Affiche Rachel

Rachel : critiques

La critique de Premiere

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    (...) son film (découvert au festival de Contis) et sa démarche ne se limitent pas à dénoncer ce crime. Rachel est aussi un manifeste sur l’horreur d’une guerre qui décervelle les soldats, une réflexion sur l’engagement, un regard sur la jeunesse et ses idéaux. Un grand film.

Les autres avis de la presse

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  • Les Cahiers du cinéma () 1
    Mur, avec ses beaux travellings sur la barrière, peinait à livrer davantage qu'un pieux messages de paix ; Rachel, en allant chercher l'héroïsme jusqu'au fin fond des Etats-Unis, réduit lui aussi sa portée.
  • Elle () 3
    Filmé sobrement, Rachel agit dans la mémoire du spectateur comme une bombe à retardement. Dans l'échelle des documentaristes, Simone Bitton se situe aux antipodes de Michael Moore.
  • Journal du dimanche () 3
    Consciente de l'extrême violence environnante, la cinéaste déroule son récit avec sobriété, sans prendre parti, juste en posant des questions. C'est une occasion rare et habilement menée.
  • Les Inrocks () 4
    Etait-ce si surprenant ? Doit-on attendre de l’armée d’un pays qui se vit à tort ou à raison en état de guerre qu’elle soit morale, pacifiste, humaniste ? Rachel Corrie et ses amis devaient-ils prendre autant de risques ? Une cause aussi belle et juste soit-elle mérite-t-elle qu’on lui offre sa vie en sacrifice ? Rachel interroge la légitimité de la raison ou de la déraison d’Etat, le droit voire le devoir de désobéissance, mais pose aussi la question des limites de l’idéalisme et de l’utopie. Les réponses appartiennent à la réflexion de chaque spectateur de ce film beau et puissant.
  • A voir à lire () 3
    Chaque mort mérite un film, mais c’est l’histoire atypique de Rachel qui nous est contée. C’est ainsi, la cinéaste le regrette presque à un moment donné de son travail. Mais au final peu importe ses fondements, à l’instar des motivations militantes, le film a le mérite d’exister lui aussi et il faut aller le voir d’urgence.
  • Nouvel Obs () 1
    Une tragédie du Moyen-Orient, entre parabole et métaphore politique, qui ne fut jamais jugée et dont la documentariste, auteure de « Mur » en 2004, tente de percer la vérité en regroupant les entretiens des divers observateurs, confrontant les points de vue et recoupant les témoignages.
  • L'Express () 2
    L'enquête est objective et fouillée. Sans autres commentaires que ceux du journal intime tenu par la disparue, Simone Bitton épluche le drame - avec de nombreux témoignages à l'appui - mais aussi tous les tenants de l'aboutissement tragique. Certains discours font froid dans le dos, d'autres émeuvent, aucun ne laisse indifférent.
  • Le Monde () 2
    Ce faisant, il privilégie un débat dont la pertinence est toute théorique, tant il est clair que ce bulldozer est la cause directe de la mort de la jeune femme. [...] Cette approche affaiblit en outre la puissance documentaire du film, en instrumentalisant ses personnages au profit du débat qu'il entend illustrer.
  • StudioCiné Live () 2
    (...) l'action de cette Américaine, inscrite dans un idéalisme empreint de naïveté et d'un brin de culpabilité, semblait vouée d'emblée à l'échec. Ce qui rejaillit sur l'impression finale que laisse ce témoignage par ailleurs exceptionnel.
  • Télérama () 4
    Simone Bitton refuse l'émotion facile autant que le discours militant. Précis, dense, complexe, son film s'impose comme une réflexion passionnante sur la jeunesse et la résistance. Au-delà du conflit israélo-palestinien.
  • Fluctuat ()
    Une authentique enquête cinématographique, passionnante à double titre. Parce qu'elle ne laisse pas deux secondes la place à l'ennui. Et parce qu'elle traite d'un sujet qui déchaîne des passions extrêmes. Rigoureux, intègre et d'une force inouïe, ce documentaire est digne des grands films de cinéma.- Lire l'entretien avec Simone Bitton Cela peut arriver de « tirer pour s'amuser » confesse un jeune soldat israélien, dans la pénombre, dos caméra. La bande de Gaza est décidément le théâtre d'impensables loisirs... A coup de phrases aussi énormes qui tombent sans tambour et sans préavis, Simone Bitton construit mot après mot, image après image, une enquête cinématographique incroyablement riche en émotions.Etat des lieuxLa jeune Rachel Corrie, pacifiste américaine de 23 ans, a-t-elle été tuée volontairement par le bulldozer qu'elle tentait d'arrêter à Rafah, devant la maison d'une famille palestinienne ? Le conducteur de l'engin l'a-t-il vue, oui ou non ? A-t-il reçu un ordre venu de plus haut ? L'armée israélienne s'en est-elle prise sans état d'âme aux pacifistes internationaux ? Les questions défilent et en réponse, l'accolement de documents et témoignages tente de faire émerger la vérité. Au centre la voix-off de la réalisatrice, calme mais opiniâtre, ne lâche rien. A l'écran sa caméra, de même nature, sonde tout. Gestes, silences, hésitations, affirmations. Proches de photographies parfois, ses plans choisis affichent des cadres composés mais jamais esthétisants. Le rapport entre l'image et la bande-son, synchro ou à peine décalé, fait parler les uns sur le visage des autres, place les bons mots sur des images d'archives, donne la parole à des paysages décharnés. Des combinaisons et rapports de points de vue qui font toujours sens, dans la confrontation ou dans l'association.DétricotageD'abord, Rachel est un film passionnant. Comme peut l'être un bon policier. Dès les premières secondes, le film nous happe dans sa quête. Et lorsqu'il s'agit aussi profondément de justice et d'injustice, de guerre et de paix, d'humanisme et d'inhumanité, on ne peut que se sentir concerné. La portée du questionnement frappe, tout comme la capacité de cette région du monde, le Moyen-Orient, à condenser dans un conflit autant de thèmes universels.Ensuite, c'est un documentaire d'une intégrité exemplaire. Sans commentaire, Simone Bitton laisse se détricoter d'elles-mêmes la version officielle que lui sert la porte-parole de Tsahal, la version officielle que lui sert le médecin légiste israélien qui a autopsié la jeune américaine. Ouvre son micro aux non-dits criants d'un enquêteur de l'armée israélienne retourné depuis au civil. Retrouve les protagonistes présents lors de l'accident, palestiniens ou étrangers, et leur offre un authentique terrain d'expression.Rigoureuse et honnête, elle ne dit jamais ouvertement sa conviction, mais celle-ci émerge pourtant clairement. Ou est-ce juste la vérité qui émerge...? Rachel Corrie avait écrit qu'elle ne maîtrisait pas toujours la portée politique de ses mots. Une chose est sûre : Simone Bitton elle, juive marocaine franco-israélienne, documentariste émérite qui n'a de cesse de scanner le conflit israélo-palestinien, maîtrise parfaitement la portée de ce qu'elle met à l'écran.RachelUn documentaire de Simone BittonSortie en salles le 21 octobre 2009[mediabox  id_media="110264" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © Les Films du Paradoxe Julie DEH- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil documentaire sur le blog cinéma- Lire l'entretien avec Simone Bitton
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