Affiche Oki's Movie

Oki's Movie : critiques

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La critique de Premiere

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    Un exercice de style risqué mais maîtrisé qui s’achève sur le segment Oki’s Movie. Dans ce court ingénieux, l’étudiante se remémore une même promenade, effectuée à quelques années d’intervalle avec deux amants différents. On retiendra également le troisième acte, Après la tempête de neige, qui offre un joli plan-séquence montrant le professeur esseulé, en train de vomir un poulpe vivant, comme pour exprimer son dégoût de la vie. « Ce n’est pas pour leur sujet qu’on apprécie les films mais pour ce qu’ils nous enseignent », affirme Jingu. Dommage que Hong Sangsoo ne remplisse son contrat qu’à moitié dans ce work in progress au goût d’inachevé.

Les autres avis de la presse

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  • Nouvel Obs () 2
    Privilégiant habituellement les (très) longs-métrages, Hong Sang-soo ("Conte de cinéma") s’essaie cette fois au format court avec quatre brèves fictions, faussement indépendantes, variations autour de la figure centrale d’un cinéaste, ses déboires amoureux, ses écueils professionnels et son addiction à l’alcool. Une concision convenant parfaitement à l’écriture nerveuse et mordante de cet auteur.
  • Le Monde () 3
    La force d'Hong Sangsoo est de filmer de façon directe, frontale, sans artifice, ce qui pourrait être une virtualité de l'existence, un développement possible de celle-ci.
  • StudioCiné Live () 3
    (...) Mais ce sont surtout l'intelligence de la mise en scène - aussi précise que modeste - et la finesse du scénario qui emportent l'adhésion du spectateur.
  • Télérama () 3
    Au- delà du simple exercice de style, Hong Sang-soo trouve là une manière élégante, et plus grave qu'il n'y paraît, pour s'interroger, mine de rien, sur les difficultés (l'incapacité ?) du cinéma à reproduire la vie.
  • A voir à lire () 4
    Véritable concentré de l’art de Hong Sang-soo, ce work in progress à la forme libre, extrêmement drôle mais aussi très émouvant, enchantera les aficionados du malicieux coréen mais pourrait aussi séduire les néophytes.
  • Fluctuat ()
    Les films de Hong Sang-soo s'enchaînent (rapidement), et se ressemblent (beaucoup), sans qu'on ait à s'en plaindre. Tourné en 13 jours entre HaHaHa (2010) et le magnifique The Day He Arrives (vu à Cannes 2011), Oki's Movie est une oeuvre fragile, mineure comme une esquisse qu'aurait griffonnée un maître sur un coin de table, dans laquelle on retrouve avec plaisir les motifs chers au cinéaste coréen, semés dans un triangle amoureux. Juste après le tournage de Hahaha, Hong Sang-soo a réalisé Oki's Movie rapidement, en 13 jours, avec une équipe réduite au minimum : un directeur de la photographie, un chef éclairagiste, un ingénieur du son, une productrice et trois acteurs lui ont suffi. Le film raconte quatre histoires courtes dans lesquelles une jolie étudiante, Oki, est partagée entre deux hommes : l'étudiant en cinéma Jingu et le professeur Song. Jingu, qu'on voit  à deux âges différents de son existence, ressemble à tous les héros de HSS. Apprenti cinéaste, vantard, maladroit, pleutre, grand buveur et dragueur invétéré, il devient l'amant d'Oki, ce qui lui coûte le trophée pour son film, remis par le Professeur Song, jaloux comme un pou. Comme dans la plupart de ses films, le réalisateur sud-coréen mélange les strates temporelles, les entrecroise pour faire saillir mélancolie et répétitions comiques de situations d'apparence banales.  Coupées par un chapitrage cheap et une musique solennelle de Edward Elgar (Pomp and Circumstance), les scènes se suivent, se chevauchent et se confondent parfois en un éternel marivaudage. La lumière languide du début, découpant mollement les silhouettes dans d'ingrats contre-jours, fait place à celle, blafarde mais plus nette, d'un l'hiver tempétueux, hanté par les souvenirs. La personnalité des personnages change parfois d'un chapitre à l'autre, distillant une certaine confusion : les épisodes n'ont pas toujours de lien très rationnel, et font supposer, puisque l'action se déroule dans une fac de cinéma, une mise en abîme (film dans le film). Mais ce qui compte vraisemblablement pour le réalisateur, c'est moins la logique, que de tenir la note : HSS opère ainsi par un subtil jeu de résonances, fait de répétitions intuitives et de contrastes.Elément de permanence dans le film : d'une époque à l'autre, on retrouve les personnages attablés, en train de boire de l'alcool de riz. L'ivresse déclenche la parole, ouvre les vannes d'un babil saccadé, incohérent, amoureux, parfois désopilant, souvent trivial, à l'instar de ce poulpe encore palpitant vomi sur la neige. Cette mini-tétralogie sentimentale n'est donc pas qu'une collection de courts-métrages hâtivement assemblées pour faire un long, mais bien une carte du tendre à quatre temps, et trois choristes. Même si Oki's Movie souffre de quelques moments faibles (le troisième chapitre), dues au bégaiement narratif de l'ensemble et à une certaine nonchalance formelle de la part du cinéaste (rattrapée par une autodérision de tous les instants), un moment passé avec Hong Sang-soo, même mineur, reste délicieux.Eric Vernay   Oki's MovieDe Hong Sang-sooAvec Lee Sunkyun, Jung Yumi, Moon Sungkeun.Sortie en salles le 7 décembre 2011
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