Affiche Rachel se marie

Rachel se marie : critiques

La critique de Premiere

(1) 4
  • 4
    Avec sa caméra vidéo à l’épaule, ses préceptes Dogme et sa famille au bord de l’implosion, Rachel se marie ressemble au premier abord à une version bobo chic de Festen, avec des personnages « trop » vrais pour être nature. Un sentiment balayé au bout de trente minutes quand les acteurs, tous fantastiques, prennent définitivement leur rôle à bras-le-corps et se jettent dans l’arène de liberté que Demme leur a érigée. Le réalisateur prend visiblement autant de plaisir que nous à les regarder se heurter, se battre et s’aimer dans ce drame enivrant auquel il est très conseillé de s’abandonner.

Les autres avis de la presse

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  • Télé 7 jours () 1
    Premier rôle en rupture de frivolité pour Anna Hathaway (Le diable s'habille en Prada) qui n'hésite pas à s'enlaidir. Las, le réalisateur du Silence des agneaux ne parvient pas à trouver le bon tempo et l'ennui s'invite à la noce.
  • Le Monde () 2
    L'intérêt que l'on ressent pour le film va crescendo, pour culminer dans une dernière demi-heure où perce une émotion qui n'est pas seulement provoquée par les noces.
  • Télérama () 3
    Au-delà de cette galerie de portraits ambivalents transparaît le fantasme d'une Amérique paisiblement métissée - le fiancé est noir, le mariage, indien, et une belle musique world illustre tout le film. Mais Jonathan Demme n'est pas un naïf, et son final évite les poncifs : pas de grand pardon dégoulinant, la réconciliation ne sera que partielle et certains rendez-vous resteront manqués. Ce qui ne dispense pas, au contraire, de prévoir un stock de mouchoirs...
  • Fluctuat () 1
    En voulant unir psychodrame familial réaliste et film à message vantant les mérites très démocratiques de la société multiculturelle, Rachel se marie ne mène pas bien loin.Tout le monde a oublié le Dogme 95, plus grande fumisterie de toute l'histoire du cinéma. Tout le monde sauf Jonathan Demme, qui avec une bonne décennie de retard, surfe sur la charte de Lars Von Trier et ses amis (spontanéité de la caméra, effet documentaire, économie des moyens) pour son psychodrame familial, Rachel se marie. Pure coïncidence, évidemment, due aussi à cette familiarité avec Festen, pour le ton, le genre, l'ambiance et ce goût du secret lourd à porter (en moins glauque et théâtralisé). Mais la comparaison s'arrête là, ce qui est déjà beaucoup tant cette esthétique paraît vaine, has been et opportuniste, comme si Demme voulait rajeunir son travail de documentariste à l'aune du ciné indé. Le reste n'est pas tant lié à ce parti pris, qu'à sa combinaison laborieuse avec un récit entre thérapie de groupe et règlement de comptes en famille : une toxico (Anne Hathaway, too much) sort de rehab pour retrouver sa famille, divorcée, à l'occasion du mariage de sa soeur. Très vite les tensions fusent entre Rachel, la mariée, et Kym, l'ex toxico, qui fait tout pour retrouver une place dans cette famille où les noeuds du passé, jamais défaits, refont surface.En cherchant un équilibre entre ce pseudo réalisme hurlant son côté improvisé, et une intrigue très écrite ne laissant aucune place à l'imprévu, le film accouche d'un paradoxe. Les dialogues sont lourds de sens, le scénario contredit sans cesse ces plans où la caméra s'égare, le dispositif finissant par créer une mécanique dirigiste et stérile où les crises mènent toujours dans une impasse ou l'hystérie - la question de l'incommunicabilité tourne en boucle, à l'état d'idée, au fil d'un pénible ping pong verbal. Acculé par l'inconsistance du récit, Demme pousse alors vers l'abîme son héroïne bavarde et maladroite, pour la sauver in fine en concluant sur un banal mode compassionnel - véritable enjeu politique du film. Car derrière son psychodrame, Rachel se marie dévoile un vrai microcosme de société : celui de l'upper class du Connecticut et la côte Est en général, qu'on imagine très démocrate et multiculturelle, à l'image du mariage et ses noces transformées en improbable festival de musiques du monde. La réunion du politique et du psychanalytique, passée à la moulinette de ce folklore ethno-festif, n'aboutit finalement qu'à un joli et creux élan fraternel dans un monde flou mais réconcilié.Rachel se marie De Jonathan DemmeAvec : Anne Hathaway, Rosemarie DeWitt, Debra WingerSortie en salles le 15 avril 2009[mediabox  id_media="91149" align="null" width="500" height="333"][/mediabox]Illus. © Sony Pictures Releasing FranceJérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil réalisateur sur le blog cinéma- Jonathan Demme sur Flu : lire les critiques de Beloved (1999), Jean Dominique, the agronomist (2004), Un crime dans la tête (2004)
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