Tucker & Dale fightent le mal : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2-
Mathieu
Carratier
2
L’idée est géniale : deux rednecks inoffensifs sont pris à tort pour des tueurs dégénérés par un groupe d’étudiants, qui vont mourir accidentellement l’un après l’autre et ajouter à la confusion… Il faut sans doute remonter à Scream pour voir un film d’horreur s’amuser (et nous amuser) à ce point avec les conventions du genre. Si le réalisateur ne va malheureusement pas au bout de son parti pris frondeur et rentre dans le rang avant la fin, Tucker & Dale promet des séances de minuit particulièrement survoltées.
Les autres avis de la presse
(14) 2-
Geek (Vincent Julé) 3(...) le film n'est ni un survival, ni un slasher, mais plutôt, effet miroir déformant, un "lavivrus" et un "rehsals" ! En effet, il retourne le genre comme un gant (clouté), puisque Tucker et Dale sont en fait deux gentils péquenauds que nos american boys & girls prennent pour des serial killers suite à un quiproquo mortel. Entre fausse bonne idée et vrai hommage parodique, Eli Craig s'en donne à coeur-joie qui tâche et rejoint les débordements d'un Adam Green sur Butcher/Hatchet.
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Impact (Rurik Sallé) 3(...) Tucker & Dale fightent le mal est une vraie surprise qui ne doit probablement son accession aux salles qu'à l'excellent bouche-à-oreille dont elle bénéficie depuis ses passages en festivals. On pourrait regretter la volonté de Craig de greffer à cette délirante absurdité une sous-intrigue basée sur le passé mystérieux du plus détestable des jeunes campeurs : cette tentative d'étoffer la narration, doublée d'une ode maladroite à la tolérance, tombe à plat. On aurait pu espérer à la place une plongée dans l'absurde plus puissante encore, mais en l'état, Tucker & Dale... reste l'une des Mad comédies les plus fraîches qu'il nous ait été donné de voir depuis... ouais, au moins !
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Impact (Rurik Sallé) 4Tucker et Dale... reste l'une des Mad comédies les plus fraîches qu'il nous ait été donné de voir depuis ... Ah ouais, au moins !
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CinémaTeaser (Ilan Ferry) 2Porté par un duo vedette à l'alchimie évidente (...) Tucker & Dale Fightent le Mal est un pied de nez bien senti au survival aseptisé !
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StudioCiné Live (Sandra Benedetti) 3Le tandem est fendard et le décalage réjouissant, aux abords de la parodie et de l'hommage aux films d'horreur.
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Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 2En déshabillant les codes du survival pour s'engouffrer dans la comédie romantique, Tucker & Dale fightent le mal propose une alternative sympathique au sempiternel film de geek parodique. C'était pas gagné
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Le Parisien (Charlotte Moreau) 2Interprété avec un plaisant premier degrés, ce film détourne chaque cliché du genre.
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Le Monde (Jean-François Rauger) 1Comme souvent dans ce genre d'exercice, l'énergie comique s'essouffle au bout d'un moment et le film peine à tenir la distance.
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Le Figaro (Le Figaro) 2Parodie réussie des films d'horreur, ce premier long-métrage met en scène deux gentils péquenauds américains confrontés à des étudiants qui les prennent pour des tueurs en série.
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Le Figaro (Emmanuele Frois) 2C'est sanglant, bébête, mais on ne peut s'empêcher de rire, tellement le réalisateur met du coeur à l'ouvrage.
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A voir à lire (Frédéric Mignard) 1L’idée est amusante (les deux bouseux sont en fait de grosses pâtes en manque de confiance et d’amour féminin), mais le manque de moyens et d’idées pour nourrir l’heure trente de métrage rend l’exercice un peu vain. Le message, lui, est clair, il ne faut pas s’arrêter aux gueules stéréotypées... la monstruosité se cache ailleurs.
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Télérama (Nicolas Didier) 2Dans un film d'horreur rural, il y a trop souvent les gentils citadins contre les autochtones dégénérés. Eli Craig renverse les codes ("rednecks" attachants vs étudiants crétins). Sa comédie horrifique est très réjouissante...
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Nouvel Obs (Nicolas Schaller) 1Parodier le slasher, genre caricatural s'il en est, sans sombrer dans la facilité est un exercice délicat dont cet amusant pastiche se tire bien. (...) Le reste du temps, quiproquos et dérapage gore s'enchaînent sans génie mais dans un très bon esprit.
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Paris Match (Alain Spira) 3Tyler Labine, en gros puceau timide et Alan Tudyk, en brave gars sympa, forment un si irrésistible tandem de gaffeurs que l'on met notre main à couper que ces deux-là sont les nouveaux Laurel et Hardy du gore.
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Fluctuat ()En déshabillant les codes du survival pour s'engouffrer dans la comédie romantique, Tucker & Dale fightent le mal propose une alternative sympathique au sempiternel film de geek parodique. C'était pas gagné. Une bande de teenagers partis camper dans les bois qui croise en route deux types aux allures de rednecks sortis d'un spin off de Massacre à la tronçonneuse, on connaît la musique. Mais elle ne dure pas bien longtemps. A peine cinq minutes, assez pour comprendre et nous montrer que les deux gars (Tucker & Dale) sont juste des vieux potes en chemin pour retaper une cabane où ils vont passer leurs vacances. Des mecs normaux, pas très glamour avec leur airs de bouseux, sorte de duo comique tendre et sympa, des Laurel et Hardy tombés par erreur dans un Vendredi 13 où après une série de quiproquos, ils deviennent la proie des teenagers qui voient en eux les cousins de Jason ou Leatherface. Parfaite inversion des rôles donc d'un genre balisé depuis Tobe Hooper, Sean Cunningham ou Wes Craven, pour un pitch qui sur le papier fait un peu peur. Avec ses airs de survival parodique, Tucker & Dale fightent le mal semble revenir droit des années 90, entre le mauvais plan potache et le fils prématuré de Scream. Pourtant, malgré ses dehors has been et son titre à la con fleurant bon le Kevin Smith, le film d'Eli Craig s'en sort pas si mal.En cause, sa volonté de jouer avec le survival pour s'amuser avec les apparences. Empruntant la mythologie stylistique du survival plus que ses références (même si elles sont inévitables car trop tentantes), Craig se livre à une véritable petite analyse du regard et d'un genre pour mettre à plat ses codes et ce qu'ils entraînent. La méthode est la même que dans tout film parodique, mais, plus fine, elle cherche moins l'ironie et la connivence qu'à mettre les images à l'envers (en passant par la mise en scène) pour aller vers ses deux personnages et les accompagner dans leurs tribulations. Si Craig n'oublie jamais la comédie du détournement dans toutes les situations qu'elle présuppose (les meurtres remplacés par une série d'accidents suicides aux accents burlesques souvent réussis), sa quête est avant tout sentimentale. Là aussi, rien de nouveau depuis qu'Apatow et ses amis occupent le terrain du coeur, mais la rencontre du bedonnant et timide Dale avec une jeune et jolie étudiante, transforme ce joyeux décryptage formel en critique des préjugés. Pas de quoi pavoiser, Craig avance en terrain connu, il ne bouleverse rien et son film arrive bien trop tard pour se tailler une réputation que lui a déjà pris, au hasard, Shaun of the Dead. Mais sa volonté d'aller au-delà de l'ironie pour toucher à la vérité des sentiments et du regard sur l'autre, fait la différence et rend l'entreprise moins vaine ou couillonne qu'elle n'en a l'air.Jérôme Dittmar Tucker & Dale fightent le malD'Eli CraigAvec : Tyler Labine, Alan Tudyk, Katrina BowdenSortie en salles le 1er février 2012
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