Tournée : critiques
- Film
- Bandes-annonces(4)
- Photos(16)
- Casting
- Critiques (11)
- Avis internautes(20)
- DVD/Blu-ray
La critique de Premiere
(1)4-
Isabelle
Danel4Tournée, quatrième film réalisé par Mathieu Amalric, est une oeuvre généreuse et désenchantée, un conte défait où les princesses portent des faux cils et où les grenouilles ne sont pas encore princes. Sous le clinquant, un tourbillon d’émotions vraies : des moments de partage dans les
coulisses ; des éclats de rire, le soir dans des halls d’hôtels sans âme ; un pur moment de séduction, presque sans le faire exprès, sur une aire d’autoroute ; ou une magnifique scène de colère à la caisse d’un supermarché. Une sorte d’éternelle jeunesse poussée à l’extrême, une
vie de baladin, où le maître mot est « jeu ». Pour éviter le « je » ? Tournée est un film « infini » au sens aussi où il n’est pas « fini ». Car le but, c’est le voyage, pas la destination.
Les autres avis de la presse
(12)3- Pariscope (Arno Gaillard)3Pour ce quatrième film en tant que réalisateur, Mathieu Amalric filme une charmante et fort sympathique bande de femmes aux formes généreuses, qui, du Havre à Toulon, s’effeuillent en public. C’est une comédie burlesque et tendre où l’acteur interprète lui-même Joachim, cet homme qui aime les femmes mais cache un encombrant passé. Ces belles Américaines bien en chair et girondes, mais néanmoins sensuelles et aguichantes vampirisent Joachim et même le film, comme le prouve une courte séquence dans laquelle l’une des artistes dit à Joachim: « Ok tu nous as payé le billet d’avion pour venir ici, mais c’est notre show et il nous appartient ! » Prix de la mise en scène du dernier Festival de Cannes: cette tournée cinématographique, faite de belles provocations, appartient bien à des femmes libérées.
- Le Monde (Jacques Mandelbaum)4Allégresse et ravissement. C'est le sentiment qu'on éprouve en découvrant le premier film de la compétition de ce cru 2010, Tournée, de Mathieu Amalric. Ce long métrage, qui doit sortir en salles le 30 juin, est une débauche de chair et d'esprit, une joie pour les yeux et pour le cœur, un geste fou, poétique, drôle, émoustillant, désespéré, insolent, miraculeux. Grâces en soit rendues aux organisateurs de la manifestation, ainsi qu'à l'auteur, qui, non content d'être l'acteur le plus brillant et inventif de sa génération, livre le meilleur de lui-même avec ce quatrième long métrage, troussé au double titre de réalisateur et d'acteur (...).
- A voir à lire (Gérard Crespo)2Le prototype du "petit" film sympa de festival, qui aurait eu sa place dans une section parallèle et se retrouve propulsé en compétition, par un mystère qui m’échappe. Un ton décalé et quelques séquences burlesques arrivent quand même à capter notre attention.
- GQ (La Rédaction de GQ)4Incarné au maximum (incroyable scène de drague dans une station-service), poétique, Tournée méritait donc son buzz cannois.
- Télé 7 jours (Viviane PESCHEUX)4En prenant magistralement le contre-pied de la beauté féminine formatée, Amalric transmet en formidable passeur, dialogues et situations burlesques à l'appui, son amour pour le spectacle vivant où les figures felliniennes côtoieraient Maryline et Gena Rowlands.
- Rolling Stone (Mathilde Lorit)4Faite de moments en suspens, de dialogues tus et de rencontres éphémères, cette tournée s'achève dans un no man's land qui hésite entre Paradis perdu et coquille vide. A l'image d'un film qui progresse avec grâce entre cocasserie et mélancolie.
- 20 Minutes (Caroline Vié)3Les héroïnes de Tournée, film coécrit, réalisé et interprété par Mathieu Amalric, sont belles comme des soleils et stripteaseuses de leur état. Dames au physique généreux et au cœur abondant, elles bouffent l'écran tandis que leur mentor aux allures véreuses (Mathieu Amalric himself) les promène sur les routes de France.
Hommage au « new burlesque », spectacles sexy remis au goût du jour par Dita Von Teese, cri de passion pour la femme, Tournée a séduit le jury du dernier Festival de Cannes au point d'obtenir le prix de la mise en scène face à des pointures comme Ken Loach et Mike Leigh. Cette galerie de portraits, librement inspirée de L'Envers du décor de Colette, est la grande force d'un film en forme de déclaration d'amour.
Quand les danseuses sont là, c'est Broadway. Quand elles cèdent la place au petit escroc en quête de rédemption que joue Amalric, le soufflé retombe sur une désagréable impression de déjà-vu, notamment chez Arnaud Desplechin, cinéaste complice de Comment je me suis disputé... Ce nouveau film donne à penser que le cinéaste aura tout d'un grand quand il sera dégagé des influences de son brillant mentor. - Le Parisien (Marie Sauvion)3Loin du strip-tease de papa, le nouveau burlesque est né à la fin des années 1990 et marie performances plus ou moins sexy, humour et chanson dans un esprit « girl power » franchement réjouissant. Sous le regard aimant du cinéaste, Mimi Le Meaux, Kitten on the Keys ou Dirty Martini exposent des corps aux antipodes des normes publicitaires et révèlent de magnifiques tempéraments d’actrices. Bravo les filles.
- Télérama (Jacques Morice)4Tournée ravive la fièvre du music-hall, en captant des moments suspendus. Ceux qui donnent « l'illusion de vivre très vite, d'avoir chaud, de travailler, de ne penser guère », comme le décrit si bien Colette dans un texte dont Amalric dit s'être inspiré. Un monde de chimères exaltantes. Tourbillon, ivresse. Le film raconte à peine une histoire, sinon celle d'un amour qui s'ignore et qui, peu à peu, se révèle. Il suscite surtout du fantasme, avec frénésie. Cinéma de croquis, toujours dans l'excitation. Et l'amusement, y compris dans l'érotisme. A l'image de Mimi Le Meaux qui entraîne un jeune inconnu dans les toilettes pour une partie de jambes en l'air, hélas trop vite conclue. Pas du genre à se démonter, voici la Mimi qui oriente prestement son partenaire vers un cunnilingus de haute volée.
- Journal du dimanche (Carlos Gomez)3Le trivial devient sublime, le misérable devient poésie. Parce que, derrière sa caméra, Mathieu Amalric a un point de vue attachant sur les êtres qu’il a décidé de filmer, ces reines du strip avec leurs rondeurs à la Botero. Assumées, rassurantes, séduisantes rondeurs qui rendent supportable le personnage que lui joue avec sa maigreur de vieux peigne, cassant, menteur, explosif, inquiétant. Il y a du John Cassavetes dans cette manière qu’a l’acteur Amalric d’appeler la mort par petites bouffées, en tirant sur sa cigarette tandis qu’il voit sa tournée prendre l’eau. Il y a du Fellini dans cette façon de regarder les femmes entre deux lumières et de les trouver belles avec et sans fard. Il y a du Max Ophüls dans l’évocation du plaisir sensuel; et il y a du génie enfin dans cette manière de nous faire croire que tout cela est naturel, quand derrière il y a notamment le travail miraculeux d’un chef-opérateur qui fait exactement ce qu’il veut de la lumière pour que le cadre devienne photo, tableau et imprime durablement la rétine. De fait, si vous deviez, de votre côté, ne pas aimer "plus que ça" Tournée, une chose est sûre, vous n’oublierez pas l’avoir vu un jour
- Fluctuat ()Pour son quatrième long-métrage, Mathieu Amalric reprend en partie son personnage de paumé masochiste et lunaire vu chez Arnaud Desplechin (Rois et reine, Un Conte de Noël), pour le plonger dans l'univers du New Burlesque, quelque part entre France et USA, Cassavetes et Rozier, avec une petite touche de Fellini. On reprendrait bien une Tournée.Au départ, il y avait un texte de Colette, L'envers du music-hall, qui trottait dans la tête de Mathieu Amalric. Comment faire un film autour de cet univers ? Le réalisateur de Mange ta soupe, Le stade de Wimbledon et La Chose publique trouve la solution en lisant un article sur le New Burlesque. Ancêtre de ce que l'on nomme aujourd'hui communément le strip-tease, le Burlesque vient du music-hall anglo-saxon des années 1920, mêlant satire sociale et grivoiseries; depuis les 90's, un mouvement venu de la scène lesbienne s'est réapproprié le genre en lui injectant humour et théâtralité : le New Burlesque. Figure d'Humbert BalsanC'est ce qui intéresse Amalric dans Tournée, à travers la rencontre entre une troupe de danseuses américaines et un producteur français nommé Joachim Zand. Le réalisateur s'est donné le rôle de Zand, fantôme-hommage d'Humbert Balsan, le célèbre producteur français (décédé en 2005) et inspirateur du Père de mes enfants, de Mia Hansen-Love. Curieux bonhomme moustachu et déphasé, désagréable parfois, éperdu d'admiration pour ses intenables girls aux formes généreuses, Zand évoque Ben Gazzara dans Meurtre d'un bookmaker chinois (1976), de John Cassavetes. Un solitaire, un résistant, un fou aussi. Mais le souvenir nostalgique de la nervosité free-jazz du cinéaste new-yorkais s'estompe rapidement, pour prendre une forme nouvelle, gagnée par l'humour et l'art de la fugue de Jacques Rozier. Entre fiction et documentaireComme la plupart des films de Rozier (Maine Océan, Les Naufragés de l'île de la Tortue, etc), à un moment donné, celui d'Amalric part lui aussi en vrille, déraille, ou plutôt s'évade du carcan scénaristique qu'on lui prédisait : le retour triomphal de l'ex-homme de télé Joachim Zand, sur une scène parisienne où doit se clore cette tournée excentrique aux allures de pied de nez à l'industrie médiatique autant que de baroud d'honneur. Mais si elle passe effectivement par Paris, lors d'un épisode comique et désenchanté au milieu du film, la Tournée d'Amalric n'emprunte aucun passage signalisé. Elle est le fruit illégitime mais joliment imprévisible du mariage entre la fiction et le documentaire. Ainsi, les spectacles de ces girls ont-ils été filmés devant un public véritable au détour d'une étape au Havre, Rochefort ou Nantes. Au gouvernail de ce vaisseau ivre, et mélancolique, Amalric filme les incroyables Mimi Le Meaux, Kitten on the keys, Dirty Martini, Julie Atlas Muz et Evie Lovelle comme un documentariste, attentif aux mouvements suaves de ces créatures felliniennes, à leurs corps extravagants, à leurs tours de hanches comme à leur tours de magie scéniques. Spectateur-producteur comme son personnage, Amalric semble d'ailleurs partagé entre la contemplation et le contrôle. Film-funambuleCette hésitation fait toute la beauté fragile de Tournée, film-funambule toujours en équilibre sur les zones interlopes (France des hôtels Mercure, des gares et des aires d'autoroute) et les frontières floues (USA/Héxagone, fiction/docu), qui slalome aussi entre les genres : un bout de road-movie, une amorce d'histoire d'amour, et des morceaux de musical. Film à la gloire de la féminité arrogante de ces filles so rock'n'roll, mais aussi oeuvre sur la création et l'envers du décor artistique, Tournée est une émouvante déclaration d'amour aux femmes qui s'assument, et aux producteurs têtes-brûlées qui mettent leur vie dans leur métier.Tournée De Mathieu Amalric Avec Mathieu Amalric, Miranda Colclasure, Suzanne Ramsey, Linda MaraciniSortie en salles le 30 juin 2010[mediabox id_media="129126" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Illus © Le Pacte Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez les fils festival de cannes, sélection officielle sur le blog cinéma
À découvrir également
Enter the Void / Sorties Cinéma / Des hommes et des dieux / Alice au pays des merveilles / L'Histoire Secrete Des Dalai-Lamas / Le festival de Cannes 2010 / Tim Burton : il préparerait Notre Dame de Paris, avec Josh Brolin en Quasimodo / Tron l’héritage : découvrez 20 minutes du film en avant-première / Philippe Manoeuvre / Box-office : Twilight 3 : déjà 2 millions de mordus
Cannes live !
-
Cannes 2012 en 120 secondes
26/05/2012 - 21h27 -
Déjà des prix à Cannes
26/05/2012 - 19h11 -
Stars surprises dans Cannes I Come
26/05/2012 - 18h39 -
Christa Theret, négligée
26/05/2012 - 16h14 2 -
Les scènes de sexe à Cannes
26/05/2012 - 15h23
> Tout le Festival de Cannes
Bandes-annonces
> Toutes les bandes-annonces
Plus de cinéma