Affiche Neuilly, sa mère !

Neuilly, sa mère ! : critiques

La critique de Premiere

(1) 1
  • 1
    Les Américains appellent ça une histoire de « poisson hors de l’eau », qui a donné chez nous des classiques comme La vie est un long fleuve tranquille, dont se revendique ouvertement Djamel Bensalah, producteur et auteur de l’idée (pas si) originale de ce film. Une bonne humeur très années 80 parcourt effectivement Neuilly sa mère ! sans toutefois parvenir à cacher très longtemps les limites d’une comédie reposant uniquement sur un affrontement de stéréotypes sans lendemain. On comprend
    qu’il faille jouer sur les clichés dans un film de ce genre, mais rien n’obligeait à forcer le trait à ce point – la bande de faux méchants qui terrorise le collège de Neuilly aurait davantage eu sa place dans une pub Yop qu’au cinéma.

Les autres avis de la presse

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  • Télérama () 1
    Derrière ce titre très mode se dissimule, à peine remise au goût du jour, une comédie de boulevard vieillotte, comme on en écrivait et filmait jusque dans les années 1970. (...) Cinématographiquement, c'est le minimum syndical, et même moins, mais tout le monde s'en fout. C'est les vacances : on est là pour rire un bon coup et oublier pourquoi tout de suite après. Mission accomplie.
  • Journal du dimanche () 2
    Revendiquant l'influence de La vie est un long fleuve tranquille, comédie culte fondée sur le choc des classes et des cultures, Neuilly sa mère ! ne prétend pas autre chose que de faire rire avec des bonnes vieilles ficelles adaptées à l'air du temps.
  • Le Monde () 2
    Le résultat, sans grande prétention, desservi par la tendance au cabotinage de certains acteurs, reste distrayant, agissant comme un onguent délicat sur la crispation sociale quotidienne dont les banlieues sont le symptôme. Scénarisé et produit par Djamel Bensalah, Neuilly sa mère est manifestement une remise sur le métier de La vie est un long fleuve tranquille, film-culte d'Etienne Chatiliez , mais ne dispose pas des atouts nécessaires pour rivaliser vraiment avec lui.
  • Paris Match () 3
    Baignant dans les eaux de La vie est un long fleuve tranquille, cette comédie estivale satirique est très rafraichissante avec ses dialogues acidulés et son casting bien frappé.
  • Télé 7 jours ()
    Dommage que le résultat ne soit pas à la hauteur de l'excellent titre. Au pays des clichetons, les gags pas drôles se ramassent à la pelle. Et le choc culturel façon Groseille-Le Quesnoy n'est pas de la partie.
  • Les Cahiers du cinéma () 1
    Neuilly sa mère ! se borne malheureusement à une succession d'idées jouissives mollement exploitées par les carences de l'interprétation et d'une mise en scène embryonnaire. Il faut s'en remettre alors au plaisir éphémère des saynète, comme ces gags saturant le petit théâtre quotidien de l'école privé, de loin la meilleure partie. Porté à bout de bras par cette figure hilarante et grotesque, seulement réhaussé par ses guests, Neuilly sa mère ! est un gros gâchis.
  • Fluctuat () 4
    Une comédie estivale bien menée et vraiment drôle, pour nous redonner le sourire en cette saison cinématographiquement creuse. Une bonne distribution et de bonnes blagues, pour porter une pétillante observation socio-culturelle. L'été, c'est souvent le temps des nanars au cinéma. Des films d'action ou de super héros pour ados. Des comédies lourdingues. Eh bien il se trouve que Neuilly sa mère ! est une comédie en effet, mais pas lourdingue - bien que le titre ne soit pas des plus fins. Au générique, Djamel Bensalah (Le ciel, les oiseaux et... ta mère, Big City) signe l'idée originale et produit. Ayant assez à faire avec ces deux postes il a confié la réalisation à Gabriel Julien-Laferrière, son habituel premier assistant, mais sa patte reste pourtant bien présente. Dans la thématique en particulier, transparaît une fois encore son attachement à la « jeunesse des quartiers » comme on dit aujourd'hui. De façon maligne, le film évite la lourdeur de clichés unilatéraux en jouant la confrontation des préjugés de part et d'autre de la frontière socioculturelle qu'il prend pour objet : Neuilly stigmatise la cité tout autant que la cité se fait des films sur Neuilly. Jamais en reste, le scénario exploite sans lésiner la ribambelle de stéréotypes qui viennent aussitôt à l'esprit lorsqu'on évoque l'une comme l'autre. Tout le monde en prend pour son grade, et c'est tant mieux. Evidemment, le tout est traité avec une énorme dose d'exagération, mais sans grossièreté. C'est drôle et souvent bien vu, quelque soit l'angle considéré.Il faut dire que le propos est servi par un casting de choc. Loin du Conservatoire, les excellents Denis Podalydès et Rachida Brakni se livrent avec délectation à l'exercice comique qui leur est prescrit. Le premier surtout frise la perfection, mais c'est une habitude qu'il a depuis longtemps. Valérie Lemercier n'est pas moins savoureuse, les jeunes neuilléens sont têtes à claque à souhait. Quant à Samy Seghir, il remplit à merveille le rôle principal, faisant montre d'un sens des nuances agréablement surprenant pour un comédien de son âge, dans le cadre d'une comédie qui plus est. Bref, tout ça est top délire comme on dit dans le neuf deu. Neuilly sa mère !De Gabriel Julien-LaferrièreAvec Samy Seghir, Denis Podalydès, Rachida BrakniSortie en salles le 12 août 2009[mediabox  id_media="101803" align="null" width="500" height="333"][/mediabox] Illus © TFM Distribution Julie Deh- Exprimez-vous sur le forum cinéma- Lire le fil comédie sur le blog cinéma
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