Toutes les critiques de Robin des bois

Les critiques de Première

  1. par Mathieu Carratier

Au final, il y a une bonne et une bonne nouvelle. On commence par la bonne ? Scott a le bon goût de ne jamais bégayer son péplum oscarisé. L’autre, c’est que Robin des Bois se pose très vite comme le haut du carquois de la production estivale US et comme ce que le réalisateur a fait de mieux depuis La Chute du Faucon Noir. Une aventure médiévale d’une densité assez folle qui convoque aussi bien L’Odyssée d’Homère (l’histoire d’un homme qui retrouve sa patrie après le conflit) que Le Retour de Martin Guerre (il intègre une communauté en se faisant passer pour un autre), tout en réinventant sa propre mythologie, celle du hors-la-loi qui dépouille les riches pour nourrir les pauvres. Le scénario de Brian Helgeland (L.A. Confidential), étoffé par des pointures du théâtre anglais (Tom Stoppard, Paul Webb), est d’une dextérité à toute épreuve, jonglant brillamment avec tous ces thèmes et une foule de personnages qui possèdent chacun leur propre arc narratif. Logique que les 2 h 10 du film filent comme une flèche.

Les critiques de la Presse

  1. par Benjamin Rozovas

Russel Crowe est (encore) le simple soldat qui prend conscience de son destin dans la tourmente, l'arme fatale et roudoudou d'un script où se télescopent les références mythologiques (de Martin Guerre à l'Odyssée). Chaque mouvement de cinéma est plus inspiré que le précédent : une passation de pouvoir dans un couloir, un insert sur un chien écrasé au milieu d'une bataille, le corps de Cate Blanchett qui cnacelle à la faveur d'un plan séquence...

  • par Mathilde Lorit
  • Au final, un divertissement qui n'oublie pas le second degré, notamment lorsque le couple danse sur la version celtique et troubadour de If I Could Find Words. Kitsch, mais irrésistible.

  • par Caroline Vié