Omar m'a tuer : critiques
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La critique de Premiere
(1) 3- P Jambet3(...) 5 ans après Mauvaise foi, son premier film en tant que réalisateur, Zem a pris de la bouteille. Certes, on sent l'homme indigné par le tort fait à Raddad. Mais le cinéaste a aussi son mot à dire. La plus grande qualité du film réside dans cette volonté permanente d'exister comme objet de cinéma. (...) Les moments les plus forts du film ne sont pas dans les effets de manche qui ont lieu dans les prétoires mais dans les gestes quotidiens ou les regards d'un homme contraint de grandir par la force des choses et auquel Sami Bouajila offre une humanité bouleversante.
Les autres avis de la presse
(13) 2- Nouvel Obs (Lucie Calet) 2le réalisateur s’engage avec sang-froid du côté d’une vie saccagée. La performance de Sami Bouajila, sonné mais debout, en impose.
- Le Figaro (Eric Neuhoff) 3Les acteurs impressionnent. Sami Bouajila est confondant dans ce qui est sans doute le rôle de sa vie
- Le Figaro (Jean-Luc Wachthausen) 3ervi par des acteurs remarquables, Sami Bouajila en tête dont les silences et le regard noir valent tous les mots.
- Paris Match (Alain Spira) 3Plaidoyer sincère en faveur de l'accusé, ce film dessine avec sensibilité le portrait d'un homme écrasé par la machine judiciaire.
- Le Monde (Jacques Mandelbaum) 2la nécessaire prudence à laquelle est tenu le film le rend moins percutant qu'une pure fiction, tel ce Prophète, de Jacques Audiard, auquel on pense souvent.
- Les Cahiers du cinéma (Joachim Lepastier) 2Roschdy Zem court le risque de trousser un film édifiant où les personnage, déjà assez monilithiues et peu sujets au doute, s'éffacent derrière des idées.
- 20 Minutes (caroline vié) 2S'il déclare s'être penché sur l'affaire Raddad sans idées préconçues, au fil des recherches vient la certitude de l'innocence du jardinier. (...) Cette conviction constitue la force et la principale faiblesse de son film. Tout à sa démonstration à décharge, le réalisateur oublie presque le crime commis et ne souligne que les éléments venant appuyer sa thèse
- Le Parisien (marie sauvion) 2Un plaidoyer simple et efficace.
- Les Inrocks (Jacky Goldberg) 2Aveuglé par la droiture objective du jardinier, joué par un Sami Bouajila un peu trop ostensiblement dans la performance, Roschdy Zem dilue le soufre de son sujet dans le brouillon de l’empathie.
- Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 2Avec Rachid Bouchareb en coulisse et Roschdy Zem aux manettes, Omar m'a tuer s'impose comme un film à débats visant les bancs de l'Assemblée nationale. Dommage, par-delà ses intentions et ses trop lourdes références qui l'encombrent, le film tenait un motif passionnant autour du langage et un acteur investi.
- A voir à lire (Jean-Patrick Géraud) 1Malgré un casting impeccable, ce drame ne nous épargne aucun des poncifs du genre.
- Chronic'art (Yal Sadat) 1Sans surprises donc, Omar m'a tuer n'a pour raison d'être que son combat. Difficile d'identifier la moindre vision, tant chaque image n'a d'autre ambition que la « reconstitution » - mythe résolument coriace - des événements.
- StudioCiné Live (Sophie Benamon) 3Sami Bouajila livre une composition presque mutique. Métamorphosé, il trouve ici un de ses rôles les plus forts.
- Fluctuat (De Almeida Daniel) Avec Rachid Bouchareb en coulisse et Roschdy Zem aux manettes, Omar m'a tuer s'impose comme un film à débats visant les bancs de l'Assemblée nationale. Dommage, par-delà ses intentions et ses trop lourdes références qui l'encombrent, le film tenait un motif passionnant autour du langage et un acteur investi.Le problème d'Omar m'a tuer est un peu celui de toute une partie du cinéma français, qu'il soit d'auteur ou d'ailleurs : comment trouver sa place et se situer face au géant américain ? Pour Roschdy Zem, reprenant ici l'histoire d'Omar Raddad en vue d'une réhabilitation complète, l'ombre planante et entêtante vient cette fois du côté de Truman Capote et son mythique De sang froid. Film à deux voix, d'un côté Raddad, de l'autre l'écrivain Pierre Emmanuel Vaugrenard qui, grâce à sa propre enquête écrira un livre apportant les preuves d'une enquête baclée (notre Capote), Omar m'a tuer ne se défait jamais vraiment de cette influence pesant lourdement sur ses épaules. On ne refait pas un De sang froid par pure intention, et Zem n'a pas la carrure suffisante pour livrer un décalque solide qui rendrait presque anecdotique l'emprûnt. Dommage, parce qu'il tenait pourtant quelque chose. Par-delà la volonté trop évidente et dans le sillon de rachid bouchareb (producteur, scénariste, le film devait au départ être tourné par lui) de faire un portrait sauvant littéralement Raddad, Omar m'a tuer laisse un temps planer ce qu'il aurait pu être : une grande oeuvre sur le langage. Immigré accusé et égaré dans un monde qu'il ne comprend pas ; empêtré dans une affaire dont il ne peut déméler le vocabulaire et ainsi défendre son point de vue sur les faits, Raddad est présenté comme un homme simple et noyé jusqu'à l'agression par une langue qu'il ne maîtrise pas. Une conjuguaison fatale que le titre même semble livrer telle la clé du film.Mais ce motif, Zem ne le tient pas. Il se perd en route aux côtés de denis podalydès (l'écrivain) qui, bien qu'apportant de l'air au récit, des moments de détente et un mini suspens policier, finit par rendre la partie sur Raddad presque superficielle. Les questions de l'intégration, du racisme, de la justice française prise à défaut, qui toutes auraient pu s'articuler autour de ce problème de langage, comme manière d'être au monde, le décoder, le comprendre, le fabriquer, ne sont qu'un moment de ce que le film aurait pu devenir. Un quasi espoir, de cinéma, s'appuyant sur un Sami Bouajila convaincaint, moins pour le côté performance, que sa capacité à donner un corps à Raddad. Par les gestes, attitudes et le verbe, l'acteur déploie avec précision l'accablement et la confusion d'un homme égaré dont on a sali la réputation. Son travail sur l'élocution et l'apprentissage de la langue, lui permettant progressivement de récupérer un peu de cette dignité qu'on lui a volée et qu'il fait passer quasi intégralement par l'image, sont la partie la plus passionnante. Mais Zem le capte presque par hasard, ou plutôt parce que son acteur a tout compris. L'apprenti cinéaste préfère s'en tenir à sa réhabilitation et aux faits, rester dans le film à débat pour une énième émission barbante de C dans l'air, livrant alors un montage mal dégrossi, une mise en scène anodine et trop pleine de références qu'on regarde d'un oeil las. Omar m'a tuer finit par n'être qu'un film tiède, télévisuel et volontaire.Omar m'a tuerDe Roschdy ZemAvec : Sami Bouajila, Denis Podalydès, Salomé StéveninSortie en salles le 22 juin 2011Jérôme Dittmar - Suivez les fils acteur, biopic sur le blog cinéma
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