My Name Is Khan : critiques
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La critique de Premiere
(1)3- Gérard Delorme3La morale de l’histoire est annoncée dès le début, lorsque la mère de Khan enseigne à son enfant que les hommes doivent être jugés sur leurs actions et non en fonction de leur appartenance à une classe ou à une religion. Au fil de rebondissements nombreux et variés, le héros, devenu adulte (Shah Rukh Khan, excellent), aura l’occasion de mettre en pratique ces bonnes paroles, et les épreuves qu’il subira seront si cruelles que l’inévitable happy end (Bollywood oblige) paraît bien mérité. La photo exprime avec beaucoup d’effets les différentes atmosphères de l’histoire (romantique et rêveuse au début, orageuse par la suite). La tendance permanente à l’exagération est compensée par le réalisme des décors, naturels pour la plupart, à l’exception notable d’une séquence d’inondation. Voilà un vieux mélo des familles, revu à la sauce contemporaine et avec une efficacité inouïe. Vous voulez perdre un kilo de larmes ? Vous en aurez dix fois l’occasion.
Les autres avis de la presse
(6)3- Technik'art
(François Grelet)3On peut choisir de résister à ses coups de boutoir émotionnels. Ce serait passer à côté de sa somptuosité primitive et de sa beauté manipulatoire, entre propagande éhontée et lyrisme effréné.
- Elle
(Helena Villovitch)3Aïe ! Dès qu'apparait le visage bouleversant de Khan, on sent qu'il va nous falloir prendre parti. Adorer ou détester. Allons-nous être les victimes consentantes de ce mélo ambitieux qui n'est pas sans évoquer un Forrest Gump à la sauce indienne ? Et bien oui ! Fort heureusement, on y rit aussi très souvent.
- 20 Minutes
(Caroline Vié)3Ce délicieux mélo se déguste comme un loukoum, plaisir coupable et délectable. Et si son côté kitsch rappelle ses racines bollywoodiennes – malgré l'absence totale de numéros musicaux –, sa veine humaniste nous fait vibrer. Tout comme le charme de son interprète, craquant en Forrest Gump tentant de rencontrer le président des Etats-Unis et de reconquérir l'amour de sa belle.
Cette dernière est jouée par Kajol Mukherjee-Devkan avec laquelle Shak Rukh Khan forme un couple de cinéma mythique en Inde. Le dépaysement est donc total avec ce film, qui a aussi le mérite d'en dire long sur la façon, idéalisée mais pas toujours flatteuse, dont les Indiens voient les Etats-Unis. Ce qui n'a pas empêché les Américains de lui réserver un bon accueil à sa sortie. - Le Monde
(Thomas Sotinel)2Il faut aller voir ce long film, musical, larmoyant, drôle et engagé, ne serait-ce que pour découvrir le Sud profond des Etats-Unis, comme on le voit dans un studio de Bombay : avec des pitons volcaniques, des vaches qui paissent dans des rues boueuses et des Afro-Américains chantant et souriant.
Si elle n'occupe qu'une place mineure dans le film, cette réponse du berger à la bergère en reflète l'humeur générale. Il s'agit d'une mise en point en forme de mélodrame indien. - Journal du dimanche
(Barbara Théate)2Une histoire d’amour drôle et émouvante façon Bollywood (sans les danses ni les chansons), mais Karan Johar (La Famille indienne) manque un peu de finesse et de subtilité pour délivrer son estimable message de paix et de tolérance, en transformant progressivement son héros en Forrest Gump indien.
- Fluctuat
(Daniel De Almeida)3Un film aux airs bollywoodiens, siglé 20th Century Fox. Sorte de conte moderne tragi-comique à la Forrest Gump, My Name is Khan laisse le spectateur entre deux eaux. Imaginez une sorte de Forrest Gump indien, émigré aux Etats-Unis, musulman, et atteint du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). Imaginez qu'après le 11 septembre il décide de rencontrer le Président des Etats-Unis, pour lui dire qu'il s'appelle Khan mais n'est pas un terroriste. Parce qu'il s'est mis dans la tête que c'est ce que souhaite sa jolie femme, déchirée car son fils vient d'être tué. Voilà en gros le pitch de cet énorme film indo-hollywoodien de 2h40, aussi bouillonnant que désarçonnant.On aime ses couleurs, son audace, sa générosité débordante. Son envie de raconter une histoire façon fresque, du début à la fin. Sa tendresse à l'égard de personnages inévitablement attachants. Son allure de conte, féerique et terrible à la fois. Son petit air bollywoodien qui parvient à percer malgré le logo de la Fox.On salue aussi sa façon d'aborder un thème encore peu traité : la condition des Musulmans depuis la chute des Twin Towers. L'amalgame latent entre Islam et intégrisme. Le rejet, la haine, la rancoeur dont toute une religion est victime par la faute d'une minorité de coupables. Il fallait bien pour évoquer cela un traitement très grand public, certes grandiloquent et simplificateur mais bien intentionné et efficace à faire passer le message.En revanche, l'avalanche de bons sentiments, d'abord acceptée pour ce qu'elle est, finit par lasser, tout comme les réactions et situations trop binaires. La musique omniprésente et à volume poussé empêche de penser. Quant à l'extravagance du scénario, piqué de merveilleux, de drame et de folles coïncidences, elle pourrait passer s'il se souciait juste un peu plus de vraisemblance...Du coup on rit, on s'attendrit, on pleure, on aime. En même temps, on trouve le temps long, on s'énerve. Et tout ça un peu trop.My Name is KhanDe Karan Johar Avec Shah Rukh Khan, Kajol Mukherjee-Devgan, Christopher B. DuncanSortie en salles le 26 mai 2010[mediabox id_media="127816" align="null" width="550" height="366"][/mediabox] Julie Deh - Exprimez-vous sur le forum cinéma
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