Titre original Paradies : Liebe
Date de sortie 9 janvier 2013
Réalisé par Ulrich Seidl
Avec Margarethe Tiesel , Peter Kazungu , Inge Maux
Scénariste(s) Ulrich Seidl
Distributeur Happiness Distribution
Année de production 2013
Pays de production AT
Producteurs Ulrich Seidl Max Linder
Genre Drame

Synopsis

Sur les plages du Kenya, on les appelle les « sugar mamas », ces Européennes grâce auxquelles, contre un peu d‘amour, les jeunes Africains assurent leur subsistance. Teresa, une Autrichienne quinquagénaire et mère d’une fille pubère, passe ses vacances dans ce paradis exotique. Elle recherche l’amour mais, passant d’un « beachboy » à l’autre et allant ainsi de déception en déception, elle doit bientôt se rendre à l’évidence : sur les plages du Kenya, l’amour est un produit qui se vend.PARADIS : Amour aborde, non sans humour, les thèmes du tourisme sexuel, des femmes vieillissantes et des hommes jeunes, de la valeur marchande de la sexualité, du pouvoir lié à la couleur de la peau, de l’Afrique et de l’Europe, et comment, d‘exploité, on passe à exploiteur.Premier volet d’une trilogie dressant le portrait de trois femmes d’une même famille qui, chacune pour soi, passent leurs vacances : l’une part faire du tourisme sexuel ( PARADIS : Amour), l’autre œuvre comme missionnaire catholique (PARADIS : Foi), la troisième séjourne dans un camp pour ados en surpoids (PARADIS : Espoir). Trois femmes, trois façons de passer ses vacances et trois récits d’une envie viscérale de bonheur.

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Photos de Paradis : Amour

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Cyril Duchene
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LOUIS FAUQUEMBERGUE

Paradis : Amour

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Critiques de Paradis : Amour

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Ulrich Seidl n’a jamais brillé par sa subtilité. Il plonge ses personnages, toujours vulgaires, dans des situations embarrassantes – pour ne pas dire humiliantes – avec une délectation suspecte. Dans Import Export, il filmait un trip de domination sexuelle à la limite du gerbant. Ici, il orchestre un déplaisant gang-bang « inversé » (un homme-objet, plusieurs femmes bourrées), en ayant cependant moins la volonté de choquer que de surligner en gras les méfaits du tourisme sexuel. C’est le principal reproche que l’on peut adresser au cinéaste autrichien : sa lecture très premier degré. Mais grâce à la force de sa mise en scène géométrique, Seidl n’a pas son pareil pour montrer des personnages prisonniers de leurs angoisses et de leurs frustrations. On le préfère définitivement en héritier trash de Tati, jouant la carte de l’humour graphique et désenchanté plutôt qu’en pourfendeur simpliste des travers du monde moderne.