Titre original Sin City : A Dame to Kill For
Date de sortie 17 septembre 2014
Réalisé par Frank Miller, Robert Rodriguez
Avec Bruce Willis , Mickey Rourke , Christopher Lloyd
Scénariste(s) Frank Miller
Distributeur Metropolitan
Année de production 2014
Pays de production US
Genre Thriller
D’après l’œuvre de Frank Miller

Synopsis

Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv...Tous vont se retrouver au célèbre Kadie's Club Pecos de Sin City.Suite du film Sin City

Photos

Sin City - J'ai Tué pour Elle

Critiques

  1. Première
    par Gérard Delorme

    Dans "Sin City" la bien nommée, Marv tente de rassembler ses esprits ; un jeune flambeur défie Roark, le sénateur véreux, au poker ; Dwight McCarthy retrouve la perfide Ava Lord ; Nancy Callahan cherche à venger la mort de son protecteur... Il y a neuf ans, Robert Rodriguez était l'un des premiers à expérimenter en indépendant la prise de vues numérique sur fonds verts pour adapter la bande dessinée de Frank Miller. L’expérience a été un succès, même si le bilan artistique a divisé. Aujourd’hui, dotés d’outils encore plus performants, Rodriguez et Miller remettent le couvert avec un résultat similaire, à la fois spectaculaire et discutable. Les familiers de la BD et du film retrouveront sans surprise la plupart des personnages. Seul Johnny, joué avec conviction par Joseph Gordon-Levitt, a été inventé pour l’occasion. Sachant qu’ils travaillaient seuls sur un plateau vide la plupart du temps, les acteurs sont pourtant bien mis en valeur et insufflent par ailleurs une belle vitalité à un film potentiellement confus en raison de sa structure épisodique et morcelée dans le temps. Certains chapitres sont des prequels, comme celui où Eva Green (fracassante) martyrise Josh Brolin, qui reprend le rôle de Clive Owen. D’autres sont des suites, comme celui où Jessica Alba cherche à se venger. Seul Marv (Mickey Rourke), apparemment inaltérable, fait le lien entre le passé et le présent. Faute de liant, le film donne trop souvent l’impression d’aligner les vignettes, laissant au spectateur le soin de reconstituer le tableau dans son ensemble. Graphiquement, c’est très fort, mais en termes de rythme, de mouvement et de continuité, il y a encore des progrès à faire. Autrement dit : trop de BD, pas assez de ciné.