Sherlock Holmes : Jeu d'ombres : critiques
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La critique de Premiere
(1)2- Benjamin Rozovas2Sherlock Holmes par le producteur de L’arme Fatale, ça donne quoi ? A peu près ce qu’on imaginait. Emballé avec un certain sens de l’image coup de poing par Guy Ritchie, le premier Sherlock Holmes traduisait le mythe du Plus Grand des Détectives en buddy movie homo-érotique propulsé par le star power de ses têtes d’affiche. Le second, du même Ritchie, avec les mêmes Downey Jr. et Judd Law, carbure davantage à l’intrigue puisqu’il entraîne Holmes et Moriarty (Jared Harris) dans un bras de fer tortueux à travers l’Europe, de Londres à Paris en passant par Berlin. Jusqu’aux chutes de Reichenbach, grand morceau de mythologie Holmesienne visualisé à l’écran avec toute la grandeur requise.
Les autres avis de la presse
(18)2- Empire (Ian Nathan)3Présentant tranquillement ce second opus, Guy Ritchie, Robert Downey Jr et Jude Law persistent et signent en gardant la même formule.
Cette suite robuste ne se contente pas de se regarder le nombril, ne vous oblige pas à désosser cette mythologie déconcertante, et, Dieu nous en préserve, n'est pas plus sombre. Il n'y a que peu d'évolution au final dans cette nouvelle affaire. Les évènements s'étendront de Londres à Paris, en passant par l'Allemagne ou encore par une cascade connue des Alpes Suisse, le tout avec le même enthousiasme naïf d'un Bond sauce fantastique, tout en lorgnant du côté des fratries Hitchockienne et Wachowskienne. Les scènes d'actions sont un savant mélange d'émerveillement et de matraquage : avec une vantardise grandissante, le récit introduit des armes toujours plus imposantes. En bref, ce qui change vraiment ici c'est le méchant de l'histoire. - L’Ecran Fantastique (Nathalie Dassa)3Sherlock Holmes : jeu d'ombres offre un pur divertissement mené avec style et panache tout en se rapprochant de la mythologie du personnage-titre avec ses facultés intrinsèques auxquelles se mêlent celles d'un intrépide héros d'action et d'espionnage plein d'humour. (...) ce seconde blockbuster d'époque postmoderne de Guy Ritchie parvient à surpasser l'original.
- Public (La rédaction de Public)3(...) Sherlock Holmes, génialement incarné par Robert Downey Jr. De plus en plus sexy et chaud lapin, de plus en plus musclés et bondissant, Sherlock fait parfois fifure de superhéros sous amphétamines. Si les aventures menées à tombeau ouvert ne laisse aucun répit au spectateur ébloui, on regrette juste que Ritchie abuse des ralentis et des prises de vue à l'intérieur des engrenages de revolver ou de bombes en tout genre.
- StudioCiné Live (Christophe Chadefaud)3Si on apprécie de voir tourner une mécanique si parfaitement huilée, difficile de ne pas se demander quelles nouvelles propositions pourrait apporter un autre réalisateur.
- Journal du dimanche (Stéphanie Belpêche)2Ce divertissement rempli son cahier des charges : de l'action, des énigmes à résoudre, des rebondissements en pagailles.
- Télé 7 jours (Uriell Ceillier)3Guy Ritchie remet le couvert avec une formule identique à celle du premier opus, gage de divertisement purement festif, dopé par une mise en scène trépidante. Hélas, il se laisse aller à la facilité, utilisant à profusion les flash-back et les fameux ralentis façon Matrix des affrontements à venir. Exit l'effet de surprise donc, mais qu'importe, Robert Downey Jr. assure le show.
- A voir à lire (Frédéric Mignard)3Un spectacle total, parfaitement jubilatoire et même supérieur au premier volet ! (...) Spectaculaire et radicale. Arthur Conan Doyle l’avait osée sur le tard, Guy Ritchie, lui, nous l’a réservée dès le deuxième numéro. Qu’il ne s’arrête pas là pour autant. On est prêt à le suivre pour une Mission : Impossible 3. Pour 2014 ? A suivre au prochain numéro.
- Fluctuat.net (Jérôme Dittmar)2A priori tout semblait gagné d'avance pour Guy Ritchie avec ce second Sherlock Holmes. Si le plaisir du verbe, des acteurs, de la vitesse, sont toujours là, la surenchère de coquetteries stylistiques cassent un peu l'ambiance. On ne se refait pas, trop en confiance l'anglais se lâche sans voir qu'il abîme les plus belles potentialités de son film.
- Télérama (Guillemette Odicino)1On est un peu déçu par ce deuxième volet : trop de baston, de ralentis, et même le ping- pong verbal entre Robert Downey Jr et Jude Law est moins piquant que dans le premier volet. Mais, bon, il y a tout de même une ou deux scènes savoureuses, d'excellents Moriarty et Mycroft, le frère de Sherlock...
- Le Figaro (Olivier Delcroix)3Mené tambour battant par un Guy Ritchie survolté, ce deuxième film assoit définitivement le tandem Robert Downey Jr - Jude Law.
- Le Figaro (Jean-Luc Wachthausen)3Un parfum d'aventure et d'exotisme flotte de nouveau sur ce second épisode qui ne déroge pas aux règles de la recette à succès. Le cinéaste anglais Guy Ritchie maîtrise son sujet et compose pour la seconde fois un cocktail d'action et d'effets spéciaux au "ralenti accéléré" du plus bel effet.
- Le Figaro (Jean-Luc Wachthausen)3Revisité par Michel et Kieran Mulroney, les scénaristes, et redynamisé par la réalisation explosive de Guy Ritchie, ce volet des aventures d'Holmes procure un plaisir total grâce au cocktail nitro-glycériné d'un scénario de BD bien secoué, d'une intrigue psychotique incorporée à un film d'action insensé, servi brûlant par des comédiens d'exception.
- Le Monde (Jean-François Rauger)2(...) Sherlock Holmes est un bad boy qui se débarrasse ici d'une forme de distinction britannique trop attachée à une intenable position de classe pour endosser les oripeaux d'un homme quelconque mais génial.
- Les Inrocks (Jacky Goldberg)2Ce nouvel opus se traîne, sans ennui mais sans ardeur, de Londres à Paris, de la Ruhr à la Suisse, dans une ambiance d’avant-guerre propice à tous les subterfuges, hélas mal exploités par le cinéaste anglais.
- Le Parisien (Pierre Vavasseur)2L’action est là, d’un bout à l’autre, avec barouds explosifs, grabuges panoramiques, effets spéciaux et spatiaux et cascades. (...) En cinéaste survolté, l’Anglais Guy Ritchie n’a pas dérogé à une clause élémentaire : signer un très grand spectacle.
- Chronic'art (Emannuelle Spadacenta)4Un suite n'est donc pas vouée qu'à redire, assurer une transition ou décevoir. Elle peut aussi défoncer son prédécesseur.
- Chronic'art (Julien Abadie)3Avec son héros omniscient et son intrigue brouillardeuse, « Sherlock Holmes 2 » fait mieux que s'inscrire dans le prolongement du premier opus en annonçant le programme haut et fort : ce cinéma n'est décidément plus affaire de personnages, d'intrigue, ou même de corps, seul lui importe désormais les mouvements aveugles de ses golems d'opérette, la sarabande de ses ombres bavardes s'écharpant devant le grand feu d'images.
- Rolling Stone (Mathilde Lorit)3(...) Guy Ritchie n'a rien du réalisateur butor : les scènes musclées alternent donc avec des moments d'humour bien senti (...) On craque une fois de plus pour la décontraction de ce couple old school qui à encore gagné en complicité. (...) Divertissement garanti.
- Nouvel Obs (François Forestier)C'est du cinéma bas de plafond, niveau jeu vidéo.
- Fluctuat ()A priori tout semblait gagné d'avance pour Guy Ritchie avec ce second Sherlock Holmes. Si le plaisir du verbe, des acteurs, de la vitesse, sont toujours là, la surenchère de coquetteries stylistiques casse un peu l'ambiance. On ne se refait pas, trop en confiance l'anglais se lâche sans voir qu'il abîme les plus belles potentialités de son film. James Bond ou Sherlock Holmes même combat, le serial n'est jamais meilleur que lorsqu'il assume sa petite musique pop et industrielle. La même qui peut transformer un tâcheron en génial artisan, et qui avait fait passer Guy Ritchie du statut d'insupportable maniériste frimeur, à celui de roublard sympathique avec du potentiel. Le plaisir du jeu, de la parole volubile post-Tarantino, a toujours été le véritable truc de l'auteur de Snatch. Sa combinaison avec Conan Doyle et un casting fabuleux qui aurait pu sauver le film à lui seul, donnait à son Sherlock Holmes des airs de petit miracle. Mais soyons honnête, notre indulgence était un peu à la hauteur de notre admiration pour Robert Downey Jr. Arrivé à l'heure où il faut rempiler, la joie des retrouvailles est teintée par la crainte que les effets crapoteux de Ritchie passent moins bien une seconde fois. Puisque serial oblige, l'anglais ne change rien, bien au contraire il en rajoute. C'est un festival de ralentis et de plan macro sur des mécanismes en tous genres (les mêmes, en moins bons), truffés partout dans un nouvel épisode au format course poursuite à travers l'Europe, de l'Angleterre et la France puis la Suisse, où les deux compères tentent de déjouer un complot fomenté par Moriarty.Mais le serial n'excuse pas tout. Si Sherlock Holmes pouvait dissoudre ses trucs importés des années 90 en leur offrant une cohérence proche d'un nouveau classicisme de la vitesse -les jeux de flash back et flash forward illustrant les capacités déductives ultra rapides du personnage-, leur reprise ici frôle moins la stricte mécanique (de série), que la pure tentative d'affirmer son style. A force d'en abuser, Ritchie se révèle désespérément pris dans une lutte contradictoire, entre la volonté de signature et le fait que celle-ci soit celle d'un serial (donc supposée s'annuler un minimum dans la manufacture anonyme parce qu'artisanale). Chose d'autant plus problématique que cette panoplie clinquante est le plus souvent mal dosée par Ritchie s'essayant toujours plus à manipuler sa time line. Dit autrement, ce Jeu d'ombres gâche un peu la fête avec ce qui n'est plus qu'un gimmick visuel omniprésent qui linéarise tout, et une mise en scène à la bourre ou en avance sur ses acteurs, nécessairement sans attente (Holmes anticipe tout quand Ritchie ne neutralise pas le moindre doute avec ses images scientifiques), empêchant l'intrigue de se déployer avec toutes ses possibilités, alors que la matière et ses ramifications avec l'Histoire des débuts du vingtième siècle est passionnante. Dommage qu'à trop laisser Ritchie lâcher la bride, le film noie un peu ses promesses dans sa passion pour le seul flux des images. Un peu contredit lors d'un joli final helvétique où l'auteur, qui met enfin au placard ses décompositions élastico-balistiques pour un simple montage alterné, trouve le tempo, sans chichis, au rythme d'une partie d'échec avec un Moriarty qui décolle enfin.Ces faiblesses là, on aurait pu à peu de choses près les faire avant. Mais le film les surmontait, sans cesse ou presque, par sa fougue et sa joie de tenir un peu d'or entre les mains. Ce bien précieux, c'est évidemment Robert Downey Jr. et Jude Law -le premier devançant l'autre de loin. Pour ce goût du verbe comme moteur de l'action et de l'acteur façonné dans le moule d'un âge d'or hollywoodien révolu, Jeu d'ombres conserve le charme du premier épisode. De ce côté là, avant tout celui de la comédie, le film avoue même son horizon lors d'un hommage détourné à Billy Wilder, non pas son Sherlock Holmes (trop compliqué), mais Certains l'aiment chaud, qu'il parodie lors d'un ballet ferroviaire mutant un peu rapidement vers un gunfight géant. Tout se doit ainsi de tourner autour du duo, d'éliminer les acteurs qui briseraient leur couple (exit Rachel McAdams), ou d'en trouver d'autres facile à sortir (Noomi Rapace, Stephen Fry), afin de maintenir la répartie, la complicité, la parole comme véritable motif du film. Le plaisir de cette relation entre gentlemen est ici quasi intact. Quoique tente Ritchie, Downey Jr. se hisse au-dessus en poussant son personnage vers une rythmique plus alerte, escarpée, illuminée, mécanique. Maître du temps et de l'espace, il donne un sens au programme visuel de Ritchie et le suivre est l'expérience la plus étonnante du film. Son visage comme son corps deviennent une matière, qui bouge, s'électrise, s'abîme, se transforme, meurt puis se régénère et devient même invisible.Acteur de celluloïd total au charisme dévorant, Downey Jr. a trouvé en Sherlock Holmes son enveloppe parfaite. Un personnage pop idéal, une surface par laquelle exister à la fois dans la pudeur et l'exubérance. Son génie n'a rien perdu de son élégance avec cette suite, il maintient la grande tradition des comédiens au service de l'image. Sa seule présence suffit à faire oublier que le nouveau petit classicisme stylistique de Ritchie n'est pas encore complètement commercialisable, même si on voudrait le voir un peu partout désormais à Hollywood. Peut-être une prochaine fois.Jérôme Dittmar © Warner Bros. France Sherlock Holmes - Jeu d'ombresDe Guy RitchieAvec : Robert Downey Jr, Jude Law, Noomi Rapace, Jared HarrisSortie en salles le 25 janvier 2012
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