Les autres avis de la presse
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- StudioCiné Live
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Xavier
Leherpeur
)3Soyons honnête, la partie live et le canevas psychanalytique (...) ne sont pas les meilleures éléments d'un scénario parfois amorphe. Mais Tron vaut avant tout pour ses superbes poursuites (rendues encore plus spectaculaires grâce à l'immersion de la 3D), son esthétique électro-pop et sa démesure graphique. A ce niveau, le film remplit parfaitement son cahier des charges (...) Tron est une époustouflante et vertigineuse plongée dans un univers virtuel, servi par une mise en scène évitant le tape-à-l'oeil pour se concentrer sur une redoutable efficacité d'exécution. - Rolling Stone
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Mathilde
Lorit
)3Un véritable choc esthétique. Musique hypnotique et images à couper le souffle : jamais un univers n'avait encore aussi intimement collé à la 3D, utilisée avec ampleur et ambition.(...) C'est toute fois dans son scénrio que se trouve la vraie limite de ce presque chef-d'oeuvre. (...)Longtemps après la projection, persiste toutefois le sentiment d'avoir participé à une expérience sensorielle unique, qui a l'immense mérite de nous éconcilier avec la technologie. - L’Ecran Fantastique
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Nathalie
Dassa
)3Avec Tron l'héritage, Joseph Kosinski signe sa première réalisation de long-métrage et propulse le spectateur dans un cyber univers plus sombre, avec un design high-tech extra luminescent et une structure beaucoup plus spectaculaire et complexe. - Les Cahiers du cinéma
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Nicolas
Azalbert
)2Tron de Steven Lisberg (1982) était un étrange objet électronique, explorant une technologie alors inconnue. La suite en 3D ne propose finalement aucune réflexion nouvelle sur le virtuel et le divertissement. A l'image du lifting numérique gênant de Jeff Bridges, qui n'aboutit qu'à une caricature de la jeunesse de l'acteur, Tron a été mis à jour mais pas approfondi. - Le Figaro
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Olivier
Delcroix
)3Autant le dire : on craignait le pire. Sorti en 1982, même temps que Blade Runner de Ridley Scott et ET de Steven Spielberg, Tron produit par Disney était in film totalement visionnaire - Mad Movies
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Fausto
Fasulo
)1Cette séquelle/reboot joue aveuglément la carte du recyclage, pillant classiques (2001, Blade Runner...) et films cultes (Matrix, Star Wars) sans s'embarrasser de pertinence et encore moins de personnalité. Le pauvre Jeff Bridges semble d'ailleurs complètement paumé dans ce merdier numérique, engoncé dans une tenue piquée au Néo des Wachowski et déclamant des monologues sibyllins à l'hermétisme puissamment soporifique. Reste le gros son des Daft pour nous tenir un poil éveillés devant ce spectacle de vieux à la morale capitaliste gentiment puante. Merci Mickey. - Mad Movies
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Fausto
Fasulo
)1Passée la scène d'ouverture aérienne et vrombissante, on sombre dans les méandres d'une virtualité catatonique. Zzz... - Metro
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Jérome
Vermelin
)2Disney a mis le temps pour donner une suite à Tron, film culte des années 1980. Peut-être trop car si la 3D fait le boulot, cet univers de jeu vidéo bleu fluo a quelque chose d'un peu désuet à l'heure des « Call of Duty » et autres « Assassin's Creed ». Sans parler du scénario bien pâle... Heureusement qu'il y a Jeff Bridges, impeccable en gourou high tech, martyrisé par son odieux clone digital. - 20 Minutes
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Caroline
Vié
)2Relief au top de la technologie et bande-son super tac-boum signée du duo français Daft Punk font décoller le spectateur sur la moto du héros.
Les esprits chagrins pourront déplorer que le scénario soit beaucoup moins flamboyant que les décors. Les autres plongeront dans un univers d'une richesse visuelle époustouflante. - Chronic'art
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Sébastien
Bénédict
)2Le film de Joseph Kosinski se contente de dire au premier "Tron" qu'il avait bien raison d'annoncer une mutation pareille, que voilà ça y est. Ça y est depuis un moment déjà, et c'est le problème : "Tron legacy" n'est qu'un héritier, il n'a rien à transmettre, rien à annoncer. Dommage. - Nouvel Obs
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Olivier
Bonnard
)2C’est peu de dire que cette suite a su se faire attendre : près de trente ans se sont écoulés entre "Tron", film-culte de la génération geek, et ce "Tron – L’Héritage" !
… Avec ce "Tron" version 2.0, Joseph Kosinski, jeune réalisateur venu de la pub, bricole un mythe à destination de la génération Facebook. Une cybervariation sur le thème de "Frankenstein". Triomphe de direction artistique, le film pèche par son scénario, et ploie un peu sous le poids de sa propre mythologie. Profanes, s’abstenir. - Télérama
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Jacques
Morice
)1Hors de l'action, le film est soit pontifiant - les dialogues entre le fils et son gourou de père atteignent des sommets d'absurdité involontaire -, soit carrément confus. A qui s'adresse Tron ? A un public bien trop flou, nostalgiques fétichistes mis à part. C'est trop vieillot et réfrigérant pour toucher un jeune public. Trop fumeux pour des adultes. Dans le genre décoiffant, on préfère nettement Matrix ou le méconnu Speed Racer, tous deux signés par les frères Wachowski. Doit-on en conclure que le futur n'appartient plus à Walt Disney, maison mère, mais à Pixar, son fils ? Que le XXIe siècle sera pixarien... ou rien ? - Fluctuat
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Daniel
De Almeida
)3Fascinant par sa plastique abstraite et kubrickienne, passionnant par les enjeux esthétiques qu'il soulève, à la fois classique et ultra High Tech, ce Tron 2.0 sait faire oublier le régime gras d'entertainment où il s'éreinte. - Lire également l'analyse : La foire de Tron, ou comment Disney en fait beaucoup (trop) Comme la majorité des Disney hors animation, Tron n'est pas resté dans l'histoire. Tout au plus est-il devenu mythique par son aspect pionnier d'un genre impossible (cinéma et jeux vidéo), sa direction artistique éclairée aux néons, et ses images de synthèse balbutiantes. Personne ne le prendra jamais en référence, sinon quelques geeks nostalgiques des années 80 ; et il ne représentera en rien une révolution. Sa suite déboulant en fanfare à force de promotion et teasers impose de resituer rapidement les choses. Le premier film entretenait par l'écart technologique entre ses images et celles du jeu vidéo à l'époque un fantasme : futuriste, telle la promesse d'un avenir probable où les jeux attendraient le même degré de finition visuelle, voire plus abstraitement un lendemain utopique du virtuel où on franchirait carrément le cap de l'image. Tout cela était de la science fiction et surtout du cinéma. Toutefois, il était déjà conscient, malgré lui, que le jeu vidéo repose sur un maillage étroit d'actuel et d'imaginaire, ce fait que même un personnage de quelques pixels est capable d'avoir une réalité, avec paradoxalement toujours la promesse que la technique pourra, un jour, le rendre plus vraisemblable. Dans son rapport à la technologie, sa question sous-jacente était donc celle de la représentation et du spectacle. Mais que peut le film de Joseph Kosinski dans cette perspective ? Et surtout comment lui succéder ?Le terme d'héritage n'a pas été choisi pour rien. Il y a d'abord une continuité dans le désir de produire des images numériques répondant à un pur fantasme technologique. Tron Legacy, de son vrai nom, se définit comme un blockbuster rutilant cumulant les bidules High Tech (3D, IMAX) ; il se vend sur la promesse de ses moteurs graphiques démentiels, pure fascination du digital entretenant la curiosité pour une nouvelle manière de générer des images. Mais ceci n'a pourtant, à l'inverse des frères Wachowski, rien de nouvellement visionnaire. Au contraire, Legacy s'évertue à faire une mise à jour du précédent. A l'actualiser en customisant ses codes couleurs, sa plastique abstraite, ses motifs hétérogènes, tout l'ensemble de son esthétique jonglant entre hyper modernité de l'époque et icônes archaïques ; le film mêlant image du circuit imprimé, motos prototypes et jeux du cirque. Héritage donc, parfaitement assumé, offrant à ce Tron 2.0 une volonté de continuité, faisant abstraction de toute l'évolution du jeu vidéo depuis la sortie du premier film, comme si finalement il ne découlait que d'une chose quelque soit son époque : une reproduction libre et fantasmatique de la réalité et ses images. Qu'elle soit schématisée, vulgaire ou ultra réaliste peu importe, ce qui compte c'est la duplication, comment les choses sont transformées, clonées, représentées ; comment à travers le digital se créent de nouveaux mondes dans lesquels la conscience se projette.Je suis ton pèreEmboîtant Tron, Legacy suppose l'idée d'un espace virtuel comme un duplicata ténébreux du réel, un monde alternatif où Jeff Bridges, héros du premier film, est emprisonné par son avatar hitlérisé, créature digitale ayant échappé à son créateur et rêvant de conquérir notre réalité avec une horde de programmes formatés. Purement onirique dans ses divagations nazies informatiques et New Age (la création d'un monde parfait qui a dérapé), cette intrigue où le fils de Bridges joue un héros naïf mais providentiel, permet à Kosinski d'orchestrer la question centrale du film : comment choisir la filiation, des êtres et des images, tout en assurant un spectacle numérique fondé sur l'hybridation et la reproduction ? Ceci dans un rapport multiple entre l'ancien et le moderne, où le mythe réactualisé de Frankenstein croise un clone bâtard de Ziggy Stardust et Malcom McDowell tout en citant Jules Verne, pionnier littéraire de notre réel accéléré et informatisé. Car si Legacy s'égare sur la voie foraine d'un entertainement exsangue ; si son scénario ne suit pas ses ambitions théoriques, ou trop tard ; si ses dialogues et tentatives d'humour ironiques calamiteuses posent un problème de ton ; si son acteur, Garrett Hedlund, le fils de Bridges, est nul ; si la musique des Daft Punk en boucle devient gonflante, Kosinski laisse planer malgré tout des enjeux passionnant autour de ce rapport filial.Legacy est le film d'un maître d'oeuvre. Par sa direction artistique époustouflante et ultra cohérente, il bâtit un monde pop et à la fois autonome, où l'esthétique abstraite héritée du premier s'intègre, sublimée par son polish technologique. Plus encore, l'univers digital de Tron reconstruit par Kosinski devient organique et minéral : le tracé des motos évoquent des fluides aquatiques luminescent, la surface où se joue un combat de disque olympien rappelle l'obsidienne. Plusieurs fois le jeu des matières oscille, à la fois lisse, aseptisé, et tactile, vivant. On y vient : tout le film se tient là, dans les frontières graphiques entre un monde abstrait et réel ; via l'opposition serrée entre une idée de la copie, dangereuse mais fascinante, et celle de l'héritage, du vivant, auquel le discours veut croire. Cet axiome, Legacy le résume par la place du fils et plus encore le double rôle de Bridges, joué d'un côté par l'acteur d'aujourd'hui : visage ridé, regard mélancolique s'illuminant lorsque son fils réapparaît ; de l'autre par son clone digitalisé, au visage froid et sans émotion, figé dans une éternelle jeunesse morbide. Filiation encore, Kosinski se place aussi aux côtés du cinéma, revisitant le Stanley Kubrick de 2001 et Orange Mécanique. Par là, il finit d'ordonner sa lutte entre différents régimes d'images, assumant sa préférence (le cinéma, l'acteur, la singularité, l'enregistrement, le soleil), sans jeter cette technologie dont il dépend. Héritage, tel est son beau souci.Par Jerôme Dittmar Tron - L'héritage (Tron Legacy)De Joseph KosinskiAvec : Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia WildeSortie en salles le 9 février 2011 © Walt Disney Studios Motion Pictures France Jérôme Dittmar