Titre original God's Own Country
Date de sortie 6 décembre 2017
Réalisé par Francis Lee
Avec Josh O'Connor , Alec Secareanu , Gemma Jones
Distributeur Pyramide
Année de production 2017
Pays de production GRANDE-BRETAGNE
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Le soir, il noie son amertume au pub du village et multiplie les aventures sexuelles sans lendemain. Lorsque Gheorghe, un saisonnier, arrive à la ferme pour lui prêter main forte, Johnny doit faire face à des sentiments jusqu’alors inconnus. Une relation intense naît entre les deux hommes, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. 

Dernières News

Seule la terre : un Brokeback moutain rural [Critique]

Une romance gay fiévreuse doublée d'une auscultation mélancolique de la jeunesse paysanne. 

Casting

Josh O'Connor
Johnny Saxby
Alec Secareanu
Gheorghe Ionescu
Gemma Jones
Deidre Saxby
Ian Hart
Martin Saxby

Critiques

  1. Première
    par François Rieux

    Johnny se biture tous les soirs dans le pub de son petit village natal du Yorkshire pour oublier son quotidien morne de fils de fermier. Nettoyer l'étable, aider les moutons à mettre bas, s'occuper de la grange, réparer les enclos des bêtes... Autant de tâches difficiles et ingrates que le jeune homme ponctue à coup de pintes de Bombardier et de shots de Saint George. Sa vie bascule le jour où débarque Gheorghe, un immigré roumain engagé par son père pour l'aider à la ferme.

    Ang Lee meets Ken Loach
    Seule la Terre vaut mieux que son postulat de départ labellisé Brokeback Mountain britannique. Certes, une romance homosexuelle fiévreuse plante ici aussi son décor dans une nature sauvage, loin de tout regard. Mais le long-métrage de Francis Lee scrute encore plus l'ennui d'une jeunesse grandie dans des patelins de cent habitants et le poids de la responsabilité familiale qui tombe sur les épaules des descendants d'exploitants agricoles. Une fatalité professionnelle qui fait partir en fumée les rêves de ces adolescents devenus trop vite des adultes. Il y a forcément du Ken Loach dans cette approche du monde prolétaire, mais où les briques rouges des maisons ouvrières et les reflets d'acier des usines auraient été remplacés par l'immensité verdoyante des collines déchirant le ciel brumeux. Un havre de paix où l’amour résonne en écho, parfois dans une bicoque décharnée, parfois autour d'un feu improvisé en plein milieu d'une plaine fantomatique. Ce minimalisme champêtre enveloppe de son écrin cotonneux cette puissante romance passionnelle qui est aussi la promesse d'une vie meilleure.