Thérapie de couples : critiques
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Les critiques de Premiere
(2) 1- Mathieu CarratierAussi marrant qu’une insolation, Thérapie de couples est une comédie incroyablement sinistre dont le casting semble avoir été convoqué à l’enterrement de sa bonne humeur. Pas un gag à l’horizon, des scènes plus embarrassantes les unes que les autres et un discours conservateur un peu rance sur les bords : le film a beau avoir été tourné à Bora Bora, il donne surtout envie de se barrer barrer.
- Emilie Lefort2Loin d’avoir le mordant des comédies à la « Judd Apatow », Thérapie de couples offre tout de même quelques bons moments d’humour gras. Entre un Jean Reno jouant les sauveurs de l’amour, le vrai, et le tandem Jon Favreau /Vince Vaughn qui en fait des tonnes, on adhère - mais on n’adore pas. Dommage car cette comédie réserve des petites perles, comme Kristen Bell et Jason Bateman incarnant un couple complètement psycho-rigide. Bien qu’attendu, on regrette un peu le happy-ending très moral. Et on reste frustré devant les images du bêtisier qui laissent présager la présence de très bonnes scènes dans les bonus DVD.
Les autres avis de la presse
(9) 1- Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) De l'humour qui tache donc, mais en restant sérieux, un peu, afin d'insister sur la nécessité d'une profondeur, plutôt d'une morale, s'enroulant progressivement autour de l'intrigue pour imposer l'horizon du film. Celui déclamant, avec une conviction plaquée mais sincère, que le mariage a malgré tout du bon ; et qu'il faut le sauvegarder, ce dont le film se charge à renfort de twists scénaristiques aussi forcés que précipités, tandis que Vaughn joue les promoteurs imperturbable entre un duel à Guitar Hero et un remake loose des Dents de la mer. Pas grand-chose alors à sauver dans cette Thérapie de couples, qui enfonce les portes ouvertes comme elle souligne le schéma publicitaire et rapide d'une remise en question aux préoccupations petit bourgeois ; et parfois même assez beauf. Vaughn et Jon Favreau (acteur et coscénariste, à des années lumières ici d'Iron Man), ne sont pas loin d'un certain cinéma français. Peut-être le pire rapprochement possible pour une comédie américaine.
- Nouvel Obs (Xavier Leherpeur) Avec en bonus tout aussi inutile que douteux, une séquence vantant les précautions d’usage à prendre pour garantir la sécurité de ses enfants lorsque l’on possède des armes à feu chez soi. Un détail, mais achevant d’apparenter ce scénario moralisateur à un programme électoral de Sarah Palin.
- Les Inrocks (Jacky Goldberg) Enième variation sur la crise du couple en tongs et sous les cocotiers, Thérapie de couples voudrait titiller le beau Femmes de ses rêves des frères Farrelly, mais ne parvient qu’à tutoyer Les Bronzés 3. La présence, incongrue, de Jean Reno au générique de ce navet misogyne et jamais drôle semble d’ailleurs avaliser l’hypothèse d’un axe comique Hollywood/Neuilly. Terrifiant.
- Le Monde (Jean-François Rauger) Tous les ingrédients d'un vaudeville plus ou moins trivial semblent réunis dans un film qui effleure une certaine grossièreté, promet une relative impudeur dans la peinture des relations homme-femme et de la guerre des sexes sans jamais vraiment franchir le pas.
Dans ce film, où les épouses sont à deux doigts de succomber aux charmes de gigolos musclés tous européens ( !) avant que leurs maris ne remettent ceux-ci à leur place d'un coup de poing, la mécanique du récit est toute entière conçue pour exalter un assez écoeurant bonheur conjugal et familial et plus largement un mode de vie dont Thérapie de couples semble faire l'immonde propagande. - Télérama (Juliette Bénabent) 2Le comique réside dans des détails : la passion d'Untel pour les présentations PowerPoint (avec tableaux Excel et vidéo-projecteur) sur n'importe quel sujet, y compris le cancer des testicules ; quelques répliques percutantes (« c'est beau comme un économiseur d'écran ») ; une séance de yoga aux positions suggestives avec un prof musclé et huilé comme Tarzan. Raillant la mode du tout-thérapeutique, le film croque les travers de ces adultes modernes : l'esprit maladivement rationnel des uns, le démon de midi d'un autre, le romantisme exacerbé d'une troisième... Entre deux gags plus ou moins enlevés, le cheminement des personnages reste hélas trop caricatural et politiquement correct : en gros, le divorce n'est pas une option !
- StudioCiné Live (Véronique Trouillet) 1Le film est relativement inoffensif, et part même de bonnes intentions avec ses "conseils" pour sauver le mariage, mais il reste embarrassant pour tous ses acteurs.
- Journal du dimanche (Barbara Théate) Cette comédie qui ne fait jamais rire ne nous épargne rien : un discours réac sur le mariage, une succession de clichés affligeants, des scènes embarrassantes de lourdeur et de vulgarité, des acteurs qui s’enlisent dans le ridicule… De quoi avoir envie de demander le divorce.
- Fluctuat () Beauf et conservateur, Thérapie de couples fait ressembler la comédie américaine à son homologue francophone. Un point de moins pour Vince Vaughn, qui emmène ses potes (Jon Favreau au scénario, Bill Billingsley à la réalisation) dans cette galère au soleil.Des membres du Frat Pack (déjà presque un souvenir), Vince Vaughn est sans doute celui qui file le plus mauvais coton. On ira pas jusqu'à déplorer une perte, simplement faire ce constat : depuis Frère Noël, l'acteur s'enlise dans une réactualisation de la comédie familiale servant de prétexte à une réhabilitation des valeurs traditionnelles. Comme pour faire oublier la douce amertume de La Rupture (son chef d'oeuvre), il veut désormais reconsolider du lien. Thérapie de couples, dont il est producteur, scénariste et acteur, est une étape supplémentaire dans l'affirmation de ses nouveaux principes conservateurs. En cause ici : un couple en crise pousse des amis à les accompagner sur une île paradisiaque afin de suivre un programme top niveau pour sauver leur mariage. Seul ennui et que les autres n'ont pas prévu, tout le monde doit participer. Adieu donc les vacances au soleil, chaque couple est mis face à lui-même, un psy et Jean Reno en gourou ; on pouvait difficilement imaginer pire choix de casting (sûrement un signe, pas des meilleurs). Etalant son micro panel de cas, le film propose alors un check up des personnages afin de faire émerger leurs petits malentendus. Rien que du banal : ceux qui ne baisent plus et veulent voir ailleurs sans se l'avouer ; ceux pour qui la vie de famille et le boulot ont pris l'ascendant sur leur couple ; ceux qui rationnalisent tout au détriment des sentiments ; celui qui est venu avec sa copine et finalement retrouvera son ex femme, déboulant ex machina du scénario. Fort de ce tourbillon narratif hésitant entre Les Bronzés 3 et L'île de la tentation, Thérapie de couples se la joue comédie curative à valeur ajoutée. Multipliant activités débiles, petites engueulades et mini guerre des sexes, le film est tapissé de situations jonglant mollement avec le concept initial jusqu'à épuisement. Parfois scato, gentiment vulgaire, jamais avare quand il faut taper sous la ceinture et inventer des persos secondaires improbables (le prof de yoga, drôle deux minutes), on va généralement au plus facile. De l'humour qui tache donc, mais en restant sérieux, un peu, afin d'insister sur la nécessité d'une profondeur, plutôt d'une morale, s'enroulant progressivement autour de l'intrigue pour imposer l'horizon du film. Celui déclamant, avec une conviction plaquée mais sincère, que le mariage a malgré tout du bon ; et qu'il faut le sauvegarder, ce dont le film se charge à renfort de twists scénaristiques aussi forcés que précipités, tandis que Vaughn joue les promoteurs imperturbable entre un duel à Guitar Hero et un remake loose des Dents de la mer. Pas grand-chose alors à sauver dans cette Thérapie de couples, qui enfonce les portes ouvertes comme elle souligne le schéma publicitaire et rapide d'une remise en question aux préoccupations petit bourgeois ; et parfois même assez beauf. Vaughn et Jon Favreau (acteur et coscénariste, à des années lumières ici d'Iron Man), ne sont pas loin d'un certain cinéma français. Peut-être le pire rapprochement possible pour une comédie américaine. Thérapie de couplesDe Peter BillingsleyAvec : Vince Vaughn, Jon Favreau, Malin Akerman, Jason BatemanSortie en salles le 24 février 2010 [mediabox id_media="122945" align="null" width="500" height="333"][/mediabox]Ills © Universal Pictures International France Jérôme Dittmar
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