Affiche Où sont passés les Morgan ?

Où sont passés les Morgan ? : critiques

La critique de Premiere

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  • 1
    Mais où sont passés les Morgan ? Après visionnage, on aurait préféré laisser la question en suspens… C’est convenu du début à la fin. Un couple new yorkais au bord du divorce est contraint de cohabiter dans un bled paumé après avoir assisté à un meurtre. Et devinez ce qui arrive à la fin… l’éternel happy ending.
    Bref aucunes surprises. Sarah Jessica Parker n’a vraiment aucun charisme tandis que Hugh Grant tente tant bien que mal de sauver le film avec son humour british. Cependant, on le sait, la présence d’Hugh Grant au générique ne suffit pas à faire un bon film. Dommage.

Les autres avis de la presse

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  • Les Inrocks () 4
    Nulle surprise dans cette comédie de remariage des plus canoniques, mais qu’importe : la réussite d’un film de genre tient souvent moins à l’originalité de ses scènes qu’à la façon de les habiter. Et il faut croire que Marc Lawrence est un hôte de première catégorie. Simple, sans bavure, ironique mais jamais cynique, sa mise en scène est un écrin de velours pour d’irrésistibles punchlines. Ou, dit autrement, une éprouvette incassable pour solution incandescente. Gloire au chimiste.
  • Fluctuat.net () 3
    A l'intersection de ces deux lignes extrêmes, dos au mur et face à leur problèmes « d'infertilité et d'infidélité », les Morgan n'ont qu'un choix : s'adapter à l'environnement hostile et à l'autre, pour enfin - et comme le suggère un beau plan du film - faire fonctionner ce monstre hybride à quatre pattes qu'est le couple. Et l'expression « Comédie romantique avec Hugh Grant » (et comédie romantique tout court) de retrouver ses lettres de noblesse.
  • Le Parisien () 2
    Les qualités du film sautent aux yeux quand, à la question « Préférez-vous être morte à New York ou vivante dans le Wyoming ? », l’héroïne prend un temps infini pour soupeser le pour et le contre ! Arrachés à Manhattan, Sarah Jessica Parker et Hugh Grant se rabibochent au grand air au gré de gags savoureusement dialogués.

    Dommage que leurs scènes romantiques manquent de sel, on serait passé d’un divertissement malin à une excellente comédie.
  • A voir à lire () 2
    Ce n’est pas le fond d’intrigue policière servant de déclencheur à la situation rocambolesque du couple qui rachètera l’originalité du scénario où tout converge - et le spectateur le sait évidemment dès les premières images - à la réconciliation des époux Morgan. Cette prévisibilité finit par lasser, et on se trouve à anticiper quasiment à la scène près des tournants narratifs plus attendus encore qu’un simple happy end dans une comédie hollywoodienne, et qui s’étendent en longueur. C’est d’autant plus dommage que si Marc Lawrence, casquette de scénariste sur le front, taille la forme générale de son film à coups de burin, il peaufine ses dialogues et certaines de ses situations en leur ajoutant un piquant particulier qui fait basculer la parole dans un jeu de haute volée.
  • Journal du dimanche () 2
    On se laisse séduire par l’abattage hallucinant de Hugh Grant, et son sens de l’humour so british et décalé quand son personnage se retrouve confronté à des situations qui le dépassent. De quoi relever un scénario cousu de fil blanc.
  • Télé 7 jours () 2
    L'opposition ville-campagne et le couple au bord de la crise de nerf sont les mamelles comiques de cette romance sympathique servie par des stars en flagrant délice de cabotinage.
  • Fluctuat () 4
    Le réalisateur du Come-back remet le couvert avec Hugh Grant, pour une screwball comedy (comédie du remariage loufoque et endiablée) transférée en plein western, sur une trame de thriller. Les dialogues fusent et amusent dans ce film plein de charme et de piquant.L'expression « Comédie romantique avec Hugh Grant » ne veut pas forcément dire neu-neu ou réservé aux soirées entre filles. Preuve en est la courte mais pertinente filmographie de Marc Lawrence : L'Amour sans préavis (2003), Le Come-back (2007), et Où sont passés les Morgan ? cette année. En trois films avec l'acteur britannique, le réalisateur-scénariste new-yorkais a su revitaliser un genre balisé et moribond, prouvant qu'il était possible d'éviter les excès de glucose type Love Actually (Richard Curtis, 2003) et la vulgarité putassière façon L'abominable vérité (Robert Luketic, 2009). Après Sandra Bullock et Drew Barrymore, Hugh Grant fait équipe avec Sarah Jessica Parker - Carrie Bradshaw pour les fans de la série Sex and the City. Comme l'annonce simplement l'astucieux générique sur fond noir, leur couple va très mal. Arborant l'accent cockney immédiatement identifiable (en VO) de Grant, la voix de Paul laisse une pluie de messages de plates excuses sur le répondeur de Meryl, sa femme, car sa dernière phrase est sans cesse interrompue par le bip. La mine contrite, le juriste Paul fait des pieds et des mains pour reconquérir son épouse reine de l'immobilier, quand soudain, le couple est témoin d'un meurtre. Obligés de s'exiler loin de Manhattan - le tueur veut leur peau - les Morgan atterrissent dans un bled perdu du Wyoming. Avec l'élégante modestie qui est sa marque de fabrique, Marc Lawrence déplace sa screwball comedy hawksienne dans un environnement western, en l'assaisonnant d'un léger suspense de thriller. Surfant habilement sur les clichés collant aux basques des New-Yorkais (snobs et accros au shopping) et aux bottes des rednecks (rustres et conservateurs), slalomant entre les scènes « à faire » (mais décalées : les Morgan se remémorant leur mariage lors d'un savoureux dialogue, ce qui nous dispense d'un flashback explicatif) et le burlesque pur (la scène d'attaque des Morgan par un ours, évoquant le léopard de L'impossible Monsieur Bébé), le film maintient son cap romanticomique sans fléchir, grâce à une écriture brillante et des acteurs excellents. Bénéficiant des meilleures « punchlines » (après sa première nuit dans le calme rural : « j'entendais presque mes cellules se diviser »), Hugh Grant se montre fidèle à son mythe de maître ès autodérision sexy, option veule et pince-sans-rire, et forme un duo comique efficace et complémentaire avec la boule de nerf Sarah Jessica Parker, autoritaire et fidèle à son image d'urbaine hystérico-sophistiquée. Les deux autres couples du film constituent des personnages secondaires drôles et soignés, fonctionnant comme des reflets déformés des Morgan - dans l'espace et dans le temps : d'un côté le jeune duo d'assistants zélés s'échinant à accorder les agendas de leurs patrons en instance de divorce, de l'autre le vieux ménage rustique baigné dans un halo de sagesse. A l'intersection de ces deux lignes extrêmes, dos au mur et face à leur problèmes « d'infertilité et d'infidélité », les Morgan n'ont qu'un choix : s'adapter à l'environnement hostile et à l'autre, pour enfin - et comme le suggère un beau plan du film - faire fonctionner ce monstre hybride à quatre pattes qu'est le couple. Et l'expression « Comédie romantique avec Hugh Grant » (et comédie romantique tout court) de retrouver ses lettres de noblesse.Où sont passés les Morgan ?De Marc LawrenceAvec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker, Elizabeth MossSortie en salles le 20 janvier 2010 [mediabox  id_media="119956" align="null" width="500" height="375"][/mediabox] Illus © Sony Pictures Releasing France  Eric Vernay- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Suivez le fil comédie sur le blog cinéma- Marc Lawrence sur Flu : les critiques de L'Amour sans préavis (2003) et du Le Come-back (2007)
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