Affiche Prince Of Persia: Sands Of Time

Prince of Persia: les Sables du Temps : critiques

La critique de Premiere

(1) 2
  • 2
    Le film tient tous ses engagements inflationnistes, au détriment du reste. Auberge espagnole transformée en foutoir parfaitement agencé, l’opus file à toute vitesse sur la voie tracée par son modèle lucratif, le célèbre jeu vidéo qui nous trimballait déjà dans des aventures échevelées. Prince of Persia, le film, passe en un plan d’une course-poursuite affolante à une séquence de comédie pour revenir à un duel éclaboussant en images de synthèse... Grâce à une composition musclée qui devrait lui permettre d’être enfin pris au sérieux par le royaume de l’entertainment hollywoodien, Jake Gyllenhaal campe un prince bluffant. Abdos en avant et oeillade avenante, il incarne un personnage malin et séducteur qui n’est pas sans rappeler l’Aladdin de Disney. Certes, l’aventure à laquelle il est confronté ne présente qu’un intérêt relatif – une vague intrigue parricide, un sablier qui permet de contrôler le temps, une love story conventionnelle –, et si l’on ajoute
    que la mise en scène n’est pas toujours à la hauteur (ah !, les ralentis...), on risque d’être un peu déçus. Pourtant, dans l’ensemble, la recette Bruckheimer fonctionne. Les montagnes russes narratives, la volonté permanente d’en faire toujours plus et le ton proche du cartoon garantissent le spectacle. C’était bien le but, non ?

Les autres avis de la presse

(10) 2
  • L’Ecran Fantastique () 3
    On retrouve le souffle et l'ironie des films d'aventures que l'on n'avait pas revus depuis le fort sympathique La Momie de Stephen Sommers, avec un véritable respect des contrées dépeintes, pour un projet qui parviendrait presque à faire oublier à quel point il est calibré pour plaire au plus grand nombre. Du bon Newell, de l'excellent Bruckheimer.
  • Elle () 3
    Pour voir une à une s'ouvrir les portes qui nous happent au plus profond de ce conte orientalisant produit par Disney, pas la peine, vraiment, de se replonger dans les règles du jeu vidéo dont il est inspiré ! On s'y laisse prendre, bien sûr.
  • Télé 7 jours () 2
    Produite par les studios Disney, cette superproduction gavée d'effets spéciaux séduira sans mal les aficionados du héros de pixel. Nombre de scènes ressemblent en effet à s'y méprendre à des séquences de jeu de plateau pur. A moins d'apprécier le charme kitsch des séries B exotiques d'hier dopées au numérique d'aujourd'hui, mieux vaut donc faire partie du club.
  • 20 Minutes () 2
    La marque en question – mélange rodé d'humour, d'amour et d'action – a bien réussi au monsieur, roi de la surenchère d'effets spéciaux et de péripéties en tout genre. «C'est le genre de choses que j'aurais aimé voir quand j'étais gamin», confie Jake Gyllenhaal. On se laissera prendre par les tribulations de l'acteur, à condition de ne pas oublier chez soi sa grande âme d'enfant
  • Le Monde ()
    Dans son état plan, Prince of Persia ne présente guère d'intérêt. On aimerait dire que ces ingrédients, joints au savoir-faire de Mike Newell, qui réalisa Quatre mariages et un enterrement et un épisode d'Harry Potter, suffisent à confectionner un divertissement sans conséquence. Mais il manque quelque chose : une poignée de points de QI supplémentaires. Ou des lunettes 3D.
  • A voir à lire () 2
    Divertissement exotique qui respire l’enthousiasme et l’argent dans ses reconstitutions, ce premier volet de Prince of Persia est une aventure récréative parfaitement plaisante, même si elle est totalement dénuée de personnalité. Non, Prince of Persia et ses centaines de millions de dollars est loin d’être un nanar à la Benjamin Gates (série de deux films d’aventures pour le coup assez pitoyables également produite par Bruckheimer). Nous dirons plutôt qu’il est un bel oxymore pour nos mirettes. Oxymore, car malgré cet élan gargantuesque que l’on savoure à chaque instant, on n’a pas forcément l’impression d’assister à un incontournable du blockbuster, en tout cas pas au grand film qu’un tel budget pouvait laisser présager. Peut-être que de par ses origines de jeu vidéo, on l’attendait moins qu’un autre. En tout cas, la réalisation de Mike Newell manque d’allant et parfois même de rythme. Quant au scénario (pas pire qu’un autre), il pâtit d’une approche vraiment consistante des personnages qui sont ici réduits à de simples valeurs universelles - le sacrifice, le devoir filial, le sens de la famille.
  • Télérama () 3
    Le scénario, adaptation du jeu vidéo à succès, rassemble tous les ingrédients des grands films d'aventures à l'ancienne : un beau prince rebelle, une princesse orientale aussi jolie qu'insoumise, une dague magique et un impayable cheikh margou­lin, allergique aux impôts ! Le tout dans la Perse du VIe siècle avant J.-C. qui en jette, avec site sacré dévasté et désert sous la lune pour les amoureux traqués.

    Le couple vedette, chamailleur puis inséparable, est incarné avec énergie par Gemma Arterton, sensuelle comme une actrice de péplum, et un Jake Gyllenhaal qui opère la synthèse entre Indiana Jones et Errol Flynn.
  • Journal du dimanche () 2
    Producteur de Pirates des Caraïbes, Jerry Bruckheimer s’empare du jeu vidéo Prince of Persia. Mike Newell (Quatre Mariages et un enterrement) n’a négligé aucun détail: une histoire d’amour, des scènes de bataille, des cascades, des effets spéciaux, de la magie, de l’humour et des décors bluffants. Certes, le scénario comporte son lot de passages obligés et de valeurs nobles mais possède un rythme soutenu et un souffle épique. On y décèle même une allusion politique contemporaine: le royaume de Perse envahit une contrée ennemie, à la recherche d’armes secrètes qui pourraient provoquer sa perte!
  • Fluctuat () 2
    Si le malentendu entre cinéma et jeu vidéo continue, Prince of Persia permet de diverger un peu. Aux commandes du nouveau bulldozer de Jerry Bruckheimer, Mike Newell s'est souvenu de ses classiques et sauve, presque, son film du désastre.Quiconque s'attaque à une adaptation de jeu vidéo prend le risque de subir la malédiction du genre qui, de Super Mario à Tomb Raider ou Silent Hill, s'est rarement démentie. Avec Prince of Persia, titre mythique ayant survécu depuis les limbes de l'Apple II jusqu'aux consoles dernières générations, la donne est toutefois légèrement différente. Fort du soutien de Jordan Mechner (auteur du jeu) et surtout de l'appui de Bruckheimer, Prince of Persia voit grand. Pour sortir du carcan maudit d'un cinéma d'exploitation aussi ironiquement que sereinement rejeté par le public auquel il se destine (les gamers), notre Yoda du blockbuster veut fédérer, s'offrant à l'occasion les services de Mike Newell, bizarrement parti de Quatre mariages et un enterrement pour finir sur des grosses machines comme Harry Potter. De sa présence, on retiendra que ce n'est peut-être pas ce qui est arrivé de mieux au film, mais certainement pas le pire. Mettons qu'il empêche le navire de sombrer. Disons aussi qu'en allant chercher là où son modèle puisait son inspiration, Le Voleur de Bagdad, à qui Mechner doit beaucoup, Newell renoue avec une certaine tradition venue du muet et du classicisme. Mettre au même niveau Raoul Walsh et le Britannique est sans doute criminel. Mais il y a l'envie, une énergie, un enthousiasme, et parfois ça sauve un film. Enfin presque.Si Newell se plie aux exigences de son modèle, ce qui l'intéresse est ailleurs. Pour preuve, le motif emblématique du jeu, la plateforme, est déballé sauvagement dès les premières minutes, en une scène moche et débraillée qui donne le ton. Plus loin il y reviendra, pour faire bonne figure, sans conviction. Avec un degré d'efficacité zéro, un sens de l'espace aberrant, Newell semble oublier que les scènes de yamakazis pullulent depuis dix ans sur les écrans. Et elles lui mettent toutes la honte - surtout l'intro de Casino Royale. Etrange de voir le film se vautrer là où il est attendu, sur un terrain déblayé, entendu. On sent pourtant, d'autre part, une certaine recherche dans l'action. Moins retrouver l'essence du jeu que lorgner, rapidement, vers un Tsui Hark, en biffant l'image, abusant d'effets de vitesse, de raccords fantômes, de trajectoires impossibles, de ralentis syncopés, de décadrages transversaux ou de plans poudrés. Rien que du cinéma, pas très jeu vidéo, preuve que dans cette intrigue vulgairement shakespearienne sur fond d'ambiance Mille et une nuits, Newell a fait son choix. Restituer l'expérience d'un gameplay, ici en lambeaux, ou même soutenir cette histoire de voyage dans le temps servant d'enjeux au récit (qui dans le jeu annulait le game over), ne le motive pas vraiment. Alors quoi ? Réactualiser un cinéma vaguement perdu de vue, encore et toujours.Pour Newell, Prince of Persia c'est d'abord un prétexte, un décor, des archétypes, un esprit - en dépit de ses tentatives stylistiques, souvent compromises par la laideur abusive d'un numérique suintant la post-production bâclée. Au point de ramener quelques années en arrière (et encore). Ce qui intrigue, comme si le film était irrigué d'un même mouvement de repli, à la fois industriel, accidentel et cinéphilique : d'un côté Bruckheimer, tirant vers Pirates des Caraïbes (en plus fauché), ou le blockbuster numérique d'avant Avatar et sa 3D contaminant Hollywood ; de l'autre Newell, content d'être là, dans cette tambouille baroque et digitale, pour l'emmener, en passant aussi par Pirates des Caraïbes, plus loin, vers Le Voleur de Bagdad par exemple. Transformant alors Jack Gyllenhaal, d'abord ridiculement musculeux, hyper expressif, en décalque lointain de Douglas Fairbanks, le talent athlétique en moins. Et le film de se déplier dans cette quête désespérée mais heureuse d'un cinéma d'aventure populaire et limpide, partant de Walsh pour passer par George Sidney ou Spielberg et Lucas, que Newell pique généreusement en misant gros sur la relation typée Indiana Jones entre Gyllenhaal et sa princesse orientale à l'accent british (sexy). Reste juste que malgré les moyens, le désir, le recours à de belles influences, la magie reste du côté de Walsh, à vie.Prince of Persia : Les Sables du tempsDe Mike NewellAvec : Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben KingsleySortie en salles le 26 mai 2010[mediabox  id_media="127867" align="null" width="550" height="369"][/mediabox] Ills © Walt Disney Pictures Jérôme Dittmar- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil adaptation sur le blog cinéma
Cannes live !
  • VIDEOS - Le Best Of de Cannes 2012 en 120 secondes Cannes 2012 en 120 secondes 26/05/2012 - 21h27
  • La Chasse, Les Bêtes du Sud Sauvage, Dans la Brume et Rengaine déjà récompensés à Cannes Déjà des prix à Cannes 26/05/2012 - 19h11
  • VIDEO - Kyan Khojandi, la bonne surprise Mud, Gunther Love, mannequin nue et massage dans Cannes I Come Stars surprises dans Cannes I Come 26/05/2012 - 18h39
  • Christa Theret, négligée 26/05/2012 - 16h14 2
  • PHOTOS - Les scènes de cul les plus marquantes du festival de Cannes 2012 Les scènes de sexe à Cannes 26/05/2012 - 15h23
> Tout le Festival de Cannes