Les autres avis de la presse
(15)2
- StudioCiné Live
(
Laurent
Djian
)2Karin Virard, comme d'habitude, éblouit comme d'habitude dans les jupes strictes de cette rabat-joie qui parviendra à se libérer de son incapacité à aimer. - Les Cahiers du cinéma
(
Nicolas
Azalbert
)2Le film tente d'abord ( en vain, la mise en scène étant aussi rigide que son personnage) les ressorts comiques qui reposent sur l'arrivée de cette maniaque de l'ordre et de la propreté dans les milieux populaires avant de prendre un tout plus inhabituel. Point de réconciliation des classes, ici. Mais une réconciliation du personnage de Claire Martin avec lui-même. - Positif
(
Philippe
Rouyer
)3Si cette histoire de frustrations est si intrigante, c'est que ses qualités d'écriture débusquent l'humour dans les moments les plus dramatiques. (...) Ajoutons que Pierre Pinaud est un excellent directeur d'acteurs qui, non content d'offrir un de ces meilleurs rôles à Karine Viard, dont la palette semble infinie, utilise remarquablement Nicolas Duvauchel à contre-emploi. - Fluctuat.net
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Jérôme
Dittmar
)1La ligne Maginot creusée par Pinaud est grosse comme un camion, et le film, mal dégrossi, enchaîne les situations ou portraits en noir et blanc au point de souvent toucher au ridicule. Le problème est qu'il a une idée sur tout, et que rien n'existe ici qui soit décrit sans répondre à une lourde logique psychologique. Son film est aussi mort que son héroïne nage en plein chaos affectif.
Pas très aidé par Karin Viard, forcément, en Lahaie serrée du cul, le film tente un dernier coup d'éclat lors d'une scène fatidique où la mère, hospitalisée, est visitée par sa fille la suppliant jusqu`à la menacer de lui déclarer son amour. Pinaud jette alors ses ultimes cartouches dans un moment où le film dévoile la folie qu'il espérait atteindre et qu'il n'a fait que mimer en provoquant soupir et exaspération. Pour l'histoire d'une fille qui a fait de son métier l'écoute par frustration affective, Parlez-moi de vous s'arrête bien davantage sur l'égocentrisme que la générosité de son personnage - même si ce qu'il vise au final est l'Autre et l'ouverture. Un parti pris qui se défend mal lorsqu'on comprend, vite, qu'il n'entend rien à la complexité de l'esprit ou des sentiments. Encore moins du monde, brossé ici à gros traits, avec la volonté opportuniste de convoquer l'art (contemporain, par la photo, autre regard à distance lourdement signifié) pour justifier sa pseudo profondeur métaphysique. Un biopic du Doc et DiFool aurait certainement été plus con mais amusant. - A voir à lire
(
Estelle
Charles
)1Film tragi-comique, Parlez-moi de vous offre à l’écran une belle brochette d’acteurs qui ne suffisent pas à soutenir une intrigue hésitante. - Nouvel Obs
(
Marjolaine
Jarry
)3Avec l’audace et l’humour de ceux qui savent le caractère forcément mêlé de la vie, Pierre Pinaud signe un premier long-métrage qui a le charme d’une comédie romantique et la profondeur d’une réflexion sur la résilience, ce chemin semé d’embûches. Comme une voix dans la nuit, son film nous parle de nos propres raccommodages intérieurs, de la peur du bonheur et de la nécessité d’oser, malgré tout. - Nouvel Obs
(
Marjolaine
Jarry
)3(...) Pierre Pinaud signe un premier long métrage qui a le charme d'une comédie romantique et la profondeur d'une réflexion sur la résilience, ce chemin semé d'embûches. - Journal du dimanche
(
Jean-Pierre
Lacomme
)2Karine Viard est une fois de plus impeccable, ajoutant à toutes les facettes de son personnage une once d'humanité. - Le Parisien
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Pierre
Vavasseur
)2Très beau sujet, très belle actrice. Pour son premier long-métrage, Pierre Pinaud a réussi son affaire sur un scénario parfois très carré aux épaules mais qui évite toutefois les facilités. - Les Inrocks
(
Serge
Kaganski
)2Parlez-moi de vous est un film plutôt singulier. (...) Mis en scène avec beaucoup de minutie, ce premier film de Pierre Pinaud n’est pas sans défauts, à commencer par celui de tenir trop longtemps sur l’unique corde d’un faux suspense (...) Pas désagréable à suivre, le film prend toute sa consistance en son dernier tiers (...) Mais Parlez-moi de vous est surtout un beau portrait de femme, doublé bien sûr d’un portrait d’actrice. - Télérama
(
Guillemette
Odicino
)2Une animatrice de radio célèbre, frigide et triste dans ses tailleurs de blonde hitchcockienne, retrouve sa mère qui l'a abandonnée quand elle était petite. Choc de deux mondes... Une comédie doucement amère et pleine de charme avec une Karine Viard épatante. - Le Figaro
(
Emmanuele
Frois
)2Parlez-moi de vous, le premier film de Pierre Pinaud, est chaotique, inégal, maladroit, (...) il est malgré tout émouvant et séduira les inconditionnel de l'actrice. - Le Monde
(
Jacques
Mandelbaum
)2Mélina (Karine Viard) est un célèbre animatrice radio (...) Entre mélo et humour discret, elle se met en quête de ses origines. Un parcours auquel le film s'attache de manière bien appliquée. - L'Express
(
Christophe
Carrière
)2Pierre Pinaud dont c'est le premier long-métrage, se fait discret avec sa caméra. Trop même. Mais on ne peut lui en vouloir de se mettre au service d'un tel talent (Karine Viard). - Paris Match
(
Alain
Spira
)3Des dialogues tendus comme des cordes sensibles, des situations fortes, voire extrêmes, font que ce film vaut plus qu'un simple divertissement. Comme toute bonne tragi-comédie, "Parlez-moi de vous" sait parler de nous. - Fluctuat
(
Daniel
De Almeida
)0De loin, Parlez-moi de vous entretenait le rêve d'approcher les coulisses d'un talk show à la Brigitte Lahaie. Rien d'excitant, mais un sujet éventuel à creuser, sur l'écoute et la parole, ces divans à la fois collectifs et secrets. Pas de bol, c'est plutôt Confessions intimes par Patrick Sabatier. L'animateur radio a rarement fait un bon personnage de cinéma. En cause, moins un problème de concurrence des médiums, qu'un malentendu entre la voix immatérielle et le visible du visage. Le cinéma parle, mais l'écoute n'est pas la même lorsque le monde s'anime et qu'on pénètre la tanière de l'animateur. Il ne peut donc être qu'un subterfuge, un prétexte pour explorer un contexte où le destin d'un personnage dont le métier est moins filmé en soit que celui qui l'exerce. Cette impossibilité à filmer comment une voix se propage et agit, dans l'ombre, parfois le secret, de l'auditeur, Parlez-moi de vous en fait rapidement son deuil. Amorcé comme une intrigue autour d'un clone entre Macha Béranger et Brigitte Lahaie, le (premier) film de Pierre Pinaud comprend vite qu'il sera incapable de travailler ce sujet là, encore plus sur ce domaine de l'intime et du sexe où la pudeur s'évanouit par la confidentialité. On commence bien dans l'ambiance feutrée du studio, à écouter les auditeurs parler de leurs problèmes crousti-émouvants, sauf que la barrière sacrée du visage étant brisée, il faut raconter autre chose. L'ironie faisant que le personnage, ici, est une anonyme, un pseudo dont personne ne connaît la véritable identité, le film est doublement coincé, immédiatement pris au piège de ses contradictions (comment filmer une star invisible ?), pas d'autres choix que tirer une conclusion psychologique pour s'aventurer sur un drame personnel.Le programme sera donc celui d'une maniaco-dépressive, obsédée par l'hygiène et guindée, qui part incognito à la recherche de sa mère l'ayant abandonnée. Puisqu'elle a perdu, enfant, l'affection maternelle, elle est devenue adulte celle qui recueille et conseille les problèmes des autres mais à distance, sans oser aller vers eux directement, effrayée par le contact avec le monde. C'est simple, carré, binaire, on se prend pas la tête, et tout, de la lumière froide grossièrement expressionniste pour souligner la solitude, jusqu'au milieu social, est comme ça : la fille a des allures de bourgeoise coincée du 16ème se réfugiant la nuit pour dormir dans un placard, la mère d'une vieille déglingue de banlieue, bénévole au Secours Populaire et fan de Michelle Torr. La ligne Maginot creusée par Pinaud est grosse comme un camion, et le film, mal dégrossi, enchaîne les situations ou portraits en noir et blanc au point de souvent toucher au ridicule. Le problème est qu'il a une idée sur tout, et que rien n'existe ici qui soit décrit sans répondre à une lourde logique psychologique. Son film est aussi mort que son héroïne nage en plein chaos affectif. Pas très aidé par Karin Viard, forcément, en Lahaie serrée du cul, le film tente un dernier coup d'éclat lors d'une scène fatidique où la mère, hospitalisée, est visitée par sa fille la suppliant jusqu`à la menacer de lui déclarer son amour. Pinaud jette alors ses ultimes cartouches dans un moment où le film dévoile la folie qu'il espérait atteindre et qu'il n'a fait que mimer en provoquant soupir et exaspération. Pour l'histoire d'une fille qui a fait de son métier l'écoute par frustration affective, Parlez-moi de vous s'arrête bien davantage sur l'égocentrisme que la générosité de son personnage - même si ce qu'il vise au final est l'Autre et l'ouverture. Un parti pris qui se défend mal lorsqu'on comprend, vite, qu'il n'entend rien à la complexité de l'esprit ou des sentiments. Encore moins du monde, brossé ici à gros traits, avec la volonté opportuniste de convoquer l'art (contemporain, par la photo, autre regard à distance lourdement signifié) pour justifier sa pseudo profondeur métaphysique. Un biopic du Doc et DiFool aurait certainement été plus con mais amusant.Jérôme Dittmar © Diaphana Distribution Parlez-moi de vousDe Pierre PinaudAvec : Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Amélie GoulainSortie en salles le 11 janvier 2012