Affiche Sex and the City 2

Sex And The City 2 : critiques

La critique de Premiere

(1) 2
  • 2
    Pour cette nouvelle aventure, les 4 fashionitas New Yorkaises nous entraînent à Abu Dhabi. La scène d’ouverture met l’eau à la bouche - avec Liza Minelli interprétant Single Ladies - mais le reste du film ne suit pas. Ces 2h26 paraissent parfois interminables enchaînant dialogues creux (pourtant la marque de fabrique de la série) et séquences baclées. Le pire, c'est peut-être le message : derrière les péripéties amoureuses et les caméos de star, les scénaristes tentent de glisser quelques réflexions sur la condition de la femme dans les pays arabes - le port du voile ou la misogynie sont donc abordées entre deux spots de pub pour les cosmétiques ou les marques de fringues. Sex and the City 2 reste toujours aussi glamour, mais avec l’humour en berne et la leçon de morale en plus, on a du mal à se laisser porter par ce trip girly.

Les autres avis de la presse

(10) 1
  • 20 Minutes () 1
    Les copines de la série télé «Sex and the City» ­s'envolent vers les Emirats arabes unis pour le deuxième volet de leurs aventures sur grand écran, toujours dirigées par Michael Patrick King. Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda font leur show dans des tenues difficiles à porter dans le métro.
    Surtout les dames ont mis une sacré dose de tonic dans leur gin. Mariées et/ou maman, elles ont perdu de leur liberté de ton en passant par la case ciné.
  • Le Parisien () 2
    (...) ce deuxième volet joue à fond la carte du mauvais goût.
    Et c’est ça qui est drôle. A Manhattan comme chez nous, le temps file. Ex-ennemis intimes, Stanford et Anthony s’offrent un mariage gay façon Lady Di revue par Lady Gaga, avec cygnes blancs, chorale de beaux gosses et Liza Minnelli en grande prêtresse. Pour les filles, tout roule ou presque, sauf que Big rêve de pantoufler, avec option télé dans la chambre, alors que Carrie panique à l’idée de finir en Bidochon. D’où sa joie quand l’insatiable Sam — Kim Cattrall, décidément épatante — embarque sa bande en voyage d’affaires à Abu Dhabi… Là, le film tourne un peu à la carte postale, genre « Bons baisers des Emirats arabes unis », mais passé quelques longueurs, on se régale. Justement parce que « Sex and the City 2 » se vautre dans la vulgarité, tendance « ultra bling-bling ». Et aussi parce qu’on ne se souvient pas avoir jamais admiré ailleurs une héroïne de la trempe de Samantha, la quinqua sexy, nympho même, qui vole la vedette à toutes les autres
  • Le Monde () 2
    C'est parfois très drôle (la ménopause de Samantha alimente une série de gags à hurler de rire), parfois lourd. C'est toujours très laid, le film opérant un long crescendo dans l'outrance, qui culmine sur le capot d'un 4 × 4 noir où Samantha se fait prendre par un bel étalon poivre et sel, pantalon sur les chevilles, pendant qu'éclate un gigantesque feu d'artifice. (...) Michael Patrick King est aussi doué pour les sitcoms que peu inspiré lorsqu'il s'agit de cinéma. Et le talent de ses actrices est mieux servi par le rythme trépidant de la série que par la durée d'un long métrage. Bref, la qualité du film est à l'image de son propos : de mauvais goût. Et c'est cela aussi qui en fait l'intérêt.
  • A voir à lire ()
    Pas méchantes pour un sou, mais carrément cruches, elles sont l’incarnation vivante de l’adolescence irresponsable qui se refuse de grandir dans un monde de brutes où tout voudrait ramener ces Cendrillon sottes à la réalité... A quoi bon épiloguer sur le contenu, les affiches parlent d’elles-mêmes, mais posons nous plutôt la question : dans 20 ans, à quoi ressemblera cette kitscherie pseudo mode, entièrement centrée sur elle-même et empreinte d’une fascination effarante pour les signes extérieurs de richesse, le bling bling, le superficiel, la réussite sociale par l’oisiveté et le gaspillage crasse ? Au final, malgré le personnage 100 % nympho de Samantha et un message féministe à double tranchant à l’égard de la condition de la femme au Moyen Orient, l’adaptation pseudo cocasse est bien conservatrice, et les mentalités aveugles de l’ultra-capitalisme promulguée ici courrouceront n’importe quel écolo ou tout spectateur porté sur le réalisme social. Honnêtement loin de la fraicheur de la série initiale, Sex and the city 2 est devenu sur grand écran une autoparodie où l’étalage ostentatoire de parures et les défilés de tenues chic rappellent plus une sinistre danse macabre qu’un joyeux carnaval.
  • Le Figaro () 2
    Au final, cette superproduction de 100 millions de dollars prend la forme d'un gros loukoum bien sucré. Pas déplaisant, mais un rien bourratif !
  • Les Inrocks () 1
    Le film, objectivement hideux et dont l’héroïne principale (Sarah Jessica Parker) ne fait pas le poids face à ses trois acolytes (mention spéciale comme d’habitude à Kim Cattrall), provoque mollement des situations paroxystiques qui atteignent leur sommet lors d’une explosion de fureur des filles coincées dans un souk tenu par des intégristes. La morale est mi-débile mi-pragmatique (seule la mode sauvera le monde des ayatollahs), mais une certaine joie d’être ensemble, arrachée à l’écoeurante richesse du film, perce par moment.
  • Chronic'art () 1
    C'est dans ces passages si tartignoles qui feraient regretter le pire des années 1980 (même Liaison fatale passerait pour un brûlot d'amoralité à côté) que Sex and the city 2 se révèle le plus tristement cucu la praline. Mais il y a pire : ce moment d'épouvante pure que constitue l'apparition en guest de Liza Minnelli, sorte de croisement monstrueux entre Brigitte Fontaine et Zizi Jeanmaire en pleine action. Rien que pour cette parenthèse cauchemardesque, Sex and the city 2 ne mérite aucune pitié.
  • Fluctuat.net ()
    Mais le pire dans Sex and the City 2 n'est pas la médiocrité des enjeux, qui s'étirent tout de même sur près de 2h30. Ni leur évolution, ou la structure générale, plus fluide que le précédent. Ce qui ne pardonne pas, c'est ce long détour par Abou Dhabi. Les stéréotypes culturels s'empilant à la chaîne pourraient vaguement passer sous prétexte de naïveté (et encore). Mais voir Sarah Jessica Parker et sa brigade de pouffiasses botoxées s'enliser dans un simili néo-colonialisme, frôler les blagues racistes, ou encore s'extasier devant le fait que sous leur Niqab les femmes portent aussi du Vuitton, posent un peu problème. Tenté par la provocation, le film dresse un parallèle étrange entre l'armée américaine apportant ses valeurs démocratiques en terre musulmane, et un pseudo féminisme qui emploierait les méthodes de l'attentat pour faire éclater à la tronche de tous les intégristes (ou non) une libération sexuelle concrétisée par le corps. Faire un tel bras d'honneur, pourquoi pas (bien que les scènes soient souvent aberrantes), mais faut-il encore voir où il mène.
  • Fluctuat ()
    Entre récit aux allures de sommaire du dernier Cosmo et attentat pseudo féministe dans un Moyen Orient aux airs de Bronzés 3, Sex and the City 2 fait peine à voir.- En vidéos : les meilleurs chick flicks Sainte Sarah Jessica Parker est de retour. Du premier film, on se souviendra de cette scène qui à elle seule le résume : en réponse au DVD du Chant du Missouri que lui offre son assistante (fashion addict rêvant d'être sa patronne), l'actrice lui tend en cadeau un sac Vuitton. La provinciale, noire, venue du Sud, obtenant ainsi son signe extérieur de richesse qui lui donnera l'illusion d'en être. Et si l'une est hystérique devant son sac à main griffé, l'autre regarde à peine, trop préoccupée par ses petits soucis perso, le chef d'oeuvre de Minnelli. Etrangement, le problème minnellien perdure avec Sex and the City 2. Plus grave, il s'incarne désormais en Liza, venue jouer son propre rôle lors d'un mariage gay ouvrant le film. Que la star ne semble pas dérangée par l'insulte faite à son père dans l'épisode précédent est ennuyeux. Mais ce n'est rien devant l'embarras ressenti quand elle se lance dans une reprise de Beyonce, tous attributs dehors. C'est alors d'un regard mi-gêné, mi-consterné (rarement amusé, même si quelques dialogues font mouche) qu'on observe la suite des aventures de Carrie Bradshaw et ses copines. Dont les problèmes existentiels sont d'une complexité à la hauteur de leur nullité, quand ils ne sont simplement pas développés. En vrac : comment employer une nounou à gros seins sans soupçonner son mari d'adultère ? ; comment gérer vie professionnelle et familiale ? ; comment vivre avec une libido débordante lorsqu'on est quinquagénaire ? ; comment assumer son mariage en acceptant les petites routines du couple ? On dirait le sommaire du dernier Elle ou Cosmo, pas pour rien.Mais le pire dans Sex and the City 2 n'est pas la médiocrité des enjeux, qui s'étirent tout de même sur près de 2h30. Ni leur évolution, ou la structure générale, plus fluide que le précédent. Ce qui ne pardonne pas, c'est ce long détour par Abou Dhabi. Les stéréotypes culturels s'empilant à la chaîne pourraient vaguement passer sous prétexte de naïveté (et encore). Mais voir Sarah Jessica Parker et sa brigade de pouffiasses botoxées s'enliser dans un simili néo-colonialisme, frôler les blagues racistes, ou encore s'extasier devant le fait que sous leur Niqab les femmes portent aussi du Vuitton, posent un peu problème. Tenté par la provocation, le film dresse un parallèle étrange entre l'armée américaine apportant ses valeurs démocratiques en terre musulmane, et un pseudo féminisme qui emploierait les méthodes de l'attentat pour faire éclater à la tronche de tous les intégristes (ou non) une libération sexuelle concrétisée par le corps. Faire un tel bras d'honneur, pourquoi pas (bien que les scènes soient souvent aberrantes), mais faut-il encore voir où il mène. Et ici, une fois expédié l'argument prétexte de l'amitié, qui paraît désormais aussi rouillé que forcé, restent avant tout le triomphe du matérialisme, une vision du luxe de beaufs (les quatre nanas se comportent comme tels) et Sarah Jessica Parker en petite princesse minable pour qui Capra c'est d'abord du cinéma noir et blanc. Sex and the City 2 ou comment, encore, faire du conte de fée une réalité qu'on achète à prix d'or chez Gucci. L'amour n'y étant plus qu'un accessoire s'accordant avec le reste, un appartement, une carrière, une robe. Il est devenu triste, effroyablement concret, pauvre, vide. Un bibelot de VIP.Sex and the City 2De Michael Patrick KingAvec : Sarah Jessica Parker, Kristin Davis, Cynthia Nixon, Kim CattrallSortie en salles le 2 juin 2010[mediabox  id_media="128137" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Illus © Warner Bros. France Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil sequel sur le blog cinéma- En vidéos : la chick flick list, 10 bons films pour filles
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