Rango : critiques
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La critique de Premiere
(1) 2- Gérard Delorme2Avec cette première incursion dans l'animation, le réalisateur de la trilogie des Pirates des Caraïbes vise haut, frappe fort et prend de grands risques. Techniquement, Rango n'a rien à envier à ce qui se fait de mieux actuellement en images de synthèse. Artistiquement non plus. On serait presque tentés de le comparer au Cars de Pixar pour sa façon d'exploiter une iconographie américaine élevée au rang de mythe. La différence, c'est un scénario audacieux qui utilise cette imagerie avec un esprit critique là où Lasseter était nostalgique et respectueux.
Les autres avis de la presse
(19) 3- L’Ecran Fantastique (Yann Lebecque) 4Un vrai régal !
- Télé 7 jours (Julien Barcilon) 3Ce premier film d'animation du réalisateur de la saga Pirates des Caraïbes ne manque ni d'ambition artistique, ni de qualités graphiques. Multipliant les clins d'oeil au genre, Rango est, hélas, un peu trop bavard (et effrayant) pour les plus petits et son humour n'est pas toujours des plus accessibles.
- StudioCiné Live (Christophe Chadefaud) 4A la fois respectueux de ses illustres modèles et étonnement siphonné, Rango ne s'essouffle pas une seconde. Si on n'a toujours pas identifié ce à quoi carburaient Verbinski et sa clique, y'a pas de lézard ! Leur film est du grand art.
- Brazil (Julien Leimdorfer) 4La vraie découverte de Rango, c'est avant tout le talent de son réalisateur (...) La réalisation transcende un scénario conscient de son classicisme et, jouant de nuances et d'inventivité, régale les pupilles.
- Fluctuat.net (Eric Vernay) 3Pour son premier film d'animation, Gore Verbinski retrouve au doublage son acteur de la saga à succès Pirates des Caraïbes, mais aussi son sens de l'aventure. Rango est un curieux western, drôle et destroy, doublé d'un film à grand spectacle plus calibré, mais réjouissant.
- Nouvel Obs (Xavier Leherpeur) 2Après avoir redonné vie aux films de pirates (« Pirates des Caraïbes »), Gore Verbinski se mesure cette fois au western. Et signe un dessin animé survolté, jouant à la fois les cartes de l’hommage et de la parodie. Ne manquent donc ni les anxiogènes duels en pleine rue ni les poursuites haletantes dans les canyons. Mais le second degré vient secouer tout cela d’un décalage hilarant dans les dialogues et d’une loufoquerie déjantée, habilement dosés pour ne jamais atténuer le souffle de cette décoiffante aventure.
Après avoir redonné vie aux films de pirates (« Pirates des Caraïbes »), Gore Verbinski se mesure cette fois au western. Et signe un dessin animé survolté, jouant à la fois les cartes de l’hommage et de la parodie. Ne manquent donc ni les anxiogènes duels en pleine rue ni les poursuites haletantes dans les canyons. Mais le second degré vient secouer tout cela d’un décalage hilarant dans les dialogues et d’une loufoquerie déjantée, habilement dosés pour ne jamais atténuer le souffle de cette décoiffante aventure. - Le Figaro (Emmanuele Frois) 4Un film décalé et déluré, imposant un style visuel unique, un rythme lent, un humour à froid. Un univers plutôt adulte, dans lequel les moins de huit ans auront du mal à entrer.
- Metro (Jérome Vermelin) 4On en redemande !
- 20 Minutes (Caroline Vié) 4un pur régal pour cinéphiles amoureux d'animation...
- Le Parisien (Pierre Vavasseur) 4Parodie très réussie des westerns spaghetti, chargé jusqu’à la gueule de grandes gueules à grandes dents, truffé de gags, ce divertissement, doublé dans sa version originale par Johnny Depp dans le rôle principal, touche au cœur d’une double cible : enfants et parents.
- L'Express (Julien Welter) 4Une mise en scène étonnante au service d'un ton absurde à souhait.
- Télérama (Cécile Mury) 3Hommage ludique et soigné à la tendance spaghetti du western, le film multiplie les clins d’œil à Sergio Leone
- Libération (Didier Péron) 2La musique assommante de Hans Zimmer et le déchaînement des effets a beau être nappé de tout ce qu’il faut de bon goût cinéphile, Rango finit par n’être qu’un western mâtiné de chili sauce à la Terry Gilliam un rien fatiguant et prévisible.
- Les Inrocks (Thomas Pietrois-Chabassier) 2Quelque chose d’un peu factice traverse le film : une efficacité trop voyante, une volonté de plaire trop évidente, l’effet d’une formule savamment appliquée. (...) Le film affleure par endroits ce début de sincérité qui manque à l’ensemble.
- Le Monde (Isabelle Regnier) 1"Rango" : une parodie de western sans saveur
- A voir à lire (Frédéric Mignard) 3
Dans l’Ouest enfin du nouveau ! Cet hommage au western constitue un virage original dans le domaine du blockbuster animé en images de synthèse, où il fait montre d’une ambition visuelle et d’un humour noir uniques. Une expérience réjouissante ! - Chronic'art (Guillaume Loison) 2le film ne fait pas de mystère, suivant la ligne claire et fastoche de l'hommage et de la parodie, mais non sans style et savoir-faire. (...) Pas de réelle tension : le film est trop ironique pour croire à sa propre histoire, l'action s'en tient à un simple spectacle visuel - de grandes fresques, quelques jolis cadrages, avec musique tonitruante en plans panoramique, on est finalement plus à Broadway que chez Sergio Leone
- Fluctuat () Pour son premier film d'animation, Gore Verbinski retrouve au doublage son acteur de la saga à succès Pirates des Caraïbes, mais aussi son sens de l'aventure. Rango est un curieux western, drôle et destroy, doublé d'un film à grand spectacle plus calibré, mais réjouissant.Au départ, son nom est personne. Vulgaire caméléon de terrarium à l'imagination fertile, il se retrouve par hasard débarqué en plein désert, éjecté d'une voiture, loin du confort ennuyeux de sa boîte de verre. Là, la vie la vraie, peut commencer : avec Rango, un blase de cow boy inventé pour l'occasion, et ses talents d'acteur en bandoulière, le lézard au coup tordu parvient à impressionner le village Dirt (« Poussière »), qui le fait rapidement shérif. Mais les dangers ne manquent pas dans le Far West, et l'imposteur va devoir donner de sa personne pour rester crédible dans son rôle de héros. Gore Verbinski retrouve là le décor poussiéreux de son film Le Mexicain, mais Rango est plus ambitieux : entre temps, le jeune réalisateur a cassé la baraque avec la saga Pirates des Caraïbes, et dispose de son Jack Sparrow au casting vocal, Johnny Depp, ainsi que des effets visuels de Industrial Lights and Magic, c'est-à-dire la filiale de Lucasfilms qui rafle tous les Oscar de sa catégorie depuis le premier Star Wars, en passant par le second volet de Pirates des Caraïbes, et jusqu'à Avatar. C'est le premier film d'animation pour ILM.Or premier constat : la qualité de l'animation est si bluffante, qu'on oublie parfois qu'on a affaire à des créatures de synthèse. L'atmosphère de ce western poussiéreux y gagne en réalisme, notamment dans les textures, précises, et les nuances lumineuses. Fort de cette technologie avancée, Verbinski apporte son sens du spectaculaire, très efficace, aux nombreuses scènes d'action. Les séquences de raids aériens en particulier sont impressionnantes, notamment la première avec un faucon évoquant La Mort aux trousses, mais avec une touche de cartoon en sus. Les idées burlesques fusent, sans temps morts ou presque, dans un film jalonné de running gags plus ou moins originaux : si les chutes de tension du personnage féminin Fève s'inspirent de l'oppossum de Fantastic Mr. Fox, par exemple, le choeur de hiboux mariachis, au pessimisme hilarant, s'impose comme l'une des meilleures trouvailles du film, tout comme l'absurde « Now we ride ! » scandé à l'envi par Rango.Oscillant constamment entre western déjanté (visions surréalistes, allusion à Las Vegas Parano, désopilant caméo Eastwoodien), et grand spectacle plus attendu serti de références cinématographiques (Apocalypse Now, Sergio Leone, 2001: l'odyssée de l'espace, etc), Rango trouve un juste milieu moins auteuriste et solide qu'un Pixar, certes, un peu lisse, mais tout de même très enthousiasmant. Il y a bien, entre les rouages de cette mécanique huilée, quelques éclats inattendus, comme cette jolie scène nocturne de traversée de la route sous les trucks. Trop rares, ces moments auraient pu faire basculer le film de Verbinski vers l'émotion. On se contente sans mal de cet excellent divertissement.RangoDe Gore VerbkinskiAvec les voix de Johnny Depp, Abigail Breslin, Isla FisherSortie en salles le 23 mars 2011 Illus © Paramount Pictures France Eric Vernay- Suivez les fils animation, western sur le blog cinéma- Gore Verbinski sur Flu : lire les critiques de Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl (2003), Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (2006), Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (2007)
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