Affiche Repo Men

Repo Men : critiques

La critique de Premiere

(1) 1
  • 1
    Imaginez Guy Ritchie réalisant sa version décérébrée de Brazil, avec Jude Law et Forest Whitaker dans les rôles de fonctionnaires du crime
    lancés dans d’insensées scènes de tuerie. Virulente satire du système capitaliste ou film d’action dégénéré ? Sur le papier, Repo Men avait le potentiel d’un nouveau Fight Club. Tel quel, il reste une respectable tentative de greffe entre conventions de film de genre à la Jerry Bruckheimer et brulôt anarchisant. Pas sûr qu’il aide Barack Obama dans sa volonté de remodeler le système de santé américain mais, à son échelle, cet objet singulier dynamite de l’intérieur le modèle hollywoodien actuel.

Les autres avis de la presse

(4) 2
  • L’Ecran Fantastique () 3
    Repo Men n'est peuplé que de monstres d'égoïsme, de cynisme, comme si la morgue était la seule valeur transmise d'en haut - vision tellement proche de notre monde actuel où la financiarisation a fini par déshumaniser l'ensemble de la population mondiale. Un monde assez noir pour qu'une sorte de chasseur de prime sans scrupule puisse encore paraître sympathique, sa volte-face suffisant à le rapprocher du Sam Lowry de Brazil. Après tout, même si l'amour n'est pas le déclencheur de cette trahison, cela reste une affaire de coeur.
  • L’Ecran Fantastique () 3
    Violent, décomplexé, rythmé par une bande-son énergisante qui alterne les envolées symphoniques de Marco Beltrami et une playlist musicale joyeusement décalée, Repo en risque de faire grincer quelques dents et ne s'attirera la faveur de tous les publics. Tant mieux ! La science-fiction n'est-elle pas, par essence, un genre subversif et impertinent ?
  • A voir à lire () 1
    (...) au vu de ses nombreux défauts (script pas croyable, mise en scène un peu molle), cette satire cinglante et sanglante de la société de demain, manifeste contre la société de consommation à crédit, devra demander beaucoup de recul et de second degré au spectateur pour qu’il adhère à sa démarche singulière. Une fois l’effort réalisé, il n’est pas interdit d’y éprouver un plaisir coupable.
  • Fluctuat () 2
    Digérant mal ses nombreuses influences SF, Repo Men ne parvient pas à exploiter sa puissante idée de départ. Restent quelques séquences gore, et Jude Law.La trame de Repo Men (adaptation du roman d'Eric Garcia, The Repossession Mambo) fleure le bon vieux récit d'anticipation : dans un futur proche, une société vend des organes humains; lorsque la note mensuelle n'est pas réglée, une équipe d'intervention spéciale (les Repo Men) est envoyée pour récupérer les organes sans se préoccuper du confort ou de la survie des clients insolvables. Mais la mécanique va s'enliser lorsque le dévoué Remy reçoit à son tour un coeur artificiel. Sur le papier, les ingrédients narratifs sont alléchants : dérive totalitaire du capitalisme, règne du corps artificiel, explosion des liens sociaux, opposition entre un employé qui se pose des questions éthiques (Jude Law) et un collègue/ami entièrement soumis au système (Forest Whitaker)...Avec son esthétique gore (certains plans surprennent par leur brutalité) et son atmosphère visuelle qui évoque plusieurs classiques SF (les décors à la Blade Runner ou Minority Report), Repo Men débute comme une solide série B de science-fiction, proche du récent Clones de Jonathan Mostow. Mais Miguel Sapochnik ne parvient malheureusement pas à garder le cap, son récit partant vite dans tous les sens. Si le personnage de Remy bascule en cours de film, épousant la traditionnelle figure du paria, c'est moins pour offrir une réflexion sur les sociétés du futur que pour justifier des séquences d'action haineuses et sanguinolentes. Au-delà des problèmes de scénario - le volet familial s'avérant par exemple raté et le rôle de Carice Van Houten cruellement sous-exploité -, Repo Men peine à trouver un ton cohérent : les tentatives d'humour se font ainsi très douteuses, Sapochnik cherchant à nous faire rire avec une séquence où un enfant neutralise sa mère à coups de taser. Au final, Repo Men se présente comme un mélange informe d'influences mal digérées (Brazil côtoyant Old boy, Dark City, Pulp Fiction ou Fight Club). Mais cet aspect fourre-tout confère paradoxalement du charme à cette série B qui ne recule devant rien. Jude Law, dont la simple présence suffit à raviver les souvenirs d'eXistenZ et A.I., parvient à surprendre dans ce rôle sombre et brutal. Laissant un fort goût d'inachevé et n'atteignant jamais la complexité d'un Cronenberg, Repo Men se démarque pourtant du tout-venant de la production hollywoodienne, par son ambition de départ et par le bain de sang qu'il laisse derrière lui. Cet objet hybride sera peut-être culte pour le public de 2070, qui sait.Repo MenDe Miguel SapochnikAvec Jude Law, Forest Whitaker, Alice BragaSortie en salles le 14 juillet 2010[mediabox  id_media="130067" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Damien Leblanc - Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez les fils adaptation, cinéma fantastique sur le blog cinéma
Cannes live !
  • VIDEOS - Le Best Of de Cannes 2012 en 120 secondes Cannes 2012 en 120 secondes 26/05/2012 - 21h27
  • La Chasse, Les Bêtes du Sud Sauvage, Dans la Brume et Rengaine déjà récompensés à Cannes Déjà des prix à Cannes 26/05/2012 - 19h11
  • VIDEO - Kyan Khojandi, la bonne surprise Mud, Gunther Love, mannequin nue et massage dans Cannes I Come Stars surprises dans Cannes I Come 26/05/2012 - 18h39
  • Christa Theret, négligée 26/05/2012 - 16h14 2
  • PHOTOS - Les scènes de cul les plus marquantes du festival de Cannes 2012 Les scènes de sexe à Cannes 26/05/2012 - 15h23
> Tout le Festival de Cannes