Affiche The Artist

The Artist : critiques

La critique de Premiere

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    The Artist redonne ses lettres de noblesse à un genre démodé – le mélo – et nous replonge dans l’époque mythique de l’âge d’or hollywoodien. Il comble ainsi à la fois l’attente des cinéphiles et celle des nostalgiques des grands films populaires qui, en faisant appel à la sensibilité et à l’intelligence des spectateurs, ne les prennent pas pour des cons. Pour cela, Hazanavicius s’est reposé sur trois piliers : un scénario simple et lumineux (entre Chantons sous la pluie et Une étoile est née), une esthétique irréprochable et un casting de choc. Ils ne sont pas si nombreux, les films français à pouvoir revendiquer autant de qualités et d’ambition à tous les stades de la production. Rêvons d’un cinéma hexagonal dont The Artist serait le mètre étalon...

Les autres avis de la presse

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  • Nouvel Obs ()3
    Oubliez donc le défi du "film muet en noir et blanc" qui ne dit en rien ce qu’est "The Artist" : un vrai mélo, drôle, bouleversant, innervé par une cinéphilie généreuse. Du cinoche populaire au sens le plus noble, chaplinesque, du terme. (...) "The Artist" est un film à la manière d’hier mais bien d’aujourd’hui, qui renoue avec l’essence du langage cinématographique – l’expression des corps et des images – avec un art au summum de sa force poétique et émotionnelle pour raconter le sauvetage d’un homme par le regard d’une femme. Michel Hazanavicius ("OSS 117") y dénude son amour du cinéma, le déshabille de ses oripeaux fétichistes, de son penchant pour le pastiche et signe un film d’amour tout court. Beau geste.
  • 20 Minutes ()4
    Les amours contrariées d'un acteur du muet dégommé par l'arrivée du parlant et d'une starlette qui profite de ce nouveau procédé pour briller émeuvent et amusent à parts égales.
  • Metro ()4
    Pari fou, voire un brin désuet sur le papier, The Artist dépasse vite l’hommage cinéphile pour se transformer en vrai beau film dramatique (…) Un vrai bonheur.
  • StudioCiné Live ()4
    Un brillant hommage au cinéma muet habité par un duo comme ressuscité du passé.
  • Elle ()3
    (...) un film plus subtil qu'il n'en a l'air.
  • Le Figaro ()3
    (...) Hazanavicius a l'intelligence d'offrir un vibrant et sincère hommage au cinéma hollywoodien des années 1920-1930. Poétique, émouvant, The Artist se mue en un pur mélodrame, qui raconte sans parole une romance éternelle.
  • Le Figaro ()4
    Poétique, émouvant, The Artist se mue en un pur mélodrame, qui raconte sans parole une romance éternelle.
  • Positif ()3
    (...) la nature de la mise en scène mais aussi le format presque carré, le noir et blanc, les intertitres, l'usage exclusif de la musique sur la bande son nous ramènent aux délices du cinéma muet à son zénith.
  • Les Inrocks ()3
    Entre comédie et mélodrame, un pastiche à la fois très enlevé et profondément délicat du cinéma hollywoodien des années 20.
  • Le Monde ()3
    La réussite du film tient à la manière joyeuse dont Michel Hazanavicius s'empare du cinéma d'antan avec les outils du cinéma d'aujourd'hui. Plus qu'un voyage dans le temps, The Artist est une plongée dans l'histoire du cinéma qu'il transforme, un peu comme aime à le faire Quentin Tarantino, en un gigantesque terrain de jeu.
  • Le Monde ()3
    La première partie de The Artist est menée avec une virtuosité euphorisante. (...) La traversée du désert de George Valentin reste théorique.
  • Libération ()2
    Le problème de The Artist n’est pas celui du faux-semblant mais du faux air. Jean Dujardin, avec les indulgences du jury, a un faux air de Douglas Fairbank ; Bérénice Bejo, un faux air de Joan Crawford jeune, etc. Les rares moments de cinéma sont ceux où le film retrouve la geste du muet.
  • Journal du dimanche ()4
    Un sans-faute artistique (...) The Artist séduit sur la durée
  • Fluctuat.net ()4
    The Artist fait le pari du film muet en noir et blanc pour célébrer la grandeur des sentiments et du septième art. Si la brillante mise en scène de Michel Hazanavicius se heurte à trop d'automatismes, elle distille un charme irrésistible.
  • A voir à lire ()3


    Michel Hazanavicius gagne son pari en réussissant un hommage élégant au cinéma muet qui a permis à Jean Dujardin de rafler le Prix d’interprétation à Cannes.
  • Fluctuat ()
    The Artist fait le pari du film muet en noir et blanc pour célébrer la grandeur des sentiments et du septième art. Si la brillante mise en scène de Michel Hazanavicius se heurte à trop d'automatismes, elle distille un charme irrésistible. Au dernier Festival de Cannes, The Artist, invité à la dernière minute en compétition officielle, avait fait sensation avec sa colossale maîtrise technique (le film, tourné en noir et blanc, se paie le luxe d'être muet) et son souffle tragico-romantique. Cinq mois plus tard, le quatrième long-métrage de Michel Hazanavicius sort en France avec une réputation encore plus flatteuse, puisque beaucoup y voient déjà l'Oscar 2012 du meilleur film. Il est vrai que le cinéaste français raconte une histoire qui ne peut que plaire à l'Amérique : ancré dans le Hollywood de la fin des années 1920/début des années 1930, The Artist suit les pas de George Valentin (Jean Dujardin), immense star du cinéma muet qui se retrouve soudain dépassé par l'arrivée des films parlants. Comme un miroir tendu vers le déclin et le vieillissement de George, la pétillante Peppy Miller (Bérénice Bejo) connaît elle un triomphe assourdissant dès que le septième art devient sonore. La gloire, les mutations technologiques, la déchéance, une violente crise économique, l'amour... The Artist possède tous les ingrédients d'un futur classique et dresse des ponts avec l'époque actuelle - l'apparition du parlant pouvant évoquer la nouvelle hégémonie de la 3D. Avec un tel projet, Michel Hazanavicius risquait cependant de se retrouver coincé entre l'hommage aux grands maîtres du cinéma muet et les exigences rythmiques du public de 2011. Que reste-t-il donc de The Artist, une fois passée la surprise cannoise ?Fidèle au credo qui était le sien pour les deux OSS 117, Hazanavicius soigne le moindre recoin d'image pour restituer avec virtuosité des pans entiers de l'histoire du cinéma. Magnifié par l'écrin photographique de Guillaume Schiffman, The Artist peut se livrer tout entier à une splendide première partie, veritable fantasme d'exposition, qui prend son temps pour dépeindre l'univers du spectacle-roi. Hazanavicius enchaîne avec une facilité déconcertante gags visuels et émotion d'une rencontre, atteignant des sommets lors d'une séquence de cauchemar kafkaïen. Mais l'enthousiasme du cinéaste est si précoce que The Artist a presque tout dit en milieu de film. Lorsque George Valentin, désormais réduit au role de fantôme du passé, et Peppy Miller, à qui l'avenir sourit enfin, se croisent dans les escaliers d'un studio de cinéma (séquence dont l'architecture sociale évoque fortement le Metropolis de Fritz Lang), le film a déjà dévoilé tous ses trésors d'imagination et de malice. La suite souffre de rédondances mécaniques, ne cessant de retarder le moment des retrouvailles et de la rédemption en reproduisant à chaque fois le même schéma de pétage de plombs du héros. George Valentin perd ainsi les pédales lorsqu'il regarde ses anciens succès dans sa salle de projection privée (séquence qui ravive les souvenirs de Boulevard du crépuscule ou d'Aviator), George Valentin frise la folie lorsqu'il découvre une pièce où sont entreposés les vestiges de sa gloire déchue (on songe cette fois à Citizen Kane), et ainsi de suite. En répétant le motif de la déchéance et en utilisant plusieurs fois la musique - signée Bernard Herrmann - du Sueurs froides d'Alfred Hitchcock, la dernière partie tourne légèrement en rond, ce qui limite l'impact d'une histoire qui cherche pourtant à s'inscrire dans une temporalité évolutive.Un peu trop long, The Artist s'impose toutefois comme une véritable curiosité, qui n'aurait sans doute jamais vu le jour sans la ténacité de son producteur Thomas Langmann. Le fétichisme de Michel Hazanavicius et la façon prodigieuse dont il transforme son ami Jean Dujardin en sosie de Douglas Fairbanks confirment la place unique du réalisateur dans le cinéma contemporain, entre hommage nostalgique et innovation comique. Mais on regrette d'autant plus le déséquilibre qui se crée entre la performance de Jean Dujardin (qui reçut à juste titre le prix du meilleur acteur à Cannes) et celle plus fade de Bérénice Bejo, qui manque encore d'assurance pour égaler les prestations de Joan Crawford ou Louise Brooks. Cédant par moments à des tics de mise en scène (l'utilisation trop fréquente du chien de George), The Artist s'envisage comme un défi réussi plutôt que comme le chef d'oeuvre ultime de son réalisateur. Michel Hazanavicius conserve donc une marge de progression, ce qui constitue finalement une bonne nouvelle. Damien Leblanc The ArtistDe Michel HazanaviciusAvec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John GoodmanSortie en salles le 12 octobre 2011 - Suivez les fils acteur, festival de cannes sur le blog cinéma- Lire les critiques d'OSS 117, Le Caire nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus
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