Date de sortie 29 mars 2017
Durée 85 mn
Réalisé par Emmanuelle Cuau
Avec Virginie Efira , Gilbert Melki , Marilyne Canto
Scénariste(s) Raphaëlle Desplechin
Distributeur Ad vitam
Année de production 2016
Pays de production france
Genre Drame

Synopsis

Nathalie est joaillère et vient de s’installer à Paris pour un nouveau travail et une nouvelle vie avec ses deux fils. Mais la direction de la bijouterie change soudainement d’avis et lui annonce que le poste ne sera pas pour elle. Nathalie veut protéger ses enfants et décide de ne rien leur dire. De ce mensonge vont naître d’autres mensonges de part et d’autre. L’engrenage commence…

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DR

Critiques de Pris de Court

  1. Première
    par Eric Vernay

    Pour son troisième long métrage en vingt-deux ans (!), Emmanuelle Cuau élabore encore un engrenage implacable. Comme dans l’excellent Très bien, merci avec Gilbert Melki (qu’on retrouve ici dans un petit rôle glaçant), le personnage principal de Pris de court subit au départ une violence sociale tristement banale : Nathalie (impeccable Virginie Efira, qui ressemble de plus en plus à Gena Rowlands) perd son emploi dans une bijouterie. La jeune veuve tout juste débarquée à Paris décide de cacher la nouvelle à ses deux enfants. Le temps de se relancer. Mais ce mensonge initial, telle une patte d’insecte dans une toile d’araignée, enclenche une mécanique d’étau. Et la chronique familiale de se muer en thriller. Son refus du spectaculaire s’avère payant – il suffit parfois d’un scooter au second plan puis d’un bruit de moteur pour sécréter l’angoisse, par la grâce du hors-champ. En élève de Robert Bresson, la cinéaste croit à la richesse du dépouillement. Retrancher pour épurer. En même temps, c’est le paradoxe du film, cette limpidité de façade fonctionne comme un trompe-l’oeil : c’est le terreau fertile d’un jeu d’ellipses et de non-dits. Au lieu d’assécher les personnages, l’approche minimaliste de Cuau leur insuffle mystère et complexité. Ainsi, les secrets qui s’accumulent autour de Nathalie sont comme autant de bombes planquées entre chaque scène, chaque fondu au noir, prêts à exploser sous une forme imprévisible dans le plan suivant. Et qu’il s’agit de désamorcer. C’est brillant.