Titre original Dayveon
Date de sortie 27 septembre 2017
Réalisé par Amman Abbasi
Avec Devin Blackmon , Chasity Moore , Lachion Buckingham
Scénariste(s) Steven Reneau, Amman Abbasi
Distributeur Les Bookmakers/The Jokers
Année de production 2017
Pays de production États-Unis
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Peu après la mort de son frère aîné, Dayveon, 13 ans, passe ses journées d'un été étouffant en errant dans sa ville rurale d'Arkansas. Il vit chez sa sœur et son compagnon. Dayveon est en manque de repère. Il passe ses journées sur son vélo et accumule les bêtises (le goût du risque, le port d’un revolver). Il est attiré par la camaraderie et la violence d'un gang local. Avant d'y être intégrer, il doit passer un rite initiatique qui consiste à se faire rouer de coups par les autres membres. L'examen de passage réussi, le voilà entraîné dans des galères criminelles...

Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    On n’est pas surpris de lire, dans le générique de fin de Stupid Things, le nom de David Gordon Green, ici crédité comme producteur. Devant ce premier long, on pense en effet beaucoup aux œuvres de jeunesse de DGG (George WashingtonAll the Real Girls, eux-mêmes tournés sous influence malickienne), pour la manière élégiaque et sensible dont Amman Abbasi inscrit ces personnages dans leur environnement, la bulle poétique et mélancolique dans laquelle il les fait évoluer. L’originalité du film, c’est sa description d’une réalité que, de France, on imagine forcément urbaine (c’est le récit initiatique d’un jeune Noir confronté aux gangs et à la violence) mais propulsée ici dans le cadre rural d’un trou paumé de l’Arkansas. Ce qui donne à la fois au film une pertinence ultra-contemporaine et ce tempo alangui, cotonneux, intemporel. On sent ici ou là les coutures, l’inachèvement, un peu d’amateurisme. Mais quand même : une belle promesse américaine.