autre, il est peut-être le pire car le plus ennuyeux. Le problème étant bien sûr Stephenie Meyer et sa nullité littéraire.Le marathon Twilight continue. Après Chris Weitz qui avait un peu remonté la barre, dans l'urgence, avec les moyens du bord, en limitant la casse malgré quelques aberrations, David Slade prend les commandes. A priori une bonne nouvelle : entre Hard Candy et 30 jours de nuit, le bonhomme s'y connaît en teenagers et vampires, même plutôt bien. On partait donc confiant et curieux de voir comment il allait se glisser dans la tambouille de stephenie meyer. Vendons vite la mèche, Slade est bien le seul à sortir du lot dans ce troisième épisode. Arrivant en dernier, il a forcément l'avantage et profite des erreurs ou tentatives de ses prédécesseurs. L'image par exemple : quasi monochrome et hivernale chez catherine hardwicke, contrastée et automnale chez Weltz, Slade opte pour une ligne médiane, la meilleure, offrant une ambiance proche du réalisme onirique. La variété des pigments sur la peau des personnages, respectant chacun leurs castes et identités ; la nature, toujours ultra verdoyante mais constellée d'un gris orageux annonçant les dangers à venir ; le léger grain qui survit sur la pellicule, pour donner une sensation de matière à ces corps habités par la passion, toute l'image crépite d'une jolie cohérence d'ensemble. C'est pas grand-chose mais montre que Slade a compris où se situait l'esthétique de la saga, mettons qu'il l'a définie pour de bon et l'approfondit.Après reste un minimum de savoir faire dans la mise en scène, une envie de plans serrés, quand il faut, pour souligner la beauté inquiète des visages, ou la tourmente des émotions, toujours sur la brèche, dans l'incertitude, parfois la pudeur ou le non-dit (jolie scène entre Bella et sa mère). Restent aussi une relative maîtrise du découpage, un goût pour des cadres graphiques, une capacité à dessiner des trajectoires de comics, comme elles surgissaient déjà dans le beau 30 jours de nuit. Slade sait filmer l'action et le montre, sans faire des étincelles mais avec ce qu'il faut d'idée et de bestialité pour faire tenir un solide combat final où vampires et loups-garous s'associent afin de botter le cul aux « nouveaux-nés » de la bad girl - nuls bébés à l'horizon, pas de panique, dans la mythologie Meyer on appelle ainsi les jeunes mordus assoiffés de sang. Twilight 3 promettait de relever d'un cran sa dose de testostérone, c'est plutôt léger à l'arrivée, mais y a du mieux. Slade se fait plaisir, ressuscitant de loin sa bande de vampires dégénérés post Carpenter. A défaut de s'engager dans un festival de démembrements qui tache, interdiction de toute dérive gore oblige, il opte pour une étrange inspiration cameronienne : le corps des vampires, au lieu de se déchiqueter, se casse tel le T1000 givré dans Terminator 2. Pas très compréhensible mais du plus bel effet.Alors c'est quoi le problème ? Tout le reste ou presque. A commencer par la soupe romantico-adolescente de Meyer qui autrefois avait encore un charme, mais là s'enlise dans un interminable ping-pong sentimental. Grosso modo, Twilight 3, que les frenchy ont justement sous-titré « Hésitation », se résume à faire rebondir Kristen Stewart (bizarrement moche) entre son loup-garou bodybuildé faisant du forcing, et un Robert Pattinson transi voire un peu boulet, se refusant de coucher avant le mariage. Certes, l'intrigue amoureuse repose sur ce dilemme de la mort consistant à choisir entre deux conceptions esthétiques radicales du sexe masculin. Mais quand les personnages sont assujettis à de longues digressions mêlant crises de jalousie boutonneuse et répétition des éventualités affectives, notre pourtant large seuil de tolérance en matière de soap pour midinettes passe dans le rouge. Kristen Stewart fait le tampon et passe de bras en bras sans arrêt, ses prétendants se vannent, beaucoup (Slade détend heureusement souvent l'atmosphère avec ironie), tant et si bien qu'on se plaît à rêver d'un ménage à trois pour en finir. La manoeuvre a bien sûr un but, imposer un curieux discours pseudo féministe (c'est elle qui choisit, pas eux), mais s'empêtre dans une vision égoïste de l'amour. Bref, Slade a sauvé les meubles, mais il hérite d'un script laborieux rendant ses acteurs irritants.Twilight Chapitre 3 : HésitationDe David SladeAvec : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor LautnerSortie en salles le 07 juillet 2010[mediabox  id_media="129752" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Illus © SND Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil cinéma fantastique sur le blog cinéma- Lire les critiques de Twilight - Chapitre 1 : fascination et Twilight - Chapitre 2 : tentation- Voir notre histoire des vampires au cinéma
Cannes live !
  • VIDEOS - Le Best Of de Cannes 2012 en 120 secondes Cannes 2012 en 120 secondes 26/05/2012 - 21h27
  • La Chasse, Les Bêtes du Sud Sauvage, Dans la Brume et Rengaine déjà récompensés à Cannes Déjà des prix à Cannes 26/05/2012 - 19h11
  • VIDEO - Kyan Khojandi, la bonne surprise Mud, Gunther Love, mannequin nue et massage dans Cannes I Come Stars surprises dans Cannes I Come 26/05/2012 - 18h39
  • Christa Theret, négligée 26/05/2012 - 16h14 2
  • PHOTOS - Les scènes de cul les plus marquantes du festival de Cannes 2012 Les scènes de sexe à Cannes 26/05/2012 - 15h23
> Tout le Festival de Cannes