Never Let Me Go : critiques
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- Mad Movies 1
- StudioCiné Live 3
- Snatch 3
- Le Monde 2
- Fluctuat.net 4
Les critiques de Premiere
(2) 3-
Stéphanie
Lamôme
3
De la science-fiction sans effets spéciaux, de l'horreur sans une goutte de sang. (...) La fatalité comme postulat de départ, difficile à avaler pour nous autres, spectateurs occidentaux, qui sommes tant habitués à voir les héros se battre pour une vie meilleure. Des fantasmes d'évasion, il n'y en aura jamais. Never let me go exige l'effort de la résignation, l'abdication ultime de nos frustrations, l'ablation de la partie de notre cerveau qui réclame le plan B. Mettez au milieu de tout ça une histoire d'amour mort-née, et vous obtenez la transplantation cardiaque la plus compatible de l'année.
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Emilie
Lefort
3
Never Let Me Go réussit à adapter et transformer l'extraordinaire roman de Kazuo Ishiguro Auprès de moi toujours sans en perdre l'essence. Mis en scène par un bourrin, cette histoire de clones voués à jouer les donneurs d’organes aurait pu donner un pseudo The Island. C’était sans compter le talent et la finesse de Mark Romanek clippeur célèbre qui renonce aux effets de mode pour livrer un récit lyrique et formaliste mais anti-spectaculaire. Résultat, on est plongé au cœur d’un récit tragique, où l'histoire d’amour rime avec fatalité et renoncement. Never let me go nous arrache le cœur (et même quelques larmes) sans jamais être mielleux. Etre auprès d’eux, toujours, si seulement…
Les autres avis de la presse
(15) 3-
Mad Movies (Cédric Delelée) 1Never Let Me Go ressemble à une collection de cartes postales de la verte campagne anglaise, ou pire, à un roman-photo trop souvent désincarné, et auquel même les violons de Rachel Portman peinent à donner chair.
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StudioCiné Live (Sophie Benamon) 3Une science-fiction étrange, avec le meilleur de la jeune garde british.
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Snatch (Thomas Messias) 3La force du film, qui était déjà celle du livre, c'est qu'il laisse l'anticipation au second plan, au profit d'un mélo joliment contenu et truffé de scènes poignantes. Sa limite, c'est l'imagerie surannée voulue par Romanek et les prestations en dedans de Keira Nightley et surtout Carey Mulligan.
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Le Monde (Thomas Sotinel) 2Une adaptation littérale d'un roman énigmatique et terrible de Kazuo Ishiguro (Auprès de moi toujours, Folio). Dans une autre Angleterre, à la fin du XXe siècle, trois jeunes gens vivent une vie qui n'est pas tout à fait humaine. Seule l'interprétation (et particulièrement celle de Carey Mulligan et d'Andrew Garfield) empêche cette transposition de virer à la simple trahison.
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Fluctuat.net (Jérôme Dittmar) 4Film d'anticipation filmé comme un drame romantique à fleur de peau, Never Let Me Go étonne. Loin d'un cinéma codifié, il fait du clonage un prétexte pour une poétique ultra sensible de l'humain. Simple mais beau, élégant, limpide, émouvant.
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A voir à lire (Frédéric Mignard) 3
Une adaptation fidèle du best-seller de Kazuo Ishiguro qui, sur un thème de science-fiction révoltant installe peu à peu son émotion jusqu’au bouleversement. -
Nouvel Obs (Nicolas Schaller) 1Avec son triangle amoureux entre trois clones (deux filles et un garçon) ayant grandi ensemble dans les années 1960, protégés du monde extérieur et promis, jeunes adultes, à un destin funeste, le roman d’origine de Kazuo Ishiguro ("Auprès de moi toujours") recelait le potentiel d’une belle tragédie romantique de "rétrocipation". A trop miser sur la retenue, Mark Romanek (« Photo Obsession ») anesthésie la force de son sujet et accouche d’un film mollement poétique. La grâce des acteurs nous sauve d’un ennui poli.
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Brazil (Sylvain Blanchard) 4Never Let Me Go s'impose de fait comme un film profondément humain, d'une portée philosophique rare, une description d'un monde parallèle pas si éloigné du nôtre (...) Un voyage visionnaire et furieusement nécessaire donc.
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20 Minutes (Caroline Vié) 4L'intensité de la vie peut-elle et doit-elle se mesurer à sa durée? Conte philosophique, fable tragique et récit romantique s'entremêlent pour livrer une réponse glaçante
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Télérama (Cécile Mury) 3Les personnages ciselés, délicatement interprétés donnent au film à la fois sa finesse et sa limite. Flottante, presque anecdotique, la réflexion sur la valeur et la singularité de chaque vie humaine laisse un goût d'inachevé.
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Le Figaro (Olivier Delcroix) 3Never Let me Go distille une poésie triste où jamais il n'est question de rébellion face à l'ordre établi (ce qui dérangera plus d'un spectateur). Plages venteuses au ciel gris et nuageux, mer démontée aux reflets bruns, épaves échouées, sacs plastiques flottant au vent accrochés aux barbelés d'une campagne anglaise irréelle : l'atmosphère du film serre le cœur à l'unisson des sentiments qu'on éprouve pour Kathy, Tommy et Ruth.
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Chronic'art (Guillaume Loison) 1Never let me go n'est rien d'autre qu'un bidule industriel qui n'a de relief que son entêtement à préférer les détails à l'essentiel.
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Positif (Philippe Rouyer) 2La campagne anglaise est bien verte, Charlotte Rampling joue délicieusement les directrices d'école, mais on attendait plus.
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Fluctuat ()Film d'anticipation filmé comme un drame romantique à fleur de peau, Never Let Me Go étonne. Loin d'un cinéma codifié, il fait du clonage un prétexte pour une poétique ultra sensible de l'humain. Simple mais beau, élégant, limpide, émouvant.D'ordinaire, la question du clonage est abordée dans des environnements futuristes. Sous entendu que le problème serait celui de la science-fiction, il prend au mieux place dans l'espace (Moon) ou un avenir hypothétique (Bienvenue à Gattaca), au pire dans un futur proche bodybuildé par la caméra de Michael Bay (The Island). Never Let Me Go opte pour la voie de l'anticipation, chemin moins spectaculaire mais tout aussi littéraire, et doublement puisque le film est l'adaptation du roman star de Kazuo Ishiguro, Auprès de moi toujours. Le clonage, Never Let Me Go l'imagine depuis une réalité alternative où après les découvertes sur l'ADN, la science se serait lancée dans la fabrication d'êtres destinés à devenir donneurs, puis mourir lorsque leurs corps ne pourraient plus tenir. Mais plutôt que partir des questions éthiques, politiques, immédiatement philosophiques et de bâtir un monde où se projetteraient les angoisses scientifiques, le film de Mark Romanek fait tout le contraire. Ici aucun laborantin menaçant, pas d'obscure police régnant sur un monde aseptisé où vivraient des batteries d'hommes et femmes bientôt en rébellion, mais un monde à la fois banal, réaliste, et fantasmé, comme une vision rêvée de l'Angleterre où se déroule l'intrigue. Suivant ainsi la trajectoire d'un garçon et deux filles depuis leur préadolescence, le film s'installe dans un cossu pensionnat comme seul le pays semble capable d'en créer. Un lieu comme début de tout, là où leur vie commence et où ils apprendront la vérité, à la fois leur berceau et cercueil symbolique. Le ton du film est donné dès cette première partie démarrant dans les seventies, lues et vues à la première personne par le personnage de Carey Mulligan, jeune fille intelligente et discrète, amoureuse de Tommy (Andrew Garfield), que lui pique son amie de toujours Ruth (Keira Knightley). D'emblée, l'atmosphère est délicate, sensible, mélancolique - le film baigne dans une étrange nostalgie -, et l'élégance de Romanek de chaque plan. Jusqu'à la coquetterie, il offre à cette période d'innocence et de premiers émois amoureux bientôt ternis par la vérité une couleur stylisée mais précise, jamais trop réfléchie, toujours limpide. Travaillant le souvenir dans la matière d'une imagerie décorative anglo-saxonne, le cinéaste inscrit le film dans une réalité onirique communément habitable. Avec le soutien d'Alex Garland au scénario, il a aussi le soin de distiller les choses avec une parcimonie sans tours de force narratifs. Le récit entretient un vague mystère au début, mais ne cherche pas le suspens. Lorsque la question du clonage est lâchée, sobrement, on s'intéresse déjà à autre chose, non de moins important puisqu'elle est une condamnation à mort, mais plus essentiel : la vie de ces trois personnages, leurs relations, sentiments, rapports à l'autre et au monde, ce qui les rend humains en dépit de leurs existences de cobayes suivies jusqu'au bout. Le problème scientifique est alors comme une tâche aveugle, il est là, partout, mais on ne l'aborde que de biais, pour ne jamais basculer dans l'impossible ou le commentaire.Préférant le romantisme d'une relation amoureuse compliquée au débat interminable sur la bioéthique, Romanek regarde avant tout ses acteurs (tous parfait de rigueur et d'immédiateté) en bâtissant autour d'eux un écrin de sensibilité. Mise en scène toujours pudique, lumière fragile et vibrante, montage doux, fluide, presque invisible, rien ne heurte ces corps promis à une mort avancée comme hyper sécurité sociale. Seuls comptent les visages, les regards, les gestes, les mots et les choses, la nature, les lieux. Car si Romanek filme une certaine beauté banale du vivant, il l'inscrit aussi dans des espaces, un environnement, avec une grâce ou une solitude conférant aux décors une puissante singularité (lors d'une belle échappée vers la mer ou encore l'école au début). Plutôt que superposer sur le monde un discours et sa moralité, Never Let Me Go opte pour les sentiments et la mémoire, l'émotion d'un regard à la fois individuel et universel. Cette manière d'avancer sur le sujet n'est pas naïve ou vulgaire, elle dit, parfois avec un peu d'ellipses, ce qui rend l'homme si humain (sa thèse n'aurait pas déplu à Philip K Dick). Contre la froide machine scientifique, perçue dans un arrière plan horriblement normalisé, inéluctable, et probable, Romanek oppose une poétique de l'amour et de la perception élémentaire. Il ne cherche pas tant une réponse technique à l'éventualité d'une réalité dure à imaginer dans ces termes, qu'il développe un rapport d'affects purs par l'image pour aller contre un monde qui se machinise. Human, after all.Never Let Me GoDe Mark RomanekAvec : Carey Mulligan, Andrew Garfield, Keira KnightleySortie en salles le 2 mars 2011 Jérôme Dittmar - Suivez le fil cinéma fantastique sur le blog cinéma
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