Tempête sous un crâne : critiques

La critique de Premiere

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    Versant documentaire d’Entre les murs, cette plongée en apnée d’un an au sein d’une classe de quatrième dans un collège de la banlieue parisienne entend saisir les turbulences polyphoniques d’un système éducatif confronté à un grouillement humain et social souvent agité. Le résultat alterne cours de français et d’arts plastiques, assurés par deux enseignantes débordantes de passion. Mais s’il capte des instants d’une réelle intensité, le film, avec son désir forcené de glorifier ses héroïnes, donne parfois le sentiment désagréable qu’il pointe un doigt accusateur sur les élèves.

Les autres avis de la presse

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  • Pariscope ()3
    Sans en faire des tonnes, mais avec une justesse salutaire, Clara Bouffartigue livre un regard constructif et bienveillant sur un métier qui a considérablement évolué et dont les conditions d'exercice sont de plus en plus difficiles. Eminemment politique...
  • A voir à lire ()1
    Tempête sous un crâne a une démarche plus modeste, assez terre-à-terre, artistiquement limitée, qui ne justifie jamais sa présence en salle. Le sujet captivera peut-être les intéressés, mais il n’offrira sans doute pas de réflexion et de situations suffisamment enthousiasmantes pour légitimer sa présence ailleurs que sur un petit écran.
  • L'Express ()2
    La beauté de Tempête sous un Crâne est dans le souci de réhabiliter le travail des profs et de montrer des élèves en situation d'apprentissage, ainsi que les efforts déployés pour capter l'attention et maintenir l'autorité, tout en s’émerveillant devant des gamins tour à tour agaçants et touchants. Seul reproche : le documentaire ronronne à force de s'en tenir au programme.
  • Le Canard Enchainé ()3
    La vie quotidienne de deux profs au collège Joséphine-Baker à Saint-Ouen (...) Restée un an sur place, la réalisatrice Clara Bouffartigue a voulu faire un documentaire sur l'acte d'enseigner. On n'y perçoit jamais le renoncement décrit par les dénonciateurs patentés du système.
  • Critikat.com ()3
    À l'heure des "grands débats sur l'éducation", la réalisatrice, sans en avoir l'air, s'engage moralement et politiquement, en rappelant la mission centrale de l'école : la transmission.
  • Metro ()3
    Soit une incursion subtile dans le quotidien haut en couleur d'une classe de 4e C.
  • Le Figaro ()2
    Un documentaire attachant, même si un peu monotone.
  • Télérama ()3
    Une année scolaire avec une classe de 4e d'un collège de ZEP de Saint-Denis. Ode aux enseignants, ce documentaire intelligent et sensible montre que la volonté de transmettre au plus grand nombre peut, encore et malgré tout, faire des miracles.
  • Le Monde ()2
    A bonne distance des succès comme des déconvenues, des tensions comme des osmoses, Tempête sous un crâne n'est pas naïf. Les convictions qui le portent sont belles, et la démarche entreprise utile.
  • Marianne ()3
    (...) voici - enfin - un film qui donne envie d'être prof! (...) La réalisatrice filme au plus près des professeurs, passionnés et inventifs.
  • La Croix ()2
    Un projet (...) mené par une cinéaste issue d'une famille d'enseignant et cherchant à rendre compte humblement d'une réalité. Et de la beauté d'un métier aussi difficile qu'essentiel.
  • Evene ()3
    "Tempête sous un crâne" n’est pas qu’un documentaire destiné à lutter contre les clichés sur la ZEP ni un portrait d’enseignants, même si la réalisatrice porte un regard très constructif et bienveillant sur leur travail. Le film réussit à replonger le spectateur en cours de lettres de 4ème, où il suit les aventures des Misérables et redécouvre Rimbaud. Pour peu, on retrouverait presque la sensation désagréable des devoirs à faire et des rendus de copies angoissants.
  • L'Humanité ()2
    Énième documentaire sur l’école (quasiment un marronnier du genre). Pas détestable – malgré la manie de tronquer abruptement de nombreuses séquences –, mais ça ne sort guère des évidences. Comme par exemple filmer une classe ghetto de la banlieue nord 
de Paris, avec les débordements que cela suppose. On a vu plus fort
  • Toutlecine.com ()2
    ce qui démontre le talent discret mais certain de la réalisatrice, son respect à l'égard de son sujet, c'est peut-être tout simplement le générique de fin : le noir et... enfin, le silence, son éloquence qui nous fait saisir toute la pénibilité et toute la beauté du plus beau métier du monde.